BERTON, NICOLAS, MADAME JOLIBOIS
(Rtodisi »HB icHit, U. donriiif ta dr*»»rni 1« ren*crl «I rlAcatrnt In ordrn di dualrur.)
NICOLAS
Dame! .. monsieur Berton, j’ai peut-être bien l'air d* un jeune homme un peu malade.
MERTON
Toi! quand c'est si bêle d'être malade !
NICOLAS
Vous avex donc toujours de l'esprit, vous?
BEETON.
Allons, qu'est-ce que tu as?
NICOLAS
Le fait est que c’est assez bêle! j’ai do petite# fièvre# et do longues insommies, un manque d’appétit et de l’oppression : pur moments le cœur me bat et semble grossir comme pour m’étoufler, larifla I
MADAME JOLIBOIS, fi aiasl d'anlaar p*i la ■*!•««.
Il n’a rien du tout, laisses donc!
BFRTON, *• reMurn.nl.
Ah! vous êtes là, vous! (a Ni»i.*.j Voyons le pouls?., le cœur?
(il l'drowlf.) la lauglic? (M.A.m. Jolib.il s'approcha, f in-
Knidr, ramant* an fond *1 totirnt U •• p«MU.) lel yCUX ?
MADAME JOLIBOIS
Quand je vous dis qu'il n’a rien!
BERTON, t df ni voit «n io.ri.at tn u masrsts* Un «II*.
Si! Voulez- vou» parier que ce gatçou-lâ est amoureux?
MADAME JOLIBOIS, <1. tarai.
H tous a prié ne me le dire?
BERTON
Il m'a prié... vous été» folie, donc. Qu'est-ce vous venez faire encore f
Est-il aimable 1 je viens vous consulter, donc ! et je vais vous expliquer...
BERTON
Ne m'expliquez rien, grand:- dieux ! et mettez-vous à la diète. MADAME JOLIBOIS.
Gommcul à la dièle! moi?
BERTON
Je vous ai dit cent fois que vous développiez trop votre appétit, que c'était votre seul mal et que vous p aviez rien, entendez-vous? absolument rien.
MADAME JOLIBOIS
Merci bien! (a p»n.) Il n'y comprend pas une syllabe! (a Ni«ol*«.i Ah! nous Minime* dan» du belles main», Nicolas ! (t»i
domntiqur» apporlasl II l.bT« Mal* Serai*.)
NICOLAS
Eli bien ! docteur ?
BRRTON, gaiement.
Eh bien! mon ami, lu lombes aujourd’hui très- bien. J’ai beaucoup de malades dans ta position, et c’est à table que je les traite de temps en tempe... aujourd'hui, par exemple; et comme je veux que tu guérisses vite, tuvasdincr avec itou#... Tous le# mets *ont préparés, niais lu ne t’en apercevras pas. NICOLAS.
Ma foi! je veux bien; mais U*# épreuves?..
BFRTON.
Tu les reporteras après diuer. La santé avant tout!
Pour vous, homme cruel, pour vous, cl ça se voïl bien, car vous vous poil- z ,\ ravir; mai# il faut vous prendre comme ça, quoi I et je vous permets de me placer à cûlé de vous à table.
BERTON
A quelle labié ?
I MAD AMR JOLIBOIS, xaairtai U ulil* ami*,
i Mais... à celle-ci. Ne m'arei-vous pas invitée tout à l’heure? BERTON.
1 Je vous al invitée a la diète tout ù l’heure. D’ailleurs, je u’a» que de# hommes à din« r.
MADAME JOLIBOIS
Eh bien! je mange comme un homme. Mais décidément tous êtes dans un mauvais jour, je vous cède la place. BRRTON.
Je vou# remercie, madame Julibni».
MADAME. JOIIBOIS.
, U nie remercie, l'impertinent: Douteur, vous insultez l’hu- ! inanité, v.»u* ne la suiiiagez pas. Adieu 1 vous ne me reverrez
I j Allia *! (EU* wn furieuse p»r la drait* *« ■«»..»! ou la» ln*ii<« dascendcat d* 1» malsoa dan» I* jardin.)
* Jolibois, Ber tou, Nicolas.
LUS ORPHELINES DE SA1NT-SEVER