XII
(5) V. Willems, Sénat y I, p. 618. Le premier est Serv. Sulpicius Rufus tr, m. c. p. en 366 u. c. = 388, II en 370 u. c. = 384, III en 371 u. c. = 383.
(6) Peut-être identique au précédent , ou bien son fils.
(7) C. Sulpicius C. f. Serv. n. Gallus cos. en 511 d. c. — 243.
(8) V. Willems, Sénat, I, p. 464, n° 98.
(9) P. Sulpicius Serv. f. P. n. Galba Maximus cos. en 543 u. c. = 211, Il en
(10) V. Borghesi, Fart., p. 34-45, 182-184, et, pour faire suite, Pauly, Encykl, VI , p. 2321-2373.
ftls de M. Valerius Volusus : P. Valerius Poplicola cos. quatre fois de 245 u. c. = 509 à 250 u. c. = 504, M. Valerius Volusus COS. en 249 u. c. = 505, M. Valerius Maximus dictât, en 260 u. c. = 494 , et L. Valerius Potitus Volusus cos. en 271 u. c. = 483, II en 284 u. c. = 470.
Le premier donne naissance aux Valerii Potiti Poplicolae (1) qui durent jusqu'au commencement du cinquième siècle (2).
La descendance du second ne paraît pas aller plus loin que son fils M. Valerius (3).
Le troisième donne naissance aux Valerii Maximi Lactucse ou Lactucini, dont le dernier est M. Valerius M. f. M. n. Lactucinus Maximus cos. en 356 u. c. = 398, II en 359 u. c. = 395.
Le quatrième donne naissance aux Valerii Potiti dont le dernier est L. Valerius Potitus cos. en 362 u. c. = 392 , identique peut-être à L. Valerius L. f. P. n., qui fut cinq fois tribun consulaire de 340 u. c. = 414 à 356 u. c. = 398, ou bien, après lui, C. Valerius Potitus tr. m. c. p. en 384 u. c. = 370 (4).
La branche des Valerii Maximi donne naissance à celle des Valerii Maximi Corvi ou Corvini, dont Tauteur est M. Valerius M. f. M. n. Corvus, six fois consul, de 406 u. c. = 348 à 455 u. c. = 299, et deux fois dictateur, en 412 u. c. = 342 et en 453 u. c. = 301. Son fils , M. Valerius M. f. M. n. cos. en 442 u. c. = 312 , II en 465 u. c. = 289, III en 468 u. c. = 286, s'appelle, dans les Fastes Gapitolins, Maximus ; mais Je Ghron. de 354 (465 u. c. = 289) dit Corvinus. D'ailleurs, il semble bien être, par Tascendance indiquée, le petit- fils du dernier Lactucinus Maximus nommé plus haut. Ce fils est, du reste, le dernier de cette branche, laquelle n'est sans doute que la suite , avec changement du deuxième cognomen, de la branche des Maximi Lactucini.
La branche des Valerii Maximi Corvini se continue de môme par celle des Valerii Messalœ dont l'auteur est M' Valerius M. f. M. n. Maximus, plus tard Messala, cos. en 491 u. c. = 263, qui, d'après l'ascendance, la date et le premier cognomen, est très certainement fils du consul de 442 u. c. = 312, etc. (5). On sait que cette branche est florissante dans le premier siècle de l'empire (6).
(1) Le cognomen Potitus reste associé aux deux cognomina Poplicola et Volusus, en sorte qu'on peut se demander si les deux brances sont distinctes.
(2) P. Valerius Poplicola cos. en 402 u. c. = 352 , dictât, en 410 u. c. = 344.
(3) T.-L., II, 18. Festus. p. 198.
(4) V. Borghesi, FasL, p. 250.
(5) V. d'ailleurs M. Valerius Messala Corvinus. Pauly, Encykl.y VI, p. 2352.
(6) V. Willems. Sénat, I, p. 619.
Des Valerii Potiti sortent les Valerii Flacci ; les deux cognomina sont encore portés par C. Valerius Potitus cos. en 423 u. c. = 331 (1). Mais celui de Potitus ne tarde pas à disparaître. Les Flacci fournissent une brillante carrière jusqu'à la fin de la république (2).
