‹ Les origines du servage en FranceChapitre 13 sur 163 · Ibid., xn, I · texte numérisé non relu

Ibid., xn, I

6. AmmieDMarcellin, XXVII, 7, rapporte que Valentin!enl'"',dansun moment de colère, voulait frapper trois membres par curie: « Comment ferez-vous, lui demanda-ton, pour les villes qui ont moins de trois curiales ? » Cf. XXI, 12 ; XXV, 4; et Zosime, III, 11.

pas moins étroitement enchaînés : mais souvent aussi ils brisent leur chaîne, et s'échappent ^ Quel est le dernier refuge de ces déclassés volontaires ? la campagne. On les retrouve cachés dans quelque domaine dont un puissant patron leur a secrètement ouvert l'accès : ils s'y sont mêlés aux ouvriers et aux esclaves qui le cultivent : pressés d'effacer leur origine, de faire oublier leur rang, ils ont épousé des filles de la plus basse condition-, La loi n'ignore pas ce suprême refuge : elle ordonne de ramener l'homme à la curie, de conduire avec lui la femme à la ville, d'enrôler l'enfant, selon la qualité de la mère, soit dans la curie, soit dans une corporation ^. Quant aux membres des collèges industriels qui se sont de même confondus avec les paysans et mésalliés, les lois existantes sont invoquées contre eux*. Que de fois ces lois durent demeurer inexécutées, et céder à la force des choses ! La plupart de ces fugitifs de la civilisation continuèrent probablement à jouir de l'hospitalité obtenue des grands propriétaires fonciers, intéressés à repeupler leurs domaines et àsous-

i. Code Théodosien, VU, xiv, \ (398); VUI, v, 58(398); X, xx, 7 (37J). 8 (3741, H (384), 14 (424); xxil, 4 (398), S (404); Valentinieu HI, Nov.

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