‹ Les origines du servage en FranceChapitre 101 sur 163 · Jbid · texte numérisé non relu

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les redevances et corvées dues par leurs tenures ou par eux-mêmes personnellement. Quand la villa était trop grande pour la surveillance d'un seul, on lui préposait deux ou plusieurs maires ^ En plus de ces régisseurs, les villas royales contenaient d'autres agents, ministeriales, chargés de divers détails du service, les decani qui étaient les sous-ordres du maire, le cellerier, le chef du haras, les forestiers, les meuniers, etc. Au-dessous de cet état-major est le menu peuple des cultivateurs et des ouvriers, habitant les manses de la villa-, et chargés, à des titres divers, d'assurer son exploitation et son entretien.

Charlemagne montre pour cette population de ses domaines une grande sollicitude. « Nous voulons, ditil. que notre famille soit conservée en bon état et que personne ne l't.ppauvrisse ^. » 11 interdit aux judices (comme nous 1 avons vu l'interdire aux bénéfîciers) d'employer les membres de cette familla pour leur service personnel, de leur imposer aucune corvée et aucune main-d'œuvre en dehors de celles qui sont régulièrement dues à la villa, et d'exiger d'eux aucun présent \ Si les habitants du do-

1. Ibid., 2b. Le maire dont il est question ici est probablement identique au villicus dont parle l'article 11» du 2" Capitulaire de 813 (Baluze, t. I, p. .SIO; Borclius, p. 171).

3. Le mot mansus est rare, mais non sans exemple, dans les documents des temps mérovingiens, très fréquent au contraire dans ceux de l'époque carolingienne, où il se rencontre dans le Capitu laire De villin, dans quelques autres (781», 807, 810\ et presque à chaque ligne des Polvptvqucs d'abbayes.

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