Il semble résulter d'un mot d'Horace (3) que des Poplicolae étaient issus les Laevini qui apparaissent vers la fin du cinquième siècle (4), et ne vont pas au delà de la fin du sixième (5).
U reste à signaler les Faltones dont le rapport avec les autres branches nous échappe. Cette nouvelle branche commence avec deux frères, Q. Valerius Q. f. P. n. Falto cos. en 515 u. c. =« 239, et P. Valerius Q. f. P. n. Falto cos. en 516 u. c. = 238. Elle finit avec M. Valerius Falto préteur en 553 u. = 201 (6).
Quelles que soient les incertitudes ou les lacunes de cette histoire du patriciat, il en ressort cette impression très nette que le caractère propre et originel de la gens est Tunité. Sur vingt-huit gentes que nous avons pu étudier d'un peu près, il y en a la moitié, quatorze, qui ne paraissent s'être fractionnées à aucun moment de leur existence, soit qu'elles n'aient jamais eu qu'un cognomen ou plusieurs également portés par tous leurs membres, soit que leurs divers cognomina aient succédé l'un à l'autre de manière à faire croire qu'ils se sont supplantés. Ce sont les gentes iËbutia, Clœlia, Gegania, Genucia, Julia (?), Lucretia, Menenia, Minucia, Nautia, Pinaria, Sempronia, Sergia (?), Veturia (?), Quinctilia, cette dernière représentée par seize individus qui s'espacent durant six siècles et sont tous surnommés Varus. On peut dire, il est vrai, qiie l'unité de ces gentes est purement apparente et ne tient pas à autre chose qu'aux données incomplètes que nous avons sur leur compte; mais voici qui est plus décisif. Si nous n'atteignons pas jusqu'à l'époque où \di.gens maintenait intacte sa constitution primitive, nous pouvons du moins, en descendant
(1) T. L., VIII , 18. Fils sans doute de C. Valerius Potitus tr. m. c. p. en 384 u. c. = 370. Borghesi , Fast., p. 250.
(2) V. Willems, Sénat, I, p. 618.
(3) Sat.f I, 6, 12. a Contra Laevinum, Valeri genus, unde Superbus Tarquinus regno pulsus fugit... » V. Willems., Sénat, I, p. 270.
(4) P. Valerius Laevinus cos. en 474 u. c. = 280, petit-fils (?) de P. Valerius Poplicola COS. en 402 u. c. = 352.
(5) V. les trois frères M., C. et P. Valerius Lœvinus. Pauly, EncyU.^ VI, p. 2340. n«'-41. 42, 43.
(6) Pauly, \. c, p. 2339, n» 37.
184 LES ORiaiNBS DU SÉNAT ROirAIN.
le cours des générations, suivre la marche de son démembrement et, à mesure que nous avançons, en constater les progrès. Il ne fait que commencer dans les premières années de la république, au troisième siècle de Rome. Sur les quatorze génies qui s'offrent à notre étude , il en est sept au moins qui ne se sont pas laissé entamer, TiEmilia, la Claudia, la Cornelia, la Fabia, la Furia, la Manlia, la Sulpicia. Nous ne parlons pas de la Papiria, qui ne figure dans l'histoire qu'au siècle suivant. Des six qui restent , quatre ne comptent encore que deux familles, l'Horatia (?) (Pulvillus et Codes?) , la Postumia ( Tubertus et Albus ou Albinus Regillensis), la Quinctia (Capitolinus Barbatus et Gincinnatus), la Servilia ( Priscus Structus et Structus Ahala ou Axilla). La Verginia en compte trois (Tricostus Rutilus , Tricostus Esquilinus, et Tricostus Cseliomontanus) , la Valeria peut-être quatre (Poplicola Potitus, Volusus, Maximus Lactuca ou Lactucinus, Potitus Volusus) (1). Le mouvement est déjà plus prononcé au quatrième siècle. Quatre des gentes restées indivises jusque-là entrent , elles aussi , dans la voie nouvelle. La Manlia se scinde en deux familles (Vulso et Vulso Capitolinus). La Cornelia de même (Maluginensis, Cossus). La Furia en compte trois (Medullinus Fusus, Pacilus, Camillus). La Sulpicia va plus loin et se partage en cinq branches (Camerinus Cornutus , Praetextatus , Longus, Rufus, Peticus) (2). L'iEmilia, la Claudia, la Fabia résistent encore. Le nombre de cinq familles , peut-être seulement de quatre (3), auquel arrive la gens Sulpicia, n'est pas dépassé ni même atteint une seconde fois dans ce siècle. Sur les quatre génies qui, déjà au troisième siècle, s'étaient divisées en deux familles, trois demeurent station naires , la Postumia, la Servilia, l'Horatia, celle-ci avec les Turrini Barbati à la place des Coclites (?). Seule la Quinctia forme une famille nouvelle , celle des Cincinnati Penni. La Verginia perd les Tricosti Rutili et ne garde que les Cœliomontani et les Esquilini. Il est vrai qu'elle est destinée à disparaître bientôt avec l'Horatia. La Valeria, privée des Volusi proprement dits , ne compte plus que trois familles , mais elle n'en avait peut-être pas eu davantage au siècle précédent (4). La Papiria, qui sort de l'ombre où elle s'était tenue jusqu'à'pré-
(i) V. pourtant p. 182, n. 1.
