W., II
<11) Nous suivons les Fastes Cap. qui, en l'an 303 u. c. = 451, appellent ce personnage Ap. f. M. n. cos. II , ce qui conduit à identifier le décemvir avec le consul de 283 u. c. = 471, fils du premier consul App. Claudius, lequel serait fils lui-même d'un certain Marcus. M" Drumann, l. c, et Haakh (Pauly , l. c.) distinguent entre ces deux personnages pour des raisons quijne manquent pas de valeur. Ainsi l'indication donnée par les Fastes Cap. serait inexacte,'et Marcus, le grand-père du décemvir, serait un collatéral d'Appius,;ie chef de la race.
Crassus tr. m. c. p. en 330 u. c. = 424 (1) et Publius , connu par son fils, App. Claudius P. f . App. n. Crassus Regillensis tr. m. c. p. en 351 u. c. = 403, ces. en 405 u. c. = 349. Ce dernier est par son fils, C. Claudius App. f. P. n. Regillensis dictât, en 417 u. c. = 337 (2), le grand-père de App. Claudius C. f. App. n. Caecus cos.en 447 u. c. = 307, II en 458 u. c. = 296, à partir duquel s'opère , à ce qu'il semble, le démembrement de la gens. Il faut remarquer pourtant que ce personnage a un frère, App. Claudius* C. f . App. n. COS. en 490 u. c. = 264 (3), qui porte le cognomen nouveau de Caudex. Au commencement du siècle, on rencontre déjà un Claudius Hortator (4). Quoi qu'il en soit, Appius , le censeur, a quatre fils : App. Claudius App. f. C. n. Rufus Crassus cos. en 486 u. c. = 268, P. Claudius App. f. C. n. Pulcher cos. en 505 u. c. = 249, C. Claudius App. f. C. n. Centho cos. en 5^4 u. c. = 240, Ti. Claudius Nero, qui n'arriva point aux honneurs (5). Le premier n'a point de postérité connue, mais le second est l'auteur des Claudii Pulchri qui s'éteignent sous Auguste (6), le troisième des Claudii Ceiithones qui ne durent pas au delà du sixième siècle (7), le quatrième des Claudii Nerones qui s'élèvent à l'empire.
La généalogie dé la, gens CORNELIA, la plus féconde des gentes patriciennes, est difficile à établir dans les commencements. Nous suivrons le tableau. qui a été tracé par Borghesi (8).
L'auteur de la race est un Publius inconnu , père de Serv. Cornélius P. f. Maluginensis Tricostus cos. en 269 u. c. = 485 , grand-père de L. Cornélius Serv, f. P. n. Maluginensis Uritanus (9) COS. en 295 u. c. = 459 , arrière-grand -père de M. Cor-
(1) Neveu de Caïus, le consul de 294 u. c. = 460. Les Fastes Cap. manquent, en sorte qu'on ignore s'il avait ou non le deuxième cognomen Regillensis. Sinon, il aurait fondé la branche des Crassi, laquelle, en tout cas, ne reparaitrait plus après lui.
(2) Il a pour mag. eq. C. Claudius Hortator (T. L., VIII, 15), qu'on ne sait à qui rattacher; c'est peut-être son fils.
(3) Cette étroite parenté mentionnée par Aul. Gell., XVII, 21, et Aurel. Vict., 37, est contestée par M. Mommsen, Rom, Forsch,j I, p. 25, n. 37.
(5) Suet., Tib., 3.
(6) V. Willems, Sénat, I, p. 618, n. 7.
(7) ibtd., p. 342, n» 170 et p. 347, n» 213. Ce sont les derniers de la branche.
(8) Fait., p. 146, etc. Cf. 12-14 et 85, 86.
(9) Ces deux cognominaf Tricostus et Uritanus, paraissent être purement personnels, puisque ni l'un ni l'autre ne sont transmis à la génération suivante» autant du moins que nous en pouvons juger.
