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voter que pour des ouvriers syndiqués. Bref, sur toute la ligne, le parti politique est battu. Le congrès ne fut pas allemaniste, mais nettement aniiguesdiste. » Je dois pourtant signaler que M. Eugène Guérard, qui était à la fois le chef du mouvement syndicaliste chez les employés des chemins de fer et l’un des personnages importants du parti allemaniste, a déclaré, dans une étude publiée sur la Confédération générale du Travail, que les adversaires des intrusions politiciennes dans les syndicats eurent bien du mal à faire adopter leur manière de voir par le Congrès de Limoges (1).

Le véritable obstacle à la création d’un groupement associant vraiment toutes les organisations ouvrières, c'était la concurrence de la Fédération des Bourses du Travail. Celle-ci venait de confier à Fernand Pelloutier, de façon permanente, les fonctions de secrétaire fédéral. Elle avait tenu à Nimes, du 9 au 12 juin 1895, un congrès spécial où avait été constaté [a présence de trente-six bourses du travail fédérées. Elle n’avait rien perdu de son ardeur révolutionnaire, au contraire. L'argent lui manquait, mais Pelloutier estimait que c'était là, pour elle, une force de plus : «Qui sait, avait-il dit dans son rapport si, riches, notre ardeur de rénovation sociale ne s’apaiserait pas, et si, au contraire, l'excès

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