(2) n n'est pas prouvé que les Gamerini ne soient pas éteints quand appanût l'unique représentant de la branche des Petici.
(3) V. la note 2.
(4) V. la note l.
saat, n'en a que deux, les Kugillani continués par les Gursores et les Crassi. Ce n'est guère qu'au cinquifeme et au sixième siècle que le fractionnement est poussé aux dernières limites. Les gentes retardataires, la Claudia, la Fabia, TiEmilia, prennent leur essor, la première avec trois familles (Centho, Pulcher, Nero), peutêtre avec six (Caudex , Hortator , Rufus Crassus (?) , la seconde avec trois (Ambustiis, Dorso, Pictor) qui, an sixième siècle, deviennent quatre, peut-être cinq (Dorso, Pictor, Buteo, Maximus, Labeo(?); la troisième avec quatre (PauUus, Barbula, Papus, Lepidus)(l), auxquelles viennent s'en ajouter deux autres dans le siècle suivant (Scaurus, Regillus). La Cornelia arrive dès le cinquième siècle à son plein développement avec neuf familles (Lentulus, Cossus, Arvina, Scipio, Scipio Asina, Blasio, Rufinus, Dolabella, Merenda), mais ce chiffre est exceptionnel. La Valeria n'a que trois familles (Potitus Poplicola, Maximus Corvus, Flaocus). La Servilia également (Priscus Striictus, Structus Ahala, Tucca). De même la Manlia (Vulso, Capitolinus Imperiosus, Imperiosus Torquatus). La Sulpicia en a quatre (Longus, Rufus, Saverrio , PatercuJus), etc., etc. Ainsi, tout en suivant dans l'ensemble les progrès du démembrement, on remarque qu'il ne s'est pas opéré partout dans les mêmes proportions., mais les causes qui l'ont ralenti ou arrêté d'une part pour le précipiter de l'autre restent inconnues.
On essaiera peut-être une fois de plus de contester la valeur de ces résultats. On dira ici encore que nous sommes dupe de notre ignorance, que si le fractionnement de la gens nous apparaît plufi clairement dans les temps historiques, c'est uniquement parce que ces temps sont mieux connus, et que tout y est mieux mis en lunwère. Mais ce serait oublier que nous n'assistons pas seulement à la multiplication des familles, que nous les voyons de plus naître les unes des autres et se détacher successivement, soit de la branche mère, soit des rameaux secondaires qui en sont issus. Sans doute, il ne nous est pas donné de vérifier le même fait pour toutes ; mais les observations qu'on a pu recueillir sont assez nombreuses et, le plus souvent, assez certaines pour autoriser une conclusion générale. Les Cornelii Maluginenses, continués par les Lentuli, donnent naissance d'abord aux Cossi, puis aux Scipiones. Des premiers proviennent les Arvinae, et peut-être les Rufini ; des seconds, les Scipiones Asinse, les Scipiones Nasicae
(t) Nous ne comptons pas les Mamercini, car ils disparaissent quand surgissent les Paulll , qui peut-être les continuent.