nelius L. f. Serv. n. Maluginensis Xvir en 304 u. c. = 450, Ici la branche des Gossi se détache de la branche des Maluginenses. Le personnage précédent a quatre fils, dont l'un, Marcus, continue la branche mère. Il en sera question plus loin. Les trois autres sont : Sorv. Cornélius M. f. L. n. Cossus tr. m. c. p. en 320 u. c. = 434 , P. Cornélius M. f. L. n. Rutilus Cossus tr. m. c, p. en 348 u. c. = 406, tous deux sans postérité connue, sauf peut-être le second (1), et enfin A. Cornélius M. f. L. n. Cossus COS. en 326 u. c. = 428, tr. m. c. p. en 328 u. c. = 426. Ce dernier a trois fils : Cn. Cornélius A. f. M. n. Cossus tr. m. c. p. en 340 u. c. = 414 , cos. en 345 u. c. = 409 , A. Cornélius A. f. M. n. Cossus cos. en 341 u. c. = 413 et P. Cornélius A. f. M. n. Cossus tr. m. c. p. en 346 u. c. = 408 (2). Aulus a pour fils ou plutôt pour petit-fils A. Cornélius Cossus tr. m. c. p. en 385 u. c. = 369, II en 387 u. c. = 307, identique peut-être au dictateur de 369 u. c. = 385 (3), et Publius a pour fils A. Cornélius P. f. A. n. Cossus COS. en 411 u. c. = 343, II en 422 u. c. = 332, qui prend le deuxième cognomen Arvina et fonde la branche de ce nom , détachée de celle des Cossi. Elle est représentée encore par les deux fils du précédent : A. Cornélius Arvina fétial en 434 u. c. = 320 (4) , et P. Cornélius A. f. P. n. Arvina cos. en 448 u, c. = 306, II en 466 u. c. = 288.
Si le tableau présenté par Borghesi est exact , il donne lieu à une observation assez curieuse. L'auteur inconnu de la race, P. Cornélius , père de Serv. Cornélius Maluginensis cos. en 269 u. c. = 485, a un autre fils, Publius, également inconnu, père de A. Cornélius questeur en 295 u. c. = 459, pontif. max. en 323 u. c. = 431 (5), grand-père de P. Cornélius A. f. P. n. Cossus tr. m. c. p. en 339 u. c. = 415. Ce dernier a deux fils : P. Cornélius Cossus tr. m. c. p. en 359 u. c. = 395 (6), et Cn. Cornélius P. f. A. n. Cossus tr. m. c. p. en 348 u. c. == 406, II en 350 u. c. = 404, ÏII en 353 u. c. = 401. Ainsi , la branche des Cossi, qui, fondée par trois des fils de M. Cornélius Maluginensis le décemvir, exclut leur quatrième frère , chargé de continuer celle des Maluginenses , rallie au contraire leur cousin au troisième degré et sa descendance. On peut supposer , il est vrai , que cette branche a été
(2) Le tableau de Borghesi ne va pas plus loin,
(6) Borghesi, FasU^ p. 213.
fondée par Publius, le frère incoanu du premier des Maluginenses ; mais dans la deuxième hypothèse, comme dans la première, elle n'en aurait pas moins rallié au môme moment une partie de la lignée collatérale.
Le frère des trois Cossi , M. Cornélius M. f. L. n. Maluginensis COS. en 318 u. c, = 436, continue, ainsi qu'on Ta dit, la branche des Maluginenses (I). Il a pour fils P. Cornélius M. f. M. n. Maluginensis tr. m. c. p. en 350 u. c. = 404, lequel a deux fils : 1» P. Cornélius P. f. M. n. Maluginensis tr. m. c. p. en 357 u. c. «= 397, II en 364 u. c. = 390, cos. en 361 u. c. = 393 (2), père de M. Cornélius P. f. P. n. Maluginensis tr. m. c. p. en 385 u. c. = 369, II en 387 u. c. = 367. 2o Serv. Cornélius P. f. M. n. Maluginensis tr. m. c. p. sept fois de 368 u. c. = 386 à 386 u. c. = 368, mag. eq. en 393 u. c. = 361. Ce dernier est, avec son neveu Marcus , le dernier des Maluginenses (3).
La branche toutefois n'est pas séchée. Elle refleurit sous un nouveau nom dans la descendance de Servius. En effet L. Cornélius Lentulus COS. en 427 u. c. = 327, en protestant contre la capitulation des Fourches Caudines, rappelle que son père a été le seul qui se soit opposé à ce que Ton rachetât la ville à prix d'or aux Gaulois (4). Ce père de Lentulus ne peut être que Serv. Cornélius P. f. M. n. Maluginensis qui vécut au temps de l'occupation gauloise, et dont le prénom se retrouve porté par l'arrière- petit-iils du Lentulus en question, c'est-à-dire par L. Cornélius Ti. f. Serv. n. Lentulus cos. en 479 u. c. = 275, et comme on le voit par le grand-père de ce dernier, Serv. Cornélius Lentulus resté inconnu. Ce même prénom a été transmis à Serv. Cornélius Cn. f. Cn. n. Lentulus Rufus cos. en 451 u. c. = 303, qui doit être le petit-fils de Serv. Maluginensis, par l'intermédiaire de deux Cnaei inconnu, tout comme le Lentulus de tout à l'heure (5). Enfin le cognomen Maluginensis et celui de Cossus , si étroitement apparenté au premier, sont recueillis plus tard par les Lentuli comme un héritage de famille (6). Cette branche est très nombreuse et figure encore dans les honneurs sous les
(1) V., sur cette généalogie, Borghesi, Fast., p. 210, 211.
