SCÈNE PREMIÈRE
ADÈLE, poi, RAOUL.
(le l**o r du rideau, Ad«1» travaille A *a table.)
ADRl regardant dai» la ru».
Rien encore n’a n mue derrière les jalousies de sa fenêtre r serait-il absent? serait-il parti? dois-j. m alamni ? oh: non! non 1 ie suis aimée. J’entends l’espérance chanter tiaiis mon comr ! et je chante avec elle ma chanson favorite.
Air de la Saur de t Roixiynolt (Bonotsij.
J'aitno à chanter dès mon réveil,
A chanter comme l'oiseau chante.
Comme rayonne ie soleil,
Et comme le ruisseau serpente ;
Je cli;inl« ot j’y met* mon bon Leur,
Comme le papillon sautille.
Comme l'abeille aiinc la leur, bit.)
Et comme an* rieo* l'étoile brille...
* Daniel, Bt rtoti Jolibois, Ad>-le, Raoul.
** Berlon, Nicolas. Jolibois, AdHe, Raoul, Anna.
J’aime à chanter voilà penrqMt,
Pourquoi ma vie,
Esl uuc nii:lo*lle.
Voilà pourquoi (Ms.)
La saur de* rossitttioli, c'est moi. (Ms.)
ou. *» remet » tr*v«i|]«r.)
RAOCL. vninnl par la dralta*.
Mademoiselle Adèle, je tou» offre le bonjour.
A Dt LE.
C'est vous, mondi’iir Raoul, merci!.. Pas de bruit, n’est-ce pas* Anna vient de bï-udormir.
RAOUL
Chère enfant! comment est-vile aujourd'hui?
ADELE.
Mieux Le docteur Del tou m> donne de l’espoir.
RAOCL.
Pauvre enfant 1 elle a eu tant d'épreuves à subir, tant de crises à traverser depuis la mort de voire père! (n P i»sd «a#
«baiat «t l'atticd.)
ADÈLE
Oui, il y a bientôt deux an»! c'est que nous sommes restées bien pauvres en restant orphelines!..
RAOCL.
Et que vous étiez trop Gères pour rien accepter de personne, même du docteur Berlon...
Oui voulait nous aider malgré nous! C’est pourquoi, ne trouvant pas assez de ressources à Rouen, nous sommes parties pour Paris, où voua veniez vivre presqu en même temps, ainsi nue M. Berton. H
RAOUL
Oui. une émigration général» ! jusqu’à madame Jolibois qui a voulu suivre son médecin ordinaire.
ADELE.
Et quant à Nicolas, il n'y avait pas eu moven de l’empêcher d’accompagner st* sœurs de lait. Mais une fuis à Paris, nous avons bien souflort jusqu’à ce que je me sois mire à graver e la musique... et même eucore après!., mais bah! j'ai foi dans l’avenir, moi!..... Vous veniez, sans doute, clicrener la partition que vous m'avirz recommandée , monsieur Raoul... vous allez me trouver bien pares»» use, ce n est pas encore fini...
RAOUL
Quelle peine pour n»oi de vou* voir ainsi travailler du malin au soir et souvent du .-o»r au matin ! (ru. dM**a«at.) Vous qui ne sembler mise au monde que pour être aimée.
ADELE.
Si je n'avats pa> été mise au monde un peu aussi pour autre chose, qui donc aurait gagné ce qu il faiiait à ma sœur? Allez! que ce soit à ceci ou à cela, un peu ou beaucoup, on est au monde pour travailler!.. Mais vous, à qui je dois d avoir eu de l’ouvrage, monsieur Raoul, vous qui m'avez lait connaître aux éditeurs, je vous garde-lai une reconnaissance éternelle I
RAOUL, m
De la reconnai*.'Uiicc ! loujouial et rien déplus! dites donc que vous nepouvea m'aimer "et que ce con-entement qu’autrefois vous étiez pièle 4 me donner, en vous rappelant les paroles de votre mere, vous ne pourriez plus le répéter aujourd'hui...
ADEI.K.
Taisez-vous, monsieur Raoul, vous vous trompez.
RAOCL.
Rb bien! si je me trompe, souvenez-vous que vous tenez daus vos mains mou avenir, mon bonheur I et donnez-moi une réponse bientôt ! je vous eu prie 1