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VOUTES ET PLAFONDS

A première vue, il serait difficile de dire si, parleurs couvertures, nos églises ressemblent davantage à celles de France ou à celles d'Allemagne. Au début, les deux écoles n'ont fait, l'une et l'autre, qu'un usage également restreint des voûtes. La proportion entre les églises plafonnées et les églises voûtées est la même dans le Brabant et dans toute la Belgique orientale. Mais, dès le début du xn' siècle, le nord de la France emploie les croisées d'ogives, même et surtout dans les petits édifices religieux, à tel point qu'il y est très peu d'églises à trois nefs plafonnées postérieures au xi' siècle. Voyez Melun (Seine-et-Marne), Beauvais, x' siècle, Guarbecques (Pas-de-Calais), Coudun (Oise). Au xii' siècle, la voûte d'arêtes s'introduit aussi en Allemagne, mais elle est employée d'abord dans les grandes églises (Spire) ; jusqu'à la fin du siècle, les églises de village en restent dépourvues. Citons, parmi celles qui se rapprochent davantage des nôtres, Odenthal, Himmelgeist, Itter, Overath, Dûnnwald, Ophoven, Wassenberg, etc. Dans toutes ces églises, de même que dans celles du Brabant, la tour et le sanctuaire ont seuls des voûtes. Ici encore, les constructeurs du Brabant suivent la méthode rhénane.

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