(2) Ihid.
(3) Il semblerait plus naturel de faire de Servius le mag. eq. un fils du Servius qui fut sept fois tribun consulaire ; mais les Fast. Cap. disent M. n. Or, ou ne peut songer à faire de lui le frère de Servius, puisque, tous deux, ils ont le même prénom. Il ne reste donc qu'à les identifier.
(5) Borghesi, Fast,, p. 140. C, /. L., I, p. 14-15.
Césars (1) ; mais il est évident que les divers cognomina^ ajoutés par elle au premier, nlndiquent pas autant de fractionnements nouveaux (2). Le cognomen Rufus, attribué au consul de 451 u. c, == 303 , ne reparaît plus après lui. Dans la lignée collatérale, L. Cornélius L. f. Ti. n. Lentulus cos. en fl7 u. c. = 237, et P. Cornélius L. f. Ti. n. Lentulus cos. en 518 u. c. = 236, prennent le deuxième cognomen de Caudinus, déjà porté par leur père, L. Cornélius Ti. f. Serv. n. Lentulus cos. en 479 u. c. = 275, et peut-être attribué plus tard au grand-père de celui-ci , le consul de 427 u. c. = 327 , nommé plus haut (3) ; mais ce cognomen de Caudinus tombe à la génération suivante. Cn. Cornélius L. f. L. n. COS. en 553 u. c, = 201 , et son frère L. Cornélius L. f. L. n. cos. en 555 u. c. = 199, s'appellent tout simplement Lentulus. De même le fils de ce dernier, P. Cornélius L. f. L. n. Lentulus cos. en 592 u. c. = 162. Le petit-fils de celui-ci, célèbre par sa complicité avec Catilina, P. Cornélius Lentulus cos. en 683 u. c. = 71 s'appelle Lentulus Sura (4). On ne sait ce que devient le co(7nomen Caudinus dans la descendance de Publius, les personnages qui la composent ne figurant pas dans les Fastes consulaires. Mais le fils de Cn. Cornélius cos. en 553 u. c. = 201 , L. Cornélius Cn. f. L. n. Lentulus cos. en 598 u. c. = 156, prend le deuxième cognomen de Lupus , qu'il est du reste le seul à porter, d'autant plus qu'on ne lui connaît pas de postérité (5).
P. Cornélius P. f. M. n. Maluginensis tr. m. c. p. en 357 u. c. = 397, II en 364 u. c. = 390, cos. en 361 u. c. = 393, mag. eq. en 358 u. c. = 396 , reçoit, dans cette dernière fonction , de Tite- Live (6) et de Plutarque (7), le cognomen Scipio. D'autre part M. Cornélius Scipio, préteur désigné pour 578 u. c. = 176, reprend tout à coup l'antique surnom Maluginensis, depuis longtemps tombé en désuétude (8). De ce double fait, Borghesi con-
(1) V. Willems, Sénat, I , p. 619.
(2) Sur ces cognomina et sur la généalogie des Leatuli , v. Drumann, II, p. 525, etc., et Pauly, Encykl,, II, p. 680, etc.
(3) V. Borghesi, Fast., l, p. 140. C. /. L, I, p. 14. T.-L., IX, 4.
(4) Drumann, II, p. 529, etc.
(5) On trouve encore les cognomina Vatia , Niger, Crus , Cruscellio ; mais ils paraissent personnels. V. Drumann, II, p. 5^5. Les cognomina Spinther et Marcellinus désignent des Lentuli plébéiens. V. Willems, Sénat, I, p. 444, n»33.
(7) CamiU,, 5.
(8) Cic, de Orat., II , 64; T.-L., XLI, 27, etc. Willems, Sénats I, p. 348, n» 220.
dut que les. Maluginenses ont donné naissance aux Scipions comme aux Lentuli (1). Toutefois il renonce à rechercher Tascendance du premier Scipion ainsi nommé exclusivement, P. Cornélius Scipio tr. m. c. p. en 359 u. c. = 395 (2). Cette famille reste indivise en deux lignées, avec le triple cognomen de Scipio, de Barbatus et de Scapula , jusqu^à la cinquième génération , où Ton rencontre L. Cornélius L. f. Cn. n. Scipio cos. en 495 u. c. = 259 et Cn. Cornélius L. f. Cn. n. Scipio Asina cos. en 494 u. c. = 260, II en 500 u. c. = 254 , deux frères dont le second fonde la branche des Asinae,' qui s'éteint du reste avec P. Cornélius Cn. f. L. n. Scipio Asina cos. en 533 u. c. = 221 , flJs du précédent. Le premier continue celle des Scipions proprement dits par ses deux fils, Cn. Cornelius}L. f. L. n. Scipio Calvus cos. en 532 u. c. = 222, et P. Cornélius Scipio L. f. L. n., père de l'Africain et de l'Asiatique. Calvus donne naissance aux Scipiones Hispalli ou Hispani, mais ce cognomen pas plus que ceux d'Africanus, d'Asiagenus, de Calvus, ne semblent représenter des branches distinctes. On constate en effet que ceux qui en sont revêtus ont été admis dans le tombeau commun des Scipions, tandis qu'on n'y trouve ni les Scipiones Asinae ni les Scipiones Nasicae , dont le premier est P. Cornélius Cn. f. L. n. Scipio Nasica cos. en 563 u. c. = 191, fils de Calvus. Les Scipions s'éteignent sous Auguste (3).
