‹ Les orphelines de SaintSever comédievaudeville en un acteChapitre 17 sur 87 · BERTON, NICOLAS, MADAME JOLIBOIS · texte numérisé non relu

BERTON, NICOLAS, MADAME JOLIBOIS

(Rtodisi »HB icHit, U. donriiif ta dr*»»rni 1« ren*crl «I rlAcatrnt In ordrn di dualrur.)

NICOLAS

Dame! .. monsieur Berton, j’ai peut-être bien l'air d* un jeune homme un peu malade.

MERTON

Toi! quand c'est si bêle d'être malade !

NICOLAS

Vous avex donc toujours de l'esprit, vous?

BEETON.

Allons, qu'est-ce que tu as?

NICOLAS

Le fait est que c’est assez bêle! j’ai do petite# fièvre# et do longues insommies, un manque d’appétit et de l’oppression : pur moments le cœur me bat et semble grossir comme pour m’étoufler, larifla I

MADAME JOLIBOIS, fi aiasl d'anlaar p*i la ■*!•««.

Il n’a rien du tout, laisses donc!

BFRTON, *• reMurn.nl.

Ah! vous êtes là, vous! (a Ni»i.*.j Voyons le pouls?., le cœur?

(il l'drowlf.) la lauglic? (M.A.m. Jolib.il s'approcha, f in-

Knidr, ramant* an fond *1 totirnt U •• p«MU.) lel yCUX ?

MADAME JOLIBOIS

Quand je vous dis qu'il n’a rien!

BERTON, t df ni voit «n io.ri.at tn u masrsts* Un «II*.

Si! Voulez- vou» parier que ce gatçou-lâ est amoureux?

MADAME JOLIBOIS, <1. tarai.

H tous a prié ne me le dire?

BERTON

Il m'a prié... vous été» folie, donc. Qu'est-ce vous venez faire encore f

Est-il aimable 1 je viens vous consulter, donc ! et je vais vous expliquer...

BERTON

Ne m'expliquez rien, grand:- dieux ! et mettez-vous à la diète. MADAME JOLIBOIS.

Gommcul à la dièle! moi?

BERTON

Je vous ai dit cent fois que vous développiez trop votre appétit, que c'était votre seul mal et que vous p aviez rien, entendez-vous? absolument rien.

MADAME JOLIBOIS

Merci bien! (a p»n.) Il n'y comprend pas une syllabe! (a Ni«ol*«.i Ah! nous Minime* dan» du belles main», Nicolas ! (t»i

domntiqur» apporlasl II l.bT« Mal* Serai*.)

NICOLAS

Eli bien ! docteur ?

BRRTON, gaiement.

Eh bien! mon ami, lu lombes aujourd’hui très- bien. J’ai beaucoup de malades dans ta position, et c’est à table que je les traite de temps en tempe... aujourd'hui, par exemple; et comme je veux que tu guérisses vite, tuvasdincr avec itou#... Tous le# mets *ont préparés, niais lu ne t’en apercevras pas. NICOLAS.

Ma foi! je veux bien; mais U*# épreuves?..

BFRTON.

Tu les reporteras après diuer. La santé avant tout!

Pour vous, homme cruel, pour vous, cl ça se voïl bien, car vous vous poil- z ,\ ravir; mai# il faut vous prendre comme ça, quoi I et je vous permets de me placer à cûlé de vous à table.

BERTON

A quelle labié ?

I MAD AMR JOLIBOIS, xaairtai U ulil* ami*,

i Mais... à celle-ci. Ne m'arei-vous pas invitée tout à l’heure? BERTON.

1 Je vous al invitée a la diète tout ù l’heure. D’ailleurs, je u’a» que de# hommes à din« r.

MADAME JOLIBOIS

Eh bien! je mange comme un homme. Mais décidément tous êtes dans un mauvais jour, je vous cède la place. BRRTON.

Je vou# remercie, madame Julibni».

MADAME. JOIIBOIS.

, U nie remercie, l'impertinent: Douteur, vous insultez l’hu- ! inanité, v.»u* ne la suiiiagez pas. Adieu 1 vous ne me reverrez

I j Allia *! (EU* wn furieuse p»r la drait* *« ■«»..»! ou la» ln*ii<« dascendcat d* 1» malsoa dan» I* jardin.)

* Jolibois, Ber tou, Nicolas.

LUS ORPHELINES DE SA1NT-SEVER

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