‹ Les origines du servage en FranceChapitre 152 sur 163 · Klodoard, Hist. eccl. Rem., II · texte numérisé non relu

Klodoard, Hist. eccl. Rem., II

les écoliers de petite ou de basse naissance, mus par l'ambition de sortir de leur état, faisaient pour la plupart de rapides progrès : les écoliers de race noble, qu'un tel aiguillon ne touchait pas, étaient souvent paresseux et négligents ' .

S'il en était ainsi de l'école du palais, à plus forte raison en devait-il être de même des écoles que les évêques, les abbés ou les simples prêtres de paroisse avaient ouvertes, et où toutes les classes de la population étaient appelées. Dès 789, on constate même une tendance, de leur part, à y admettre de préférence les élèves de moindre origine. Un Capitulaire de cette année en fait presque un reproche à ceux qui les dirigent : « Qu'ils aient soin de n'y pas prendre seulement pour élèves des enfants de condition servile, mais qu'ils y reçoivent aussi les fils de parents libres^. »

Une des causes qui remplissaient ainsi de fils de serfs les écoles épiscopales, paroissiales et monastiques, c'est le grand mouvement qui, au cours du ix^ siècle, poussait vers les ordres sacrés ou vers la vie religieuse les gens d'humble naissance. Que

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