M. Willems , se fondant sur la date et sur l'indication de l'ascendance, considère comme un fils de L. Cornélius Cn. f. L. n. Scipio Barbatus cos. en 456 u. c. = 298, Cn. Cornélius L. f. Cn. n. Blasio cos. en 484 u. c. = 270, II en 497 u. c. = 257 (4). Les Blasiones fournissent un préteur au sixième siècle (560 u. c. = 194) (5). Ils subsistent encore au septième (6).
Peut-être est-il permis de rattacher la branche des Ruflni à celle des Cossi. On a remarqué plus haut que P. Cornélius M. f. L. n. Rutilus Cossus tr. m. c. p. en 348 u. c. = 406 n'a point
(l)rast.,p. 214.
(2) On ne peut Tidentifier avec le mag. eq. de 3&8 u. c. = 396. La numérota* tion des tribunats de l'un et de l'autre ne le permet pas.
(3) V. Willems, Sénat, I, p. 618, n. 8. Bur cette branche, v. C. i. I., I, p* 12-21. P. Cornélius P. f. Cn. n. Scipio Nasica cos. en 592 n. c. = 162, II en 599 u. c. = 155 et P. Cornélius Scipio Nasica cos. en 616 u. c. = 138, s'appellent, le premier Corculum, le second Serapio (Pauly, II, p. 66'>) ; mais ces deux eognomina sont purement personnels. Ils ne figurent même pas dans les Fastes.
(4) Sénat, I, p. 268.
(5) Pauly, EncykL, II, p. 699.
(6) Mommsen, JRô'm. Mûnzwesen, p. 563.
LB DÉVELOPPEMENT DBS GBNTE8 PATRICIENNES. 175
de postérité connue. Mais soixante et dix ans plus tard environ , on rencontre P. Cornélius Ruflnus dictât, en 421 u. c. = 333. Le prénom est le même. Le cognomen Ruflnus n'est qu'une autre forme de Rutilus. On est donc amené à se demander si P. Cornélius Rutilus Cossus n'est pas le véritable auteur de la branche des Ruflni. Cette branche reste indivise jusqu'au bout. Seulement, à la quatrième génération , le cognomen Ruflnus fait place à celui de Sulla. Le premier ainsi nommé, P. Cornélius SuUa , préteur en 542 u. c. = 212, a deux flls , dont l'un , Servius, n'a pas de postérité connue, tandis que l'autl'e, Publius, préteur en 568 u. c. = 186, a un flls, Lucius, père du dictateur et de Serv. Cornélius Sulla. Ce dernier a deux flls qui continuent de porter le même cognomen (1).
Les Dolabellœ , chez lesquels on distingue deux lignées , les Merendse , moins nombreux et moins illustres, apparaissent à la fin du cinquième siècle et durent, les seconds jusque dans la dernière moitié du sixième, les premiers jusque dans la même période du huitième (2).
Les Cethegi , qui se partagent aussi en deux lignées , apparaissent au milieu du sixième siècle et disparaissent à la fln du septième (3). Les Merulae, qui surgissent en même temps , durent un peu moins longtemps (4).
lAgens FABIA (5) reste indivise fort longtemps, d'abord sous le cognomen de Vibulanus. K. Fabius est père de trois flls : Q. Fabius K. f. Vibulanus cos. en 269 u. c. = 485 , II en 272 u. c. = 482 ; K. Fabius K. f. Vibulanus cos. en 270 u. c. = 484, II en 273 u. c. = 481 , III eu 275 u. c. = 479 ; M. Fabius K. f. Vibulanus COS. en 271 u. c. = 483, II en 274 u. c. = 480. Ce dernier laisse un flls, Q. Fabius M. f. K. n. Vibulanus cos. en 287 u. c. = 467, II en 289 u. c. = 465, III en 295 u. c. = 459, Xvir en 304 u. c.
(1) V. Drumann , II, p. 4î5, etc.
