‹ Les orphelines de SaintSever comédievaudeville en un acteChapitre 18 sur 87 · SCÈNE XII · texte numérisé non relu

SCÈNE XII

BBRTON, NICOLAS, DANIEL, RAOUL, uni»», DOMSTIliMS, ' ■■

CHOEUR ItES IR VI TES.

Air de Z umpii

A «ou*, docteur, cc litre quVn envie Et qui von* fait rhevalirr du l'iioimeor!

Le vau de «eut qui mu» duiit ni li vie,

C'ctt qu'A l'houneur *« joigne le bonheur.

BER TON

Merci, mes amis, merci ; vos félicitations ont un prix que je sais apprécier; crojex que j’aurai toujours À cœur <lc les obtenir, et qu après iuoi mon (Ils saura aussi les mériter ; et maintenant, à table!

TOUS

À table ! (il* »e jiIinoi. «1 un damnliqua url I chacun dn NICOLAS, é ptn, *n rr(irJaM loul le mon j».

Dire que tout ce monde-là est malade !

IUOUL. pN« de N, toi»*.

Eh ! mais voilà une bonne fortune! mon ami Nicolas Vaubet l pour vobiu de table.

BCRTQH.

Oui, mon cher Raoul. (à»mm« monsieur Vaubert me consultait sur un mal terrible qu'il éprouvera un jour, je lui ai dit (App»y»m.) que tons me» convives à ce repas étaient des malades... a« !•■*.) de sa maladie, que je traitais

gastrosaphiquement. Vous entendez, Nicolas, gastroso...

NICOLAS

Phiquement, docteur. Oui! allez toujours! je me résigne. Bah ! le régime lie me parait pas trop répugnant, (u* do«»>-

«Iqoa Ul pana le pUt.)

BERTON

Oh ! ce sont des drogues choisies. Eh bien ! alors, un peu de ce madère préparé puur arroser ce filet préparé.

RAOUL

A la santé du docteur!

IERTOM.

Déjà?

DANIEL, ."animai.

On ne saurait y boire assez idt, mon père.

TOUS

A lasanlé du docteur!

NICOLAS, apr*« mit bu, *1 *» rnmni ua *re«nd «*m d* m»d#r«.

Ça ne me déplaît pas, cetu* prépar.ilion; ça cha-»t» mes nuages, ça balaye mon cerveau; ça doit coûter cher, mais ça câline mes neif» et ça me donne envie de chanteri nr.

DANIEL

Eh bien! chantez, mon ami, c'est permis à nos malades.

NICOLAS

Gare alors!., c'est de moi, par exemple. (cbaniui.)

Quand on a mal aux nerfs Il faut êir* millionnaire Pour pouvulr s'en doonemr Et n’ boire que «ta madère.

(Porté.) Préparé.

Larifla, Ba, (la, etc., eto.

TOCS.

11 est charmant.

NICOLAS

Eh! mon Dieu! j’en ferais comme ça pendant des centaines d'années, moi; il n'y a qu'à loucher le ressort.

UKRTO.V.

Messieurs, attaquons cette volaille préparée, préparée dans

la Ville du Mans, (il pa»ta la lol.ill* A un dMiaaliqaa pour la dveoupar. qui mm ne an tari A thsqu» par***** J

Raoul.

Quant aux trufTcs qu'on lui a placées dans le ventre, elles ont été préparées dans le Périgord par di s messieurs sales comme des porcs, et qu'on récompensait par des coups de bâton sur la ligure.

NICOLAS

Des truffes!., je connais ça; c'est les pomme* de terre des goulus qui sont riches.

MERTON

Et des malades comme vous, Nicolas...

DANIEL

Avec cela, Messieurs, je vous r> commande cc tonnerre.

On va manger du ton liera* !

RAOUL

Non! en boire; et à une meilleure santé, mon paum ami !

* Daniel, Barton, Raoul, Nitola».

NICOLAS

Oh ! ça va mieux ; mais un grand jeu de traitement comme ça, ça doit coûter son pesant d'or; mais bah! Tiens! vous vanez de pousser le ressort... (ebuuc)

L'or est une chimère Qui M sert qu’a se faire Du» jour» pleins de tonnerre Par-duvaol des notaire».

(péris a BertM.) Et ça n'est pas préparé, ça, docteur LiriÛa, Ba, fia !

TOUS

Bravo! bravo!

NICOLAS

Bh bien, docteur, ce n’est pas pour vous flatter, non, là, miment, je suis bien I

BERTON

N est-ce pas? Et maintenant on peut voua dévoiler l'horrible vérité. Nicolas Vaubert, il y a un nom pour votre maladie, un nom grec, et anglais, et latin, et chinois, universel enfin, c'est ., l'amour.

NICOLAS. U Mi» Ht la Mir,

Ah!., je m’en doutais, et j'en avais peur, et je disais, pas possible! comment! je suis amoureux.

TOCS, A l’uni >***).

Il est amoureux]

NICOLAS, Uni hiM.

Ah I monsieur Raoul, ne dites à personne que c’ait de mademoiselle Annal

RAOUL

Bon i heureusement, on n'a pas entendu I on ne le saura

pas, Nicolas I (il Mil <«a»*aaoi« A »»oir.)

RRRTON, tntrer CbrlMiM.

Ahl voici le café! Une chose que les médecins ne permettent guère, Messieurs I

DANIEL

Et dont ils usent beaucoup.

raocl.

Les accapareurs I

BERTON

Ahl bah! aujourd’hui, je l'ordonnel

RAOUL

Air de la Fie de Bokim*.

Pim vermeil qn'no vin rt'E.pageo,

Rempli d’or <l»n»t.v couleur;

Plus cl»ir qu'un vto de Cl.ampagne,

Plein de l'eu dm* la chaleur...

0 calé! U chère ivimso,

S.iot effleurer fa ta-wo.

Grise jeunesse rt vieillesse, lllumiDe I boruoD ’

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