‹ Les origines du servage en FranceChapitre 73 sur 163 · oncile de Tolède IX, canon li · texte numérisé non relu

oncile de Tolède IX, canon li

i. Concile de Mérida (666), canon ii.

nelle de cet administrateur, et ne dépendait pas du patrimoine ecclésiastique. « J'ai appris que le défenseur Félix a comme esclave une jeune fille, nommée Catella, qui aspire avec larmes et un véhément désir à l'habit religieux, mais que son maître ne veut pas le lui permettre. Je veux que vous alliez trouver Félix, et que vous lui demandiez l'âme de cette fille ; vous lui paierez le prix voulu, et vous l'enverrez ici par des personnes graves, qui la conduiront au monastère. Faites cela vite, afin que votre lenteur ne fasse courir aucun danger à cette âme'. « Cette lettre est à ajouter aux nombreux exemples du rachat des esclaves par les évêques. Mais elle montre surtout le pape préoccupé de « l'âme » de l'esclave qui se sent appelée de Dieu à la vie monastique, et que l'avarice d'un maître mettrait en péril. On retrouve la même préoccupation^ dans le canon qu'il fit voter au concile de Rome. « Nous savons, y est-il dit, que beaucoup, tant de la /aw/Z/a ecclésiastique ^ que de la condition séculière, ont hâte d'être affranchis de la servitude humaine, pour se donner librement au service de Dieu dans les monastères. Si on le leur permet, l'Église est exposée à perdre tous ses ser-

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