(2) Sur les Dolabellse, v. Drumann , II, p. 560, etc., et Pauly, Encyhl,, II, p. 688-691. Sur les Mcrendse, Pauly, tbid., p. 699. Le cognomen Maximus, que Drumann et l'auteur de Tarticle de l'encyclopédie de Pauly attribuent au premier Dolabella, P. Cornélius cos. en 471 u. c. '::283, revient à son collègue Domitius.
(3) V. Drumann, II, p. 554, etc. Pauly, EncykL, II, p. 686-688.
(4) Y. Pauly, Eneykl.^ II, p. 698-699. Le patriciat des Mammulee et celui des Sisennœ ne sont pas prouvés. Y. Willems , Sénat , I, p. 327 , n<» 83 , et p. 340 , n. 6.
(5) Y., sur cette gens. Du Rieu, De gente Fabia. Lugduni Batavorum mbcoclyi. Nous suivons la généalogie dressée par co savant, et nous renvoyons à soa ou« vrage pour plus de détails.
= 450. De Qaintus naissent également trois fils : M. Fabius Q. f. M. n. Vibulanus cos. en 312 u. c. = 442, tr. m. c. p. en 321 u. c. = 433, Q. Fabius Q. f. M. n. Vibulanus cos. en 331 u. c. = 423, tr. m. c. p. en 338 u. c. = 416, II en 340 u. c. = 414, et N. Fabius Q. f. M. n. Vibulanus cos. en 333 u. c. = 421 , tr. m. c. p. en 339 u. c. •= 415 , II en 347 u. c. = 407. Le premier des trois, Marcus , est à son tour père de trois flls qui échangent le cognomen Vibulanus contre celui d'Ambustus : Q. Fabius M. f. Q. n. Ambustus COS. en 342 u. c. = 412, tr. m. c. p. en 364 u. c. = 390, N. Fabius M. f. Q. n. Ambustus tr. m. c. p. en 348 u. c. = 406, Il en 364 u. c. = 390, K. Fabius M. f. Q. n. Ambustus tr. m. c. p. quatre fois de 350 u. c. = 404 à 364 u. c. = 390.
C'est ici, vers la fin du quatrième siècle de Rome , que commence le fractionnement de la gens Fabia.
Le premier des trois frères mentionnéç plus haut , Q. Fabius Ambustus serait , d'après M. du Rieu (1), le père de C. Fabius Dorso, célèhre par son entreprise héroïque lors de l'occupation gauloise, père sans doute de M. Fabius Dorso cos. en 409 u. c. = 345. M. du Rieu conjecture encore que de ce dernier est né C. Fabius Pictor (2), père de G. Fabius Pictor cos. en 485 u. c. = 269, et de N. Fabius C. f. M. n. Pictor cos. en 488 u. c. = 266. Les Fabii Pictores subsistent jusqu'au septième siècle. Les Dorsones se continuent par un certain Marcus, deuxième fils de M. Fabius Dorso COS. en 409 u. c. = 345, père de C. Fabius M. f. M. n. Dorso Licinus cos. en 481 u. c. = 273 , père lui-même du dernier représentant de cette branche, M. Fabius C. f. M. n. Licinus cos. en 508 u. c. = 246. On voit que vers la fin le cognomen Licinus s'est substitué à celui de Dorso.
Pendant que le premier des trois frères , Quintus , donne naissance à la branche des Dorsones (?), de laquelle sort celle des Pictores (?), le second et le troisième Numerius et Kaeso continuent celle des Ambusti.
Kseso a pour flls M. Fabius K. f. M. n. Ambustus tr. m. c. p. en 373 u. c. = 381, II en 385 u. c. = 369, père très probablement de Q. Fabius Ambustus mag. eq. en 410 u. c. = 344 et dictât, en 433 u. c. =321.
La descendance de Numerius est plus nombreuse et plus illustre. U a deux fils : M. Fabius N. f. M. n. Ambustus cos. en 394
(1) P. 113. Cette conjecture ne paraît pas fondée sur des preuves très solides.
(2) P. 143. Cette généalogie n'est fondée que sur l'ascendance Indiquée pour l'un des deux fils de Calus, N. Fabius C. f. M. n.
LB DÉVBLOPPBMBNT DES (ÏBNTBS PATRICIENNES. 177
u. c. = 360 , II en 398 u. c. = 356 , III en 400 u. c. = 354 , et C.
Fabius Ambustus cos. en 396 u. c. = 358. Ce dernier, dont Tas-
cendance n'est d'ailleurs pas certaine , n'a point de postérité
connue ; mais son frère Marcus a trois fils : !<> M. Fabius M. f.
