‹ Les origines liturgiques;Chapitre 45 sur 70 · V. D, etc. Cujus hodie octavass nati celebrantes tua, etc. ù · texte numérisé non relu

V. D, etc. Cujus hodie octavass nati celebrantes tua, etc. ù

Quia quæ peperit el mater eb« virgo est; qui natus est, et infans et Deus est. Merito cæli locuti sunt, angel gratulati, pastores lælati, magi mutati, reges turbati, | parvuli gloriosa passione coronati

Lacta, mater, cibum nostrum lacta panem de cælo venientem, in præsepio positum velut piorum ci=\ baria jumentorum. Illic namque agnovit bos possessorem suum, et asinus præsepium Domini sui, circumcisio scilicet et præputium Quod etiam Salvator et Dominus… noster a Simeone susceptus in templo plenissime dignatus est | ad implere. Et ideo, etc.

La source première de cette centonisation patristique serait,

(1) Cf. P.L.,t. rm, col, 816.

RE

APPENDICE H. — CENTONISATIONS PATRISTIQUES 315

d'après dom Morin, le discours sur la Nativité donné par Fauste “de Riez comme l'œuvre d’Augustin, dans son Conflictus Arnombüet Serapionis (P. L., t. vu, col. 316). Le passage en question | se retrouve en effet dans plus d'un endroit.

Nous le lisons encore dans un sermon placé à l'appendice des œuvres de saint Augustin (P. L., t. xxxix, col. 1997). Nous avons ce morceau au bréviaire bénédictin au 2° Nocturne de la vigile de l'Épiphanie. Dom Morin pense que ce sermon appartient vraisemblablement au cycle des rhapsodies parénétiques de l'abbé Ambroise Autpert, de même que les sermons 1-1v, vix du Pseudo-Hildefonse au tome Lxxxxvi de la P. L., de Migne, dans lesquels on a précisément fait entrer le célèbre passage : Lacta, mater, cibum nostrum, qui est tiré de notre pièce attribuée par Fauste de Riez à saint Augustin (1).

Que penser de cette attribution à saint Augustin? Peut-être ne faudrait-il pas trop la repousser, car nous avons retrouvé dans plusieurs sermons du grand docteur, un ou deux passages exprimant, à peu près dans les mêmes termes, les pensées de la préface gélasienne. On pourrait peut-être trouver d'autres exemples encore, en voici deux qui ne nous semblent pas sans intérêt.

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P. L., t. xxxvui, col. 1008.

ter cé EEmer ere

P. L., t. xxxvi, col. 997.

Merito ergo. Prophetæ nuntiaverunt nasciturum, cæli vero atque angeli natum. Jacebat in præsepio continens mundum :

et infans erat et verbum. Quem cæli non capiunt, unius feminæ

sinus ferebat. Illa regem nos-

trum regebat; in quo sumus, illa portabat; panem nostrum illa lactabat.

Ergo et infans et verbum est.

Per carnem tacet, per Angelos docet. Nuntiatur pastoribus princeps pastorque pastorum et in præsepi jacet fidelium cibaria jumentorum. Prædictum enim fuerat per Prophetam : Agnovit bos possessorem suum et asinus præsepe Domini sui (Isa, r. 3).

Du reste nos exemples l'ont suffisammentmontré, les œuvres de saint Augustin ont fourni de nombreuses ressources aux composi-

(x) Revue bénédictine, 1891, t. vu, p. 272.

teurs liturgiques, et cela explique comment un certain nombre de messes apparaissent dans nos vieux sacramentaires sous la rubrique : Missa sancti Augustini. Saint Augustin n'est poui rien dans leur composition, seulement, un passage d'une de ses homélies ou de ses sermons, a suffi pour faire donner à toute messe, ce titre de Missa sancli Augustini. Nous avons donné; dans l’appendice précédent, un ou deux autres exemples de cen= tonisation patristique augustinienne, dans les formules liturgiques; ils complètent encore ce que nous avons dit ici.

Fr. M. Havarr. O. S. B.

APPENDICE I

Dans le dernier congrès scientifique catholique tenu à Fribourg en 1897, M. le chanoine Ulysse Chevalier faisait un savant rapport sur la Renaissance des études liturgiques. Il est incontestable en effet, pour qui se tient au courant du mouvement intellectuel et scientifique, que ces études, après avoir subi une éclipse dans la seconde moitié du dernier siècle et au commencement de celui-ci, sont devenues l’objet de l'intérêt passionné d'un groupe de savants, et leurs recherches ont déjà obtenu de précieux résultats. La messe étant le centre de la liturgie, il était naturel que l'attention se portât surtout de ce côté. Il ne sera peut-être pas inutile de tenir les lecteurs de la Revue au courant des découvertes qui se sont faites sur ce terrain, de critiquer au besoin les résultats de certains travaux, et d'y ajouter, s’il y a lieu, nos propres observations.

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