Les origines liturgiques;
Lorsque je fus appelé par la bienveillance de M= Péchenard à donner une série de conférences à I Institut catholique sur les origines et l'archéologie liturgiques, il me sembla préférable, eu égard à la nature de l'auditoire, au nombre des conférences et [ à la durée de chacune d'elles, de choisir quelques Lsujets d'intérêt général qui pourraient initier à des “études, assez peu cultivées jusqu ici, la majorité des “auditeurs, D'où le caractère de ces conférences qui | sont plutôt des généralisations que des études de . détail.
Je sais bien les objections que l'on peut soulever M contre ce système, mais je répondrai d'abord qu'il h n était pas facile de faire autrement; ensuite pour -ceux qui décidément préfèrent des études plus scien- - tifiques, nous prendrons la liberté de renvoyer à 4 nos appendices où quelques points touchés seulement | ins nos conférences ont été repris et traités plus men détail, et à notre Dictionnaire d'archéologie et de “ir où l'érudition peut se donner libre carrière. ka
Le sujet de nos huit conférences porte donc sur” des points qui nous ont paru d'un intérêt plus ac-. tuel. La question de l'esthétique dans la liturgie chrétienne est depuis longtemps à l'ordre du jour. Des livres retentissants, des romans à grand succès l'ont posée devant le grand public qui a paru se passionner pour cette lecture. Peut-être ne sera-t-il pas inutile de la ramener à ses principes.
Il n'était pas moins important de montrer com-. ment 1l faut aborder l'étude de la hturgie, pour: traiter ces questions d'une façon vraiment scientifique et suivant des méthodes rigoureuses.
Nulle part la méthode n'est aussi nécessaire que dans les questions d'origines pour délimiter d'une façon précise quelles influences se sont exercées sur
YI AVANT-PROPOS
les créations liturgiques.
La IVe et la V° conférence ont pour objet la littérature liturgique. Il fallait montrer comme complément aux chapitres précédents, comment est né et s'est développé à travers les âges ce genre à la fois théologique et littéraire, comment en se développant dans nos contrées occidentales, il s’est fractionné, divisé en quelques familles principales, qui retiennent cependant l'unité d’origine.
Les trois dernières conférences sur la messe, le baptême et la semaine sainte, sont aussi des quesüons d'origine. Si l'on s’est appliqué beaucoup dans ces dernières années à étudier les problèmes du développement des dogmes, on a peut-être, et bien à tort selon nous, négligé l'étude de l’origine
et du développement des rites qui est si étroite-
AVANT-PROPOS vu
ment unie à la première et peut faire rejaillir sur ‘elle quelque lumière.
En même temps, cette étude de détail sur deux de nos rites principaux et sur l'année ecclésiastique montrera, nous l'espérons, l'harmonie et la logique de notre liturgie catholique.
Nous avons réuni dans nos appendices quelques dissertations d’un caractère plus spécial, qui éclaireront ou compléteront tel ou tel point que nous ne Jouvions traiter aussi à fond dans nos conférences. Quatre de ces appendices avaient paru dans certaines Revues ; 1l nous a semblé utile de les reproduire pour répondre à des demandes qui nous avaient été faites de divers côtés. S - Nous avons été heureux de donner place à deux études de l’un de nos jeunes confrères, le R. P. Marcel Havard (appendice G, Les Messes de saint Augustin. et appendice H, Centonisations patristiques dans les formules liturgiques) qui complètent avantageusement Pmos deux conférences sur la composition et les | familles hturgiques. Avec beaucoup de sagacité et | de patience, 1il est parvenu à retrouver la source | d'un certain nombre de pièces liturgiques, à faire ldes rapprochements aussi ingénieux qu'inattendus | entre les diverses familles hturgiques. Des travaux de | ce genre ont une grande importance au point de vue de la critique des textes liturgiques et ils ouvrent devant les lturgistes des perspectives nouvelles.
Les Pédnces de l'Institut catholique dont les | ne forment qu'une série, ont un but apoloà en même temps que scientifique. Nous
Na = »
rer