N. n. Ambustus mag. eq. en 432 u. c. = 322; 2© G. Fabius M.
f. N. n. Ambustus mag. eq, en 439 u. c. = 315 ; 3© Q. Fabius M.
f. N. n. Maximus Rullianus cos. cinq fois de 432 u. c. = 322 à
Gains n'a point, que nous sachions , de postérité; mais Marcus
est sans doute par son fiLls, également nommé Marcus^ et dont on ne connaît d'ailleurs que le nom , l'auteur de la branche des Buteones. Les deux premiers représentants de cette branche sont N. Fabius M. f. M. n. Buteo cos. en 507 u. c. = 247, et son frère M. Fabius M. f. M. n. Buteo cos. en 509 u. c. =: 245. Les Buteones durent jusqu'à la fin du sixième siècle.
Quintus est l'auteur de l'illustre branche des Fabii Maximi qui se succèdent jusque dans la deuxième moitié du huitième siècle. Ils ajoutent le deuxième cognomen Gurges, Verrucosus, Gunctator, AUobrogicus , Sanga, etc. ; mais tons ces cognomina sont personnels à ceux qui les portent et ne représentent point de branche nouvelle. On ne sait trop à qui rattacher Q. Fabius Q. f. Q. n. Labeo cos. en 571 u. c. == 183. M. du Rieu voit en lui un fils de Q. Fabius Maximus cos. en 541 u. c. = 213. Gomme il s'appelle Labeo tout court , il se peut qu'il ait fondé une branche distincte de celle des Maximi ; mais on ne lui connaît pas de postérité.
La gens FURIA (1) se présente d'abord avec le double cognomen de MeduUinus Fusus commun à tous ses membres. Ge sont , en première ligne , Sex. Furius cos. en 266 u. c. = 488 (2) , Sp. Furius Medullinus Fusus cos. en 273 u. c. = 481, L. Furius MeduUinus (3) cos. en 280 u. c. = 474, P. Furius Medullinus Fusus COS. en 282 u. c. = 472. Les rapports de parenté de ces quatre personnages ne peuvent être établis.
La descendance de Lucius et de Publius n'est pas connue. L. Furius Medullinus cos. en 341 u. c. = 413 , II en 345 u. c. =
(1) V. Borghesi, Fatt., p. 123 et p. 184-187.
(2) MeniLonaé seulement par Tite-Llve (II , 39) et Oenys (VIII , 16) , qui ne donnent point de cognomen; mais il s'appelle évidemment Medullinus fusus.
. (3) Les Fast. Cap. manquent ; le Chron. de 354 donne Medullinus. U faut ajouter Fusus, puisque ces deux cognomina sont toujours associés à cette époque.
409, est peut-être le petit-fils du premier (1). On ne sait pas davantage où rattacher M. Furius tr. m. c. p. en 351 u. c. = 403, Agripp. Furius Fusus cos. en 308 u. c. = 446 , et Agripp. Furius Sex. f. Fusus tr. m. c. p. en 363 u. c. = 391 , qui doit être petit-fils du précédent. Pourtant , pour ces deux derniers, Tintercalation d'un Sextus ferait croire qu'ils descendent de Sextus Furius cos. en 266 u. c. =488.
Avec Spurius, le consul de 273 u. c. = 481, on se trouve sur un terrain plus solide. Il a pour fils Sp. Furius MeduUinus Fusus COS. en 290 u. c. = 464, à moins que celui-ci ne lui soit identique. Le premier Spurius a donc pour fils ou pour petit-fils L. Furius Sp. f. MeduUinus tr. m. c. p. en 322 u. c. = 432, II en 329 u. c. = 425, III en 334 u. c. = 420. Celui-ci a trois fils dont deux continuent la branche des Medullini , qui paraît décidément laisser tomber le cognomen Fusus. Ce sont : L. Furius L. f. Sp. n. MeduUinus sept fois tr. m. c. p. de 347 u. c. = 407 à 363 u. c. = 391 , et Sp. Furius L. f. Sp. n. MeduUinus tr. m. c. p. en 354 u. c. = 400. Spurius n*a point de postérité connue , mais Lucius est père de Sp. Furius tr. m. c. p. en 376 u. c, = 378, qui a lui-même pour fils L. Furius Sp. f. L. n. tr. m. c. p. en 384 u. c. = 370, avec lequel finit la branche des MeduUini (2).
Le troisième fils de L. Furius MeduUinus, le tribun consulaire de 322 u. c. = 432, etc., n'est autre que le vainqueur de Véies et des Gaulois, six fois tribun consulaire de 353 u. c. = 401 à 373 u. c. = 381, cinq fois dictateur de 358 u. c. = 396 à 387 u. c. = 367, censeur en 351 u. c. = 403, M. Furius L. f. Sp. n., le premier qui s'appela CamiUus. Il a deux fils, Sp. Furius M. f . L. n. Camillus (3) tr. m. c. p. en 376 u. c. = 378 , père de L. Furius Sp. f. M. n. COS. en 416 u. c. = 338, II en 429 u. c. = 325 , et aussi très probablement L. Furius CamUlus cos. en 405 u. c. = 349 (4).
