SCÈNE IV
FRANTZIA, HORACE.
HORACE
Qui vous ramène auprès »!e moi? quel nouveau scandale cspércz-Yous encore?
FRANTZIA.
Vous vous trompez, monsieur, je ne cherche pas le scandale, je ne viens même plus réclamer mes droits.
HORACE, katiMant le* épaule*.
Vos droits !
FRANTtU.
Si, comme vous semble* le croire, je convoitais encore votre nom et votre fortune, je ne serais pas venue m'exposer à votre colère, à vos outrages, je ne vous aurais revu que devant le prêtre qui doit bénir notre mariage.
non ACE, «vm Ironie.
Notre mariage I
FRANTZIA.
Vous souriez dédaigneusement. Mais ce n'est pas la première fois qu’on invoque cette inflexible loi, et pas un homme, jusqu'à ce jour, n'a mieux aimé marcher vers l'échafaud que vers l’autel. Tant qu'il reste un espoir, on lutte; mais l’arrêt prononcé, on se soumet.
HORACE, j«s*vj'U A droite et «’arreyanl.
Eh bicnî si l'exemple manque, c'est moi qui le donnerai.
FRANTZIA.
Écoutez -moi, monsieur : je l'avoue, l’orgueil avait troublé ma raison, l'ambition avait égaré mon cœur; oui, j'ai voulu votre nom, vos richesses; la lettre que vous in’av»z écrite suffit pour établir mon droit et faire prononcer l'arrêt ; mais je ne souhaite pas votre mort, je n'exige plus ce mariage.
HORACE
Qu’exigez-vous donc?...
FRANTZIA.
Une promesse, un serment, et je vous rends votre liberté.
HORACE
Et ce serment?...
FRANTZIA.
Jurez-moi par votre mère...
HORACE, «s levant.
Ma mère?... ne profanez pas ce nom sacré.
FRANTZIA.
Est-ce donc profaner le nom d’une mère que de (Invoquer pour sauver son fils? Jurez-moi par votre mère que Frédérique Van Delberg ne sera pas votre femme, et je renonce pour jamais à vous, et cette lettre qui vous condamne, je l’anéantis sous vos yeux.
HORACE
A quoi bon ce serment? vous savez bien que, apres ce scandaleux éclat, Frédérique est perdue pour moi. Vous avez détruit toutes mes espérances, vous m’avez pris son amour, achevez votre ouvrage, prenez aussi ma vie...
(Il pass* h gaoeb*.)
FRANTZIA, Mec icwiw ei a’etaltanl peu A pou.
Je vous ai pris son amour, dites-vous? Quoi! cet amour si tendre, j'ai pu l'arracher de son Ame, moi, sa rivale! Non, non ! ce que j'éprouve me dit assez ce qui se passe on elle. Après vos dédains, vos mépris et votre abandon, je vous haïssais; je le croyais, du moins; mais une autre s’est placée entre vous et moi, cl la jolousie s'est emparée de mon Ame, elle en a chassé toute haine pour vous. C'élait mon bien qu'elle venait me ravir, celte femme, et ce bien inc semblait mille fois plus précieux au moment de le perdre. Le cœur de faîtière jeune fille n'est pas pétri d’un autre limon que celui de l'orpheline, et ce que j'ai ressenti, elle le ressent aujourd’hui. Je suis venue vous disputer à elle, et comme moi, elle craint de vous perdre, et comme moi, elle tremble, elle désespère, elle pleure, et comme moi, elle vous aime.
HD RACE, rallient.
Eh bien! s'il est vrai que sa tendresse ne me soit pas ravie, vienne la mort et je l’acci plcrai avec joie plutôt que de me parjurer. Vous me disiez il y a une heure : U faut m’épouser ou mourir!... et je vous ai répondu : Un gentilhomme ne souille