‹ Les origines du servage en FranceChapitre 130 sur 163 · De iniraculis S. Benedicti,'ii · texte numérisé non relu

De iniraculis S. Benedicti,'ii

Aveclemanteau à capuchon, cî/ci///?^s, des paysans, ou avec le scapulaire qu'ils portaient aux heures de travail, scapulare propter opera^ , les moines bénédictins ne difTéraient pas, pour l'extérieur, des plus humbles artisans. Ils en avaient la très simple nourriture, dont on augmentait un peu la ration quand un travail extraordinaire leur était imposé, de môme qu'on abrégeait leur jeûne quotidien quand ils étaient de corvée à la campagne'-.

Même les moines punis devaient travailler. Une des peines infligées au religieux qui avait encouru l'excommunication était de travailler seuP.

Ce travail incessant devait souvent dépasser les besoins du monastère. La Règle de saint Benoît prévoit le cas où il fallait mettre en vente les objets fabriqués dans ses ateliers. Mais, attentif à écarter des artisans monastiques tout esprit de lucre, comme il avait tout à l'heure veillé à écarter d'eux tout esprit de vanité, il ordonne de vendre les produits de leur travail au-dessous du prix normal '. Comme les acheteurs devaient surtout se trouver dans la population des villas entourant le monastère, parmi ses colons et ses serfs, le labeur des moines leur profitait indirectement, et constituait pour eux, par le bon marché, une sorte de subvention.

Toutes les Règles qui s'inspirèrent de celle de

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