La branche des Pacili apparaît quelques années plus tôt que celle des Camilli, dans la personne de C. Furius Pacilus cos. en 313
(1) V. pourtant C. i. L., 1, p. 444, ann. 345 : a Non constat utrum idem fuerit ac tribunus militum septies 347-363 , an pater ejus qui inter annos 322 et 334 pluries tribunatu functus est. »
(2) Identique peut-être à L. Furius tr. m. c. p. en 373 o. c. = 381 , à moins que celui-ci ne soit fils du Lucius dont il est question dans la note précédente.
(4) Sur la réapparition du co(/nomen Camillus au temps de l'Empire, y. p. 114-
u. c. = 441, II en 328 u. c. = 426 (?). Il porte encore, d*après le Chron. de 354, le cognomen Fusus (1), preuve que les Pacili sont détachés , comme les Camilli , de la branche mère des Medullini Fusi. Ce cognomen n'est plus porté par son fils, C. Furius Pacilus COS. en 342 u. c. = 412 (2). De celui-ci descend C. Furius C. f. G. n. Pacilus cos. en 503 u. c. =251 (3).
Dans le courant du sixième siècle apparaissent les Purpureones, représentés par L. Furius Sp. f. Sp. n. Purpureo cos. en 558 u. c. = 196 (4) et son fils , L. Furius légat en 554 u c. = 200 (5) ; les Phili, dont Fauteur est P. Furius Sp. f. M. n. Philus COS. en 531 u. c. = 223 , et qui durent jusque dans le septième siècle. Il semble résulter des prénoms et de Tascendance que ces deux branches sont issues des Medullini ou plutôt des Camilli. Le patriciat des Aculeones , des Crassipedes , des Bibaculi , des Brocchi qui s'élèvent à la même époque n'est pas prouvé.
La gens SERVILIA (6) est divisée , dès le principe, en deux branches dont le cognomen commun est Strnctus, les Servilii Prisci Structi ou anciens Structi, de la branche mère, et les Servilii Structi Ahalae qui s'en sont détachés.
La généalogie des premiers s'établit ainsi qu'il suit :
P. Servilius P. f. (7) Priscus Structus cos. en 259 u. c. = 495 a pour fils Sp. Servilius P. f. P. n. Priscus Structus cos. en 278 u. c. = 476, pour petit-fils, P. Servilius Sp. f. P. n. cos. en 291 u. c. = 463, pour arrière-petit-fils, Q. Servilius P. f . Sp. n. dictât, eu 319 u. c. = 435et336 u. c. = 418. Ce dernier rejette le cognomen Structus et ajoute celui de Fidenas à celui de Priscus. Il a pour fils Q. Servilius Q. f. P. n. Fidenas, six fois tr. m. c. p. de 352 u. c. = 402 à 368 u. c. = 386. Q. Servilius Fidenas tr. m. c. p. en 372 u. c. = 382, II en 376 u. c. ■= 378, III en 385 u. c. = 369 est sans doute fils du précédent.
Une autre lignée se compose de Q. Servilius P. f . Priscus Structus mag. eq. en 260 u. c. = 494, frère du consul de 259 u. c, =
(1) Les FasL Cap. font défaut.
(2) Le Chron. de 354 l'appelle Filippus. Ce doit être une erreur.
(3) Â moins que ce ne soit un Furius d'une autre branche qui ait fait revivre le cognomen Pacilus
(4) Willems, Sénat, I, p. 312, n<» 17.
(5) Ibid., p. 347, n«2l4.
(6) Borghesi, FasL, p. 127-138.
(7) Denys, VI, 69.
495 (1), et peut-être de Q. Sorvilius Priscus cos. en 286 u. c. = 468, II en 288 u. c. = 466, fils du précédent (?).
Le premier des Ahalse est G. Servilius Structus Ahala cos. en 276 u. c. = 478. 11 laisse deux fils (2), Q. Servilius C. f. Structus Ahala questeur en 295 u. c. = 459 (3), et C. Servilius Structus Ahala mag. eq. en 315 u. c. = 439. Ce dernier n'a point de postérité connue. Quintus a deux fils : C. Servilius Q. f. C. n. Axilla (4) cos. en 327 u. c. =; 427, tr. m. c. p. en 335 u. c. = 419, II en 336 u. c. = 418, III en 337 u. c. = 417, et P. Servilius connu par son fils, G. Servilius P. f. Q. n. Axilla tr. m. c. p. en 346 u. c. == 408, lî en 347 u. c. = 407, III en 352 u. c. = 402. Il est difficile de trouver une place à Q. Servilius Q. f. Q. n. Ahala cos. en 389 u. c. = 365, II en 392 u. c. = 362 , ainsi qu'à Q. Servilius Ahala cos. en 412 u. c. == 342, lequel doit être fils du précédent.
