CONCLUSION
^V-^^^ L ne sera pas inutile de rappeler brièvement les diverses
autant que dans les régions les plus favorisées de notre pays. Les monuments de ce style sont particulièrement abondants aux environs de Louvain, Bruxelles et Tirlemont ; le Hageland et la partie occidentale en sont, au contraire, presque entièrement dépourvus et se trouvent, sous ce rapport, dans les mêmes conditions que la Campine anversoise ;
2° Les églises du Brabant relèvent toutes d'une même tendance. Elles se distinguent par leur plan longitudinal, par l'emploi constant des piliers carrés, par l'absence presque totale de voûtes dans les nefs, par l'entrée latérale et par la sobriété de la décoration ;
3° On peut cependant y distinguer deux types d'après l'emplacement de la tour : la tour située devant les nefs domine dans la partie orientale du Brabant; la tour prés du chœur est plus fréquente à l'ouest de la province ;
4° Ce dernier mode de construction, de même que le clocher engagé dans les nefs, semble être la seule particularité qui ait son origine dans la région. Les plans, les soutiens, la forme des portes et des fenêtres, les modes de couverture, la plupart des motifs de décoration des édifices brabançons leur sont communs avec les constructions des vallées de la Meuse et du Rhin ; seuls quelques éléments semblent relever de l'art du bassin de l'Escaut ou du nord de la France ;
5° La chronologie de nos monuments doit être établie d'après celle des
étapes de notre étude et de classer les conclusions auxquelles nous sommes arrivé :
]° L'architecture romane s'est développée dans le Brabant
Conclusion. églises mosanes et rhénanes. Elle paraît même être quelque peu en retard sur ces dernières. Le style roman régnait donc encore ici exclusivement presque un siècle après qu'il eût disparu dans le nord de la France.
En définiHve, le Brabant forme donc une des marches occidentales extrêmes du domaine de l'école romane germanique.
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