SCÈNE VII
CLAIR»
Mais la loi?...
FRARTZIA, »w mhUW.
Je saurai l'y soustraire, ou ne le forcera pas de m’é rimer quand j.‘ rerai. .
DIÉTRICH, CLAIRE, FRARTZIA.
DIÉTRICH, à Otite.
Vous m'avez fait appeler? (Aponmat un.) Frantxia!...
Hélas! mademoiselle, vous n'obUendre* rien de moneievr
t)E LA CHARITÉ
d'Albaret ; sa détermination est irrévocable, il est perdu sans retour.
FRANTZ1A, *»«c douceur.
Vous vous trompez, monsieur, quelqu’un le sauvera.
DIÉTRICH, •«UfMBt.
Vous?
FRANTHA.
Non, monsieur, c'est vous-même.
diémicr.
Vous êtes insensée, mademoiselle.
CLAIRE, »r«-én*e.
Monsieur Diétrich, il y a quelques jours, vous êtes venu me rappeler un douloureux passé.
DIÉTRICH.
Moi?
CLAIRE
Vous l’évoquiez, ce passé, pour imposer votre volonté à la mienne.
DIÉTRICH.
Madame!...
CLAIRE
Vous vouliez me contraindre à donner ma Cille à celui qui a cessé de vivre.
DIÉTRICH.
Wilfrid ! Plût au ciel qu’il n'eût pas repoussé l'arme que je lui oiTrais ; plût au ciel (lorlant «ne Intr» de HO jailiocorpa) que, muni de la lettre qui vous était adressée par Yolande Brünner, et de celle-ci quelle m'écrivait à moi-même; plût au ciel qu’il m'eût été permis de vous dire : Vous avez détruit le bonheur de ma vie, je veux, j'exige le bonheur de Wilfrid ! l’infortuné existerait encore, et le comte d’Aibaret ne monterait pas bientôt peut-être sur un échafaud.
CLAIRE -
Le comte d’Albarct vivra, monsieur.
DIETRICH
Ignorez-vous la sentence qui le frappe?
FBAMZIA.
Cette sentence est injuste, et sera réformée.
DIÉTRICH.
Réformée, dites-vous ?
FRANTZIA.
C’est l’orpheline, n’esl-ce pas, que la loi protège en moi? c’est parce que je suis orpheline quHorace doit s’unir à moi ou mourir?
DIETRICH
Oui.
FRANTZIA.
Eh bien ! j’ai un père, monsieur.
DIÉTRICH.
Un père!...
.FRANTZIA, lui iLmium! «b papier.
Lisez. Voici la déclaration que. dictait, en mourant, ceP.e Yolande Bi miner qui vous avait écrit la lettre que vous vent i de montrer.
claire.
Franlzia est morte, monsieur, et c'est Mina qui est devant
DIÉTRICH, liinaal êdi»pp«r la décl»r»l.On qu'il Tient de lire et *j«e tapraid
FNatcia.
Mon enfant! ma ûlle !... elle !...
CUIRE
Ah ! ne la repoussez pas!
DIÉTRICH, prrnant la main de Franlna.
.Moi, madame, je suis prêt à lui donner mon nom, ma fortune, et la place qu’occupait dans cc cœur relui qui n’est plus ; mais je ne le ferai, madame, que lorsque Hurace lui aura rendu l'honneur.
FtUNTZIA.
Grand Dieu!
cuire.
Que dites-vous, monsieur? —
DIÉTRICH.
Quoi! vous voulez que je me proclame hautement le père de celte jeune fille, afin que celui qui l’a perdue puisse donner son nom à une autre?... Quoi.’ vous, madame, vous, une
mère! vous si désireuse du bonheur de votre fille, si jalouse de son honneur, vous ne comprenez pas que je veuille effacer la honte de mon enfant? Que monsieur d’Albaret soit son mari, je la reconnnilrni.
FRAHTZIA.
Mais s’il refuse, monsieur, c'est la mort pour luil
DIÉTRICH, âic>cii|«caK*t.
Eh blén, soit, c’est la mort! Je ne lui sacrifierai pas à la fois et le souvenir de Wilfrid et l'honneur de Franlzia !
(Fianizia, Sptrdue, rrmouta ta icéne.}
CLAIRE
Vous voulez donc, monsieur, que ce soit mon honneur que je donne ?
DIÉTRICH.
Je veux que monsieur d'Albarel courbe U tête et répare sa faute. Vous êtes épouse et mère, vous vous tairez, madame.
CLAIRE
Ah ! vous êtes mille fois plus inflexible que la loi, mille fois plus cruel que le bourreau qui l’exécute!...