SCÈNE III
Les Mêmes, m PETERS, Wll.IlELMlNE et lu Valet.
Mon père, nous irons toujours avec vous à bord du bateau, au-devant de mon frère?
VAN DKI.RERG.
A quoi bon? L’air est vif... en une minute Ulrich sera conduit par moi dans vos bras. •
FRÉDÉRIQUE
Pauvre frère!...
CLAIRE
Après dix-huit mois d’absence, quelle joie de le revoir !...
FRÉDÉRIQUE
Quelle douce surprise pour lui < nous trouver tous les trois ici!... nous qu’il croit à notre château, à une lieue d'ici.
CUIRE
Et c'est toi, Frédérique, qui a eu l’heureuse pensée de venir.
fredErique.
Peut-être faudra-t-il m’en gronder...
VAN DEIJBKRG.
Comment ?...
FRÉDÉRIQUE
J’ai peur qu’Ulrich n'arrive pas aujourd’hui.
VAN DELBERG.
Puisqu’il l'a écrit à la mère !...
On ne Tait pas tout ce qu'on se propose de faire... Le trajet est long de Versailles & la Haye, et puis l’ami d'Ulrich l’a retenu peut-être... Je ne sais pourquoi, mais je m'imagine qu’ils viendront ensemble.
CLAIRE
Qui le fait penser...
■*“ FRÉDÉRIQUE
Oh ! rien ; c'est seulement parce que Ulrich parle si souvent de ce monsieur dans ses lettres... que... et puis un marin, je me disais que cela lui serait, sans doute, très-utile de visiter la Hollande.
IIANS, fur la porte, à c»uc!*o.
Monsieur...
VAN PEUIERG.
Très- bien, conduisez ces dames... moi, je vais chez mon ami d’Avprhoult, dont Fhabilation est proche, de là je guetterai le bateau.
CLAIRE
A tout à l'heure.
(Elles remontent. Diétricb entre p»r le fond et Icssjtlne.)