‹ Les orphelines de la Charité drame en cinq actesChapitre 30 sur 87 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

CLAIRE, DIÉTRICH, WILFR1D.

blÈTRICn , ire.-lititnble.

Deqjiis que j’ai eu riionneur de vous rencontrer, madnroe, une im!is|»o«iliori pci sis tau le vous a eui|^chée de nous recevoir. Permettez -nous de vous féliciter sur le rétablissement de votre précieuse santé.

(Clair- a'iadiac froîd*n>*nl *t le«r dlaigoe de» lidgea.)

W1LFUID, ihh.

Mon oncle m'a dit, madame , qu'il vous avait fait part «In vif aUacheiuqnt que m’a inspiré mademoiselle Van D. lberg, de l'espérance que j’avais osé concevoir, et c*«t à vous, madame, que je viens demander en tremblant si vous daignerez, h l'avenir, autoriser mes visites...

cuire.

Moi, monteur... je ne puis...

Dir.TR'CH, te lavant.

Vous ne pouvez? Vous ne pouvez, madame, qu'approuver celte démarche. S'adresser d’abord à la mère de celle qu'on uime, c'est suivre la voie la plus honorable et la plus sage.

LES ORPHELINES DE LA CHARTTft

I*. - m celle uil Ton ne rntt|ne pas de Vnir plu* tard ses espérances déçues. hui avenir brisé, «m bonheur à jamais délruit, parce que deux cœurs se seraient follement unis, avant d'être certains que le mariage sanctifierait cette union.

CLAIRE, »*M amerliMM rt %t leiaol à ma w>u».

Oui, monsieur, oui, cette voie est la plus sage; malheur à qui ne l'a pas suivie ; toute une vie de droiture, de douleurs « t de latmes peut à peine expier le passé, (t wiiirid) et si je n'encourage pas votre démarche, monsieur, c'est que je ' crains que vos visites n'obtiennent pas le résultat que vous semblés en attendre.

Mademoiselle Frédérique a-t-elle donc déclaré qu'elle me haïssait?

CLAIRE

Mu fille ne hait personne, monsieur ; elle ignore même vos prétentions à sa main.

WILFEID.

Alors, madame, pourquoi supposer qu'elle ne ni aimera jamais?

CLAIRS

Parce qu’elle aime une autre personne.

WILFIIID.

Elle!

OIETRICH, d'an* mil

Êtes- vous bien certaine de cela, madame?

CLAIRE

Celle personne, quelle doit épouser dan* quelques jours, est connue de monsieur votre neveu.

wilfrid.

De moi?...

CLAIRE

Vous avez voyagé ensemble de Rotterdam à la Haye.

WILFRID

Monsieur le comte d’Alharet?

Du ami de mon fils.

WILFRID, bM.

Ah ! mou «ocle, que vous avais-je dit?

DtETRlCH, >•*.

Du calme! (a eut™, a*»» um m-Fiim.) Monsieur le comte d’Albaret, madame, est un parti fort avantageux, sam doute; il est d'une grande naissance, il porte un brillant uniforme, il a rang à la cour de France; mais êtes-vous bien convaincue que ce mariage ne contienne pas en germe toute uue vie d'angoisses et de larmes pour votre enfant?

CLAIRE

Que voulez-vous dire? parlez, parlez, monsieur!

DIETRICH

Donneriez-vous voire fille h monsieur d'Albcret, si vous appreniez qu'il est éperdument épris d'une autre femme?...

CLAIRE

Monsieur d'Alborct?...

WILFRID

Mon onde!...

DitTRtCS.

Si ce monsieur d’Albarel vous a demandé la main de votre fille, c'est que dans cotte main vous mettez une dot de cinq cent mille tlorins... c’est que h fortune des Vau Deltoerg est incalculable.

claire. 0

Vous avez supputé tout cela, monsieur?

DIETRICH

A l'instant même, madame, car il faut bien que je cherche i dans mou esprit pourquoi monsieur le comte d'Albarel épouse j une jeune fille qu'il n'aime pas, qu’il n’aimera jamais, puis- l qu'un amour romanesque remplit sa vie, puisque sa tête et son cœur sont pleins du souvenir d'une femme qu’il a rencontrée en Suisse, à la Jungfrau, il y a deux ans.

clairs.

En Suisse? ah! vraiment’

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