RONDEAU
Ail do Roie et Marguerite.
Gloire k cet art qui luit et qui récunde En éclairant le bien, le vrai, la beau :
Dans le chemin ou marche le vieux monde,
(/imprimerie «1 un poite-flaniheau!
Quand Gutlenberg, palpitant tl'cspérance.
L'eut enfantée et loi donna réveil.
Ton» le* démons créés par l’Iguorance Jurèrent mort A ce futur soleil...
Mais, dévouée aux penseurs, .un poêles.
L’imprimerie, en hr ll.int sur nos maux ,
Noua a guides cent fois dan* nos tempêtes.
Sous a cent fois préservés du chaos.
Embrasse* donc galment , avec courage ,
Ce fier étal , plein de gloire et d'attraits,
Et dlles-vous, peiirhe sur votre ouvrage :
Je fais ma part dan* l’œuvre du progrès.
L’art de Franklio fait grandir tou* les âges,
Pousse le globe où la vérité luit.
Et fait qu’enfin des milliers de sauvages.
Brûle* hier, «ont homme* aujourd'hui.
Sans ce grand art, les peuples de la terre, Vieillards-enfants, encor dans le berceau ,
Ignoreraient Lafontnne et Voltaire,
Ne connaîtraient si Pascal, ni Rousseau Mais de penser ayant connu l’euvie,
L’ouvrier peut A présent, n'importe où,
Liro roman, histoire, poésie,
Dans un recueil qui ne coûte qu’un sou!
Alimentant une immense industrie,
De ccnt métiers admirable moteur,
Tout autour d’elle, on volt l’imprimerie Donner le pain, la lumière et l’honneur.
Bénlssons-la , nation* fécondées.
Car eu tout temps c’est la sublime ma u Qui, dans lus fronts, va semant les idées,
Dont la moisson nourrit l'esprit humain.
Le progrès dort quand ce grand art sommeille.
Quand il te tait l'esprit meurt ou s'enfuit :
L’imprimerie A la France est pareille,
Supprime*-!» , dans le monde il fait nuit!
Gloire A cct art qui brille et qni féconde En éclairant le bien, le vrai, le beau :
Dans le chemin où marche le tieu* monde,
L'art d« FrancAlin tient levé ton flambeau!