et très probablement les Blasiones. Restent en dehors de cette généalogie les Dolabellse, les MerendaB , les Cethegi, les Merulae, du cinquième et du sixième siècle. Des Fabii Vibulani continués par les Ambusti, paraissent se détacher, au cinquième siècle, les Dorsones d*où sortent les Pictores (?), au sixième les Buteones et les Maximi. Des Furii MeduUini Fusi sont issus les Camilli et les Pacili, peut-être les Purpureones et les Phili. Des Manlii Vulsones, les Capitolini Imperiosi, et de ceux-ci, les ImperiosiTorquati. Des Horatii Pulvilli, les Turrini Barbati. Des Postumii Tuberti, les Albini Regillenges. Des Servilii Prisci Structi , les Structi Ahalœ. Quant aux Csepiones et aux Gemini, si Ton ne peut saisir leur rapport avec les précédents, on constate du moins qu'ils sont étroitement apparentés entre eux. Les Sulpicii Camerini Cornuti produisent les Praetextati. Des Claudii Sabini Regillenses naissent les Centhones , les Pulchri , les Nerones. Les Verginii Tricosti se partagent en Tricosti Rutili et Tricosti Esquilini , tandis que, d'autre part, le même cognomen Tricostus, porté par les Cseliomontani , nous fait voir, dans cette quatrième branche un rejeton de la première, celle des Tricosti tout court, laquelle devient ainsi la branche génératrice, le tronc d*où est sortie toute la race. Une dernière remarque , qui confirme ce qui a été dit plus haut du régime économique de la gens, c'est que plus on remonte vers les temps anciens, plus le nombre des gentiles se . réduit. La cause en est que l'extension de la gens est en raison inverse de sa puissance , parce que la même révolution qui a ruiné la puissance de la gens a supprimé les obstacles qui s'opposaient à sa fécondité.
La gens n'est donc pas autre chose qu'une famille. Tite-Live dit indiJBféremment la gens des Fabii et la famille des Fabii (1). Cependant, il arriva un moment où ces deux termes s'opposèrent l'un à l'autre (2). Cette distinction fut une conséquence des transformations sociales dont on essaie de retracer l'histoire. La gens, c'est l'ensemble des gentiles, La vraie signification du mot familia est autre. Il se dit de la propriété, hommes et choses,
(1) II , 49. «... Fatniliam unam subisse civitatis onus... » et deux lignes plus bas a ... si sint dose roboris ejusdem in urbe gentes.,. »
(2) « Sulia gentis patricise nobiiis fuit, familia prope jam exstincta majorum ignavia. » Sali. , Jug,, 95. — « P. Scipio Nasica... orationem... habuit plenam veris decoribus , non communiter modo Ck>rneliae gentis , sed proprie famili» suffi. » T. L., XXXVIII , 58. Dans Cicéron {De Orat., 1 , 39) , c'est la sUrps qui s'oppose à la gens.
dans son acception la plus large (1). On comprend, dès lors, qu'au temps où la familia était indivise dans la gens , ces deux mots aient été considérés comme synonymes. Mais quand il se constitua dans la gens des groupes distincts ayant leur familia particulière, le sens de ce mot se restreignit, tandis que le mot gens ne fut plus employé que pour désigner la grande association naturelle et religieuse à laquelle s'était attachée jadis l'idée d'une familia commune.
Si la gens ne se distinguait pas de la famille, elle devait avoir son pater familias^ qui ne pouvait être que l'aîné, c^ar on ne voit pas d'autre titre pour justifier ce privilège. Nous arrivons ainsi au terme de cette recherche. C'était l'aîné qui assurait dans une lignée la perpétuité de la race, puisque les cadets, trop bornés dans leurs ressources, ne pouvaient pas désirer pour eux-mêmes une nombreuse descendance qui, du reste, en se multipliant, aurait fini par compromettre les intérêts et dévorer l'avenir de la communauté. C'était lui qui représentait la gens dans ses rapports avec les gentes voisines et avec l'Etat, qui administrait la propriété commune, distribuait les heredia^ établissait les clients. Ce dernier point est essentiel. On se rappelle que les obligations de la clientèle avaient leur principe dans la concession de terre faite par le patron au client. S'il en est ainsi, il est clair qu'aucun des possesseurs d'heredia n'avait droit à ce titre de patron, car leur lot était à peine suffisant pour leur propre entretien. Le seul qui fût en mesure de faire des concessions de ce genre était l'aîné, administrateur de cette portion indivise du domaine dont les gentiles avaient leur part et où vivaient les clients. Il n'y avait donc qu'un patron et, par suite, il n'y avait qu'un patet^ familias, car les clients faisaient partie de la famille, et l'on ne pouvait être le chef de la famille si l'on n'était en même temps celui des clients. Quant aux autres membres de la gens^ il faut distinguer entre les fils du pater vivant qui ne pouvaient aspirer au titre de pater familias^ même s'ils étaient des pères au sons naturel du mot, et les fils ou les descendants d'un pater décédé qui avaient reçu en héritage un terrain de deux jugères. La situation de ces derniers n'apparaît pas bien nettement. Toutefois on ne peut voir en eux des pères de famille , car la famille , indivise au sein de la gens^ les comprenait avec ce qu'ils possédaient , et la famille ne pouvait avoir qu'un père. Ce principe est for- Ci) Dig., L, 16, 195. V. Lange, AUerth., I, § 96. Marquardt, Privatlèben., î, p. 1 et t.