La gens Servilia rentre dans Tombre pendant'plus d'un demi -siècle, après quoi elle reparaît dans la personne de G. Servilius Tucca cos. en 470 u. c. = 284, le seul qui soit ainsi nommé. Quelques années plus tard apparaissent les Caepiones et les Gemini, les premiers débutant avec Gn. Servilius Gn. f. Cn. n. Gsepio cos. en 501 u. c. = 253 , les seconds avec P. Servilius Q. f. Gn. n. Geminus cos, en 502 u. c. = 252, II en 506 u. c. = 248. Ges deux personnages semblent descendre du même aïeul Gnseus. D'autre part, ce même prénom Cnaeus, commun aux Cœpiones et aux Gemini , tandis qu'il ne se rencontre chez aucun des anciens Servilii, atteste assez l'étroite parenté des deux branches (5). Les Servilii Gsepiones durent jusqu'à la fin de la république (6). Les Gemini ne tardent pas à passer à la plèbe (7).
La gens SULPIGIA présente de grandes lacunes dans son arbre généalogique, de sorte que le rapport de ses diverses branches n'est pas facile à établir.
l]lle est d'abord indivise avec le double cognomen de Gamerinus Gornutus porté par Serv. Sulpicius Gamerinus Gornutus cos. en 254 u. G. = 500 , Q. Sulpicius Gamerinus Gornutus cos. en 264 Tj. c. = 490, Serv. Sulpicius Serv. f. Serv. n. Gamerinus Gornu-
(1) Denys, VI. 39.
(2) V. le tableau dressé par Borgbesi, Fast., p. 129, et les commentaires.
(4) Autre forme de Atiala. Cic, Orator, 45.
(5) V. Willems, Sénat, I, p. 273.
(6) Ibid., p. 618.
(7) V. Mommsen, Rom, Forsch., l, p. 118.
tus COS. en 293 u. c. = 461 , Xvir en 303 u. c. = 451 , petit-fils du premier Servius par Serv. Sulpicius curio max. en 291 u. c. = 463 (1).
La branche des Camerini proprement dits finit avec C. Sulpicius Gamerinus (2) tr. m. c. p. en 372 u. c. = 382. On trouve, il est vrai, deux Sulpicii Camerini sous Auguste et sous Néron (3), mais , sans doute , ils ont recueilli ce cognomen demeuré vacant depuis des siècles. Peut-être même ne sont-ils pas patriciens.
Les Prsetextati paraissent être les premiers détachés des Camerini. Q. Sulpicius tr. m. c. p. en 320 u. c. = 434, appelé Camerinus par les Fast. Hisp. et la Chron. Pasch. reçoit déjà de Diodore (4) le cognomen Praetextatus. Serv. Sulpicius Prœtextatus quatre fois tr. m. c. p.de 377 u. c. = 377 à 386 u. c. = 368, petit-fils peut-être du précédent, est le deuxième et le dernier ainsi nommé.
Les Sulpicii Longi viennent ensuite, représentés par Q. Sulpicius Longus tr. m. c. p. en 364 u. c. = 390 et par C. Servilius Serv. f. Q. n. Longus, petit-fils du précédent, cos. en 417 u. c. = 337, II en 431 u. c. = 323. Puis les Sulpicii Rufi qui se succèdent jusqu'à la fin de la république (5). Puis les Petici ou plutôt un Peticus , C. Sulpicius M. f. Q. n. Peticus cos. cinq fois de 390 u. c. = 364 à 403 u. c. = 351. Puis les Saverriones qui ont deux représentants, P. Sulpicius Serv. f. P. n. Saverrio cos. en 450 u. c. = 304, et P. Sulpicius Saverrio cos. en 475 u. c. = 279 (6). Puis un Paterculus, C. Sulpicius Q. f. Q. n. Paterculus COS. en 496 u. c. == 258. Toutes ces branches sont éteintes , sauf les Rufi, quand, au sixième siècle, apparaissent les Galli (7), qui subsistent jusqu'à la fin de la république (8), et les GalbaB (9) qui arrivent à Tempire après Néron.
La gens VALERIA ( 1 0) est représentée d'abord par quatre frères,
(1) V. Borghesi, Fast., p. 81-84..
(3) V. Pauly, Encyhl, VI, p. 1500, n» 53 et p. 1501, n« 61.