‹ Les origines du servage en FranceChapitre 150 sur 163 · Martène, Thésaurus anecdotorum, 1. 1, 1717, ad ann · texte numérisé non relu

Martène, Thésaurus anecdotorum, 1. 1, 1717, ad ann

2. . Presbyteri per villas et vicos scliolas habeant; et si quilibet fidelium suos parvulos ad discendas litteras eis commeudare vult, eos suscipere ac docere non renuant. Atlendente, illud quod scriptum est : « Qui ad justitiam erudiuiit multos, fulgebunt quasi stellae in perpétuas aeternitates. » Cum ergo eos docent, niliil ab eis pretii pro eare exigant. » Premier Capitulaire de Théodulfe, 20.

29i LES ORIGINES DU SERVAGE.

aux littératures classiques, s'y était formée autour du grand empereur, l'enseignement des enfants euxmêmes y était l'objet de soins assidus. Une école du palais avait été fondée par Charlemagne et confiée par lui à la direction d'un moine venu d'Irlande ^ Son but principal était la formation des clercs^, soit appelés à servir dans la chapelle, soit destinés aux églises des villas impériales^. Il y avait beaucoup à faire; car le moine de Saint-Gall, qui est bien renseigné sur ce qui se passait dans la chapelle, et qui donne sur le rôle qu'y tenait Charlemagne de curieux détails^, dit que « plusieurs de ses chantres et de ses lecteurs ne comprenaient pas ce qu'ils lisaient^ ». L'école était ouverte aux enfants de toute condition : ils appartenaient, dit le même chroniqueur, « aux ],lus nobles familles, aux familles de classe moyenne et aux familles les plushumbles''. » Parmi ses élèves on cite deux fils de meuniers'^ et un fils de serfs, Ebbon^, dont la mère fut la nourrice de Louis le Débonnaire^. Comme on devait s'y attendre,

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