‹ Les orphelines de la Charité drame en cinq actesChapitre 86 sur 87 · FRAIS TZ1A · texte numérisé non relu

FRAIS TZ1A

Perdu! quand d'un mot il pourrait être sauvé!

VAN DELRERG, (Mutai A Fnnlm.

On pourrait le sauver, avez-mis dit?... Qui? répondez... Qui donc?

CLAIRE, »»«e

Moi !...

VAN DELRERG.

Vous, madame?

CLAIRE

L'arrêt qui frappe Horace ne s'exécutera pas, car Franlzia n’est pas une orpheline...

DIÉTRICH, bai.

Prenez garde !

VAN DELRERG.

Que signifie...

CLAIRE, IW f-irrr, nwniiant Dülrieb.

Elle n’est pas orpheline, car voilà son père...

DIÉTRICH, al: «muet, moi lu» ta, «a joférr A la Itmp*.

Qui peut pi ou ver cela, madame? La lettre que m’écrivait Yolande Brûnner pour m’annoncer la mort de Mina, lettre semblable A relie qu’elle atait écrite à sa mère, celte lettre, la voilà; qui la déchiffrera, maintenant?

(Il U jatte, enflammée, aux pied* 4a Claire.)

CUIRE

Ah 1 vous avez juré sa mort, monsieur...

IIIÉTRIcn.

J'ai juré que Franlzia recouvrerait l’honneur.

CLAIRE, frtnraal à Fraalria, A (Vitrine limita.

Eh bien! si ton peux' te renie, je ne te renierai pas, moi.

(sa rriAtiraani vm *-u mari al tombant à »*• pitdi.) Je SUIS ÏM mère,

monsieur! je suis sa mère!...

VAN DELRERG.

Sa... sa... sa mère!... Vous, vous!... (il e«anca tan rtia »*re Rtraur; p«U iVrrtiant tout k coup. Il étOie ra uorIuU.) Malheureuse !...

malheureuse!...

CLAIRE

Tuez -moi! mais empêchez la mort d’Horace, car c’est la mort de notre Frédérique.

VAN DELRERG, anéanti.

Ainsi, vous m’avez trompé... vous vous êtes jouée de mon crédule amour; vous avez usurpé \ingt années de tendresse it de dévouement... èt parce que aujourd’hui U.» hasard jette sur vos pai le fruit de vc:rc honte, vous croyez qu’il vous suffira, pour que je vous pardonne, d’éclater en sanglots, de

vous traîner à mes pieds en criant : Je suis sa mère!... Un pardon, à tous!... mais vous me croyez donc le plus lâche des hommes!.,.

CUIRE

Je sais que vous êtes le cœur le plus noble, et je vous aurais tout appris , sans la violence qui in'a été faite jusqu'au pied de l'autel ; et Dieu m'est témoin que depuis le jour où j'ai porté votre nom, j'ai racheté par le désespoir et les larmes cette faute du pa&é! Dieu m'est témoin que je vous ai donné tout mon amour, toute mon Ame, et si je donne aujourd'hui mon honneur et ma vie, c’est pour vous conserver notre enfant !... Encore une fois, monsieur, je ne vous demande ni pitié ni grâce ; je vous cric à genoux : Publiez ma honte et tuezmoi; mais sauvez Frédérique, mais sauvez notre fille!...

VA R DCLBERG.

Ah ! d'un mol vous venez de chasser toute la joie de mon âme; vous venez de renverser tout le bonheur de ma vie! (a DÂcuicfc.) Pour vous monsieur, vous qui n'avez pas craint d’anéantir la preuve de votre paternité, homme sans honneur et sans Ame ! Dieu vous cliAticra.

Mtnuca.

Monsieur!

VAN DELKCRC, à Cl J Ire, moi U rcginler.

Vous avez la preuve que cette fille est la vôtre?

CLAIRE

Oui, monsieur.

VAN DF.UIF.RC, k part.

C’est bien! Maintenant le père disparait, l'homme s'efTace... je suis magistrat! (a «h kuu •• icoxmuat w im*u«.) Venez, venez tous!

FRÉDÉRIQUE, rainai par U |»ueh*.

Mon père!

VAN DCLHERC.

Frédérique! (a pan, m i’«»i<n*M»t.] Devant elle, mon Dieu! devant elle !

(Il U fait piwr à sa gauche. Le comte d’Albarel, entouré dta Sergent*,

auivi de Pavillon, deacend delà priwn. Dra magistral* arrivant |>ar

la porte du tribunal, auivia d’autres citoyens. Au fond, gardien* et

guichetiers do la prison.)

Page 1