CLAME
Son oncle, qui vient de ine demander la main 1*0111- lui.
FRÉDÉRIQUE
Sou oncle!... De qui parlez-vous?
CLAIBB.
De monsieur NVilfrid Diétrich.
ntotsiQuc.
Mais, ma mère, ce n’est jias lui que j'aime...
CLAIRE, 1‘aUiratK nr le h uit d« Jroil».
Frédérique, parle-moi sincèrement, ouvre-moi Ion cœur, je le veux... («« tca-ir***»} entends-tu, mon enfant, je le veux.
FRÉDÉRIQUE
Eh bien , ma mère, vous souvient-il de notre ascension à la Jungfrau?
CLAIRE
Oui.
FRÉDÉRIQUE
De ce pauvre jeune homme , cct officier de marine qui faillit se tuer en allant ramasser...
CLAIRE
Ton bouquet... Oui, je m’en souviens.
FREDERIQUE.
Pendant qu’il reprenait ses sens, j'ouvris machinalement son album, que j'avais truuvé à mes pieds et que je lui rapportais.. Savez-vous ce que mes yeux y rencontrèrent?... Mon portrait... signé : Horace d’Albaret.
Horace d'Aibaret, l’ami de ton frère?
FREDERIQUE.
Oui, ma mère; monsieur d’Aibaret, venu en mission an ministère de la marine française , à Versailles , se lia plus tard avec Ulrich. Cette circonstance romanesque, ce jeune homino blessé, et dans l'album duquel se trouvait mon portrait... tout cela avait bien un peu frappé ma télé de quinze ans; mais faute d'aliment, mes rêves eussent subi la loi commune... faute d’un rayon de soleil, eette pauvre fleur des Alpes se fût bien vite effeuillée... Je trouvai l’aliment dans les lettres de mon frère, qui exaltaient monsieur Horace d’Aibaret... le rayon de soleil, ce fut la sainte amitié qui vint les unir... Il me semhla qu’invisible, je présidais à leur attachement, et que la Providence, en rapprochant monsieur d’Aibaret de mon frère, avait voulu le rapprocher de moi.
CLAIRE
Ma pauvre Frédérique! qui sait seulement si ce jeune homme a conservé le souvenir d’une enfant qu'il a vue à peine.
FRÉDÉRIQUE
Mais ce portrait?
CLAIRE
A quelque halte dans la montagne, au lieu d'un site pi'loresque, c’est d’une aimable tète d’enfant que s'est épris sou crayon; mais depuis ce jour... peut-être... est-il marié à une autre...
FRÉDÉRIQUE, «iitKlil, ri «a loriot.
Non; mon frère nous l’aurait appris...
CLAIRE
Peut-être ce jeune homme t’a-t-il oubliée...
Non ! mon cœur me l’aurait dit.
CLAIRE
Silence! voici ton père...