SCÈNE III
Lfs Mêmes, PAVILLON, *• kjbu i.r-.w, dit t i>uia «far.
l'iviiuM.
Mo voilà, me voilà, monsieur le comte; je n’ai pas quil’é le massif auprès duquel vous m'a vie* planté. Oh! mille pardons, mesdames... je n'avais pas celui de vous voir.
(Il ‘élue A la française.}
B O RACE, le prrarnUnl.
Monsieur Pavillon, mesdames...
(tllair» «| Fr dorique «'inclinant.}
PAVILLON
Oh ! mesdames, k moi la grande révérence? à moi?.,, un simple paysan, un ancien cultkeur de...
HORACE, ta».
Ami.
PAVILLON
Oui, monsieur le comte.
CLAIRE
Nous savons qui vous êtes, monsieur Pavillon : la bonté e! la générosité de votre coeur nous sont connues.
PAVILLON
La bonté, la générosité, ali! par exemple... Ah! non, madame, ah! non.
HORACE, ta*.
Assez.
PAVILLON
Oui, monsieur le comie.
FIEOÉPIQVI .
Vous signerez à mon contrat, monsieur Pavillon, et voire bienfaisance me portera bonheur.
PAVILLON
Ma bienfaisance... ah ! mademoiselle, c'est-à-dire...
HORACE, i«.
Assez.
PAVILLON, ta*.
Oui, monsieur le... (Ha*.} Eh lien, non : pas assez I je ne veux pas qu'on me croie meilleur que jp ne suis, là: si je donne cent mille livres aux pauvres, mesdames, c’est pas par bonté d'âme, c'est pour ma santé.
HORACE
Comment?
CLAIRE
Que voulez- vous dire?
PAVILLON
Voilà. D'abord je grillais d'envie d'être reçu dp.ns le grand monde. C'était... comment dirai-je? c’était bêle, mais j en grillais... Ensuite, depuis quinze jouit que inôn»icur Horace demeure dans ce château et que je ne le vois plus, je pousse des soupirs à faire tourner lous les moulins de lHuUonde. Je dépéris, je maigris, quoi ! et voilà que, grice à ma ruse, je vais signer à son contrat. Je retins avec lui, je renais et je rcngraisee; vous voyez bien que si je lais l'aumône aux pauvres, c’est pour ma santé.