RAOUL, NICOLAS, ANNA, ADÈLE
Raoul ***.
Avez-vous fait votre visite à la famille Gamoy, Nicolas, aujourd’hui ?
NICOLAS
Pas encore... Mais, tenez, en voilà par ici un joli morceau delà famille Gamoy! (n m*im u droïu. — a*m »i Ad*i« pir»u-
(Ml, firlul cbxaa« an palis booqnM.)
ANNA
Monsieur Raoul !
Avec Nicolas!
RAOUL
Nous-mêmes, Mesdemoiselles, et bien ravis de vous rencontrer.
ADELE, aoitntl mi l«tir*.
Vous voyez : nous sommes venues faire les bouquets que M. Berton nous permet» de cueillir de temps en temps. Celui-ci pour notre bon père !
ANNA
Les fleurs joyeuses! Et celui-ci pour la tombe de notre pauvre mère : les fleurs du regret!
NICOLAS
Regrettez, mes chers petits cœurs, mais ne vous attristes pas pour toujours. Si vous n’uvet plus votre mère, dan» l'avenir vous y serez plus aimées que d'autre», pour compenser ça, par votre brave père d’abord, et ensuite par votre... par vos... parles... Enfin vous vous marierez, lari fiai un jour ou l’autre! et vous serez les plus adorées des adoré**
ANNA
Bon Nicolas !
* Daniel, Berlon, Raoul. Nicolas.
** BerUm, Daniel, Raoul, Nicolas.
**• Nicolas, Raoul.
*««• Nicolas, Raoul, Adèle, Anna.
LBS OHPHELINES UK SAIiNT-SKVKR.
Oui, petite soeur! c'est imprime là-haut! (a pin ) Allons, bon ! voilà mon oppression qui me reprend.
RAOUL
Nicolas parle comme un prophète. Fasse Dieu auc je puisse être un de ceux qui réaliseront la prophétie .. Cela dépend de votre père, Adèle; savez- vous quelle est sa décision?
ADÈLE
De nous marier, vous et moi. dès que votre position sera un peu plus certaine. 11 aime les arts et Ica artistes, mon père; mais il songe, dit-il, à l'avenir de ses enfants.
NICOLAS
Ce que dirait ma mère si on lui demandait ma main.
RAOUL
Ah! chère Adèle, comme je vais travailler! Vous m'aimez donc?
ADÈLE
Je vous estime tant !
RAOUL
Ce n'est pas me répondre, Adèle; toute l'estime du monde ne signifie pas un peu d'amour.
ADÈLE
Non, mais ça peut l'aider à venir (mu«i<|h «a »wdï*e s r*rrkxtr*)... notre mère nous le répétait en nous quittant.
ANNA
Oui, je ra'en son viens aussi, moi t « Chère fille, disait-elle, • l'amour mutuel qui donne tout en même temps et pour « toujours, c'est rare, mais si vous êtes demandées par un ■ cœur loyal qui soit à vous comme à l'honneur, quand a mémo vous n'aimeries pas d'amour, acceptes, mes filles, et a laissez faire au temps et à Dieu : l'amour viendra, ou quela que chose d'aussi beau, d’aussi étemel. » (u »•*;■{>« en»*.)
ADÈLE
Comprenez-vous, monsieur Raoul, et n'accepterez-vous pas, le jour où j'obéirai à mon père cl à ma mère?..
RAOUL
Ah t ai, si I Adèle, et je vous remercie déjà.
NICOLAS
A la bonne heure! j 'accepterais ça aussi, moi, car enfin, il ne faut pas être plus gourmand que la veuve Jolibois, larifia ! (a part.) Mais suis-je oppressé, mot!
ADÈLE
Savez-vous si le docteur est de retour? Nous aurions voulu le remercier.
RAOUL
U est de retour ; mais bien occupé en ce moment.
ANNA
Nous reviendrons, Adèle ; notre père serait inquiet d'une plus longue absence.
RAOCI..
Nous pouvons vous reconduire au moins, si vous le permettez.
ANNA BT ADÈLI.
Volontiers.
ENSRMBLB.
Air de Meidamei de Monte n friche.
NICOLAS, t pari, «a doanmi 1* Wu k Aar*.
Oh! quand nous lonaci eu*emble,
Mon cour,
Près d'Ann, », palpite et tremble De peor.
Je do suis, dans mon déliré,
Qu'un sol ,
Et je n'use plus lui dire Un mot!
SAOUL, ta prtnMl l« ferai d'AëiW.
Ob! quand nous sommes ensemble,
Mon cœur,
Près d’elle, palpite et tremble De peur.
Il semble que mon délire.
Bientôt,
Ne va plus me laisser dira Un mot!