‹ Les origines du sénat romain:Chapitre 78 sur 116 · VIII · texte numérisé non relu

VIII

(8) V. ch. I, § 3.

(9) V. Valbum de Canusium, /. B. iV., 635. Dig.» L, 3. 1.

(10) Cod. Th., VIII, 11, 3; XII, 1, 5, 151, 171. V. Fastel, Histoire desinsUtutUms politiques de V ancienne France, I, p. 163, 2* édit.

(11) V. Marquardt, Staatsverw.^ I, p. 507, n. 2.

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consulaires (1). On examinera ailleurs ce que vaut ce renseignement (2). En attendant , il suffit de constater que les decemprimi ont commencé par être autre chose, car il est clair qu'ils ne sont pas sortis du classement des sénateurs d'après les magistratures exercées, fls remontent à un temps où le Sénat était organisé d'après un principe différent. Dès lors, on ne peut s'empêcher d'établir un rapport entre cette institution et celle des dix décuries sénatoriales. Les decemprimi n'étaient pas les sénateurs inscrits dans une des dix décuries, car il n'y a aucune raison pour reconnaître à une d'entre elles une prééminence sur les autres , et d'ailleurs elles ne tardèrent pas à compter vingt et puis trente sénateurs (3). Mais puisque chaque décurie contenait un représentant de chaque curie, de manière à être en quelque sorte une réduction de la cité , c'étaient les chefs de flle des décuries , les sénateurs inscrits en tête de chacune d'elles , qui étaient les chefs naturels du Sénat. L'organisation était la même dans les sénats des colonies. On a vu qu'ils devaient être, à l'origine, composés de trente membres représentant chacun une décurie , et trois par trois, une curie (4). Dans ce système, les decemprimi étaient les premiers de ces groupes de trois, lesquels répondaient aux groupes de trente du Sénat de la métropole.

Il ressort de ce qui précède que les decemprimi ne pouvaient être tirés que d'une tribu , et cette tribu était , sans aucun doute , celle qui , pendant une première période de l'histoire romaine , avait constitué exclusivement le Sénat. Le principe du classement par l'ancienneté se retrouve appliqué dans d'autres circonstances et à d'autres époques. Gicéron nous apprend que les gentes minores , créées en dernier lieu , venaient à la suite des majores (5). Bien des siècles après, les populations italiennes, admises au droit de cité, formèrent d'abord huit tribus nouvelles qui votèrent après les trente-cinq anciennes (6). De même les tribus primitives étaient classées dans le Sénat suivant qu'elles y figuraient depuis plus ou moins longtemps. En d'autres termes, chaque décurie comprenait trois classes de sénateurs, égales en nombre, inégales

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