188 LFa ORmiNES du sénat robcain.
mellement énoncé par Paul Diacre (1). Le môme abréviateur nous apporte un autre texte qui tranche la question. « Familia antea in liberis hominibus dicebatur quorum dux et princeps vocabatur pater et mater familiae, unde familia nobilium Pompiliori^m, Valeriorum, Corneliorum (2). » Les Pompilii , les Valerii , les Comelii, voilà bien des génies. Ces deux mots, dux^ princepSy considérés comme synonymes de pater, sont également significatifs, Suétone appelle Atta Claudius, le princeps de la gens Claudia (3), et tous les historiens qui racontent l'immigration de cette gens la montrent conduite par un chef (4) qui alla la représenter dans le Sénat.
Il reste à savoir comment s'appelaient les gentiles qui n'avaient point droit au titre de pater. C'est ici qu'apparaît le mot de patricii. Il désignait d'abord les enfants des patres. C'est la définition qu'en donnent les anciens (5), et s'il n'y .a rien dans la forme grammaticale du mot qui l'impose, il n'y a rien non plus qui commande de la rejeter. Le suffixe icius (allongement de icV'S, ex<$ç) ne paraît pas avoir de sens très déterminé. 11 veut dire, le plus ordinairement, « qui a rapport à... », « qui appartient à... » ex. pastor^ pastoricius; gens, gentilicius; triburius, œdilis, tribunicius^ sedili" dus, les deux derniers mots se prenant aussi dans le sens d'ancien tribun, ancien édile. Quelquefois il signifie la matière dont une chose est faite : ex. latericius. Ajouté au mot pater, il peut très bien convenir à ceux qui se rattachaient au pater (6), qui, dans une certaine mesure, participaient à la qualité de pater, par opposition aux clients qui n'y participaient point. On comprend qu'à la longue ce qualificatif ait fini par désigner la noblesse pa-
(1) n Mater familise non anie dicebatur quam vir ejus pater familise dictas esset ; née possunt hoc nomine plures in una familia prxter unam appellari » , p. 125. II n'est pas besoin d'ajouter que s'il ne peut y avoir qu'une mater familier, il ne peut y avoir non plus qu'un pater familia.
[1) P. 86 : « Antea in liberis hominibus » s'oppose à la phrase « Postea hoc nomine etiam famuli appellari cœperunt. » H n'y a pas lieu, suivant nous, de rejeter la lecture Pompiliorum, car rien ne -s'oppose à ce qu'on admette l'existence d'une gens patricienne Pompilia. Y. la liste de M. Willems, Sénat, I, p. 85, et notre article cité p. 16, n. 4.
(3) Tib.j 1. n est vrai que, dans ce passage , on peut entendre princeps dans le sens de auteur de la race , mais le sens de chef est bien accusé dans le texte de Paul Diacre.
(4) T. L., II, 16. Denys, V, 40. Plut. Public, 21, etc.
(5) Cic, De Rep,y II, 12. T. L., I, 8. Cf. X, 8. Denys, II, 8. Sur cette étymologie : a patrem ciere , » v. plus loin.
(6) V. Âul. Gell., Vil, 5 : < Cum sit novicium non quod novum sit sed quod a novo dietum sit inclinatumque, »