‹ Les orphelines de SaintSever comédievaudeville en un acteChapitre 33 sur 87 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

NICOLAS, ANNA, pub BERTON, « ADÈLE.

ANNA, «orlani de n rb«»brr.

Adel* ! OU es-tu, Adèle? (Entrent et rtfirdint eu dckart.) Ah !

mon Dieu ! je rêvais que c'était ma sœur qu'il aimait !

(«Ile tirai t‘>M«*ir » f a..«k.\)

Nicolas.

C’est mol, ma petite soeur do lait... si jolie!..

UKBTON, entrant **.

Et c’est moi atis*i, ma petite malade! (a MmU».) Bonjour, mon garçon !

NICOLAS

Bonjour, monsieur le docteur.

ADELE, lui offrant an, (balte.

Prenez donc la peine de vous asseoir, docteur.

RF.RTON, t'attelant, t Anna.

Eh ! mais, nous avons l'air joyeux de la bonne santé, ce matin.

NICOLAS

Quand je vous dis qu’elle n'a qu'un gros rhume.

BERTON

Tu veux donc me débarrasser de ma clientèle, toi, Nicolas, tu veux mes places, me9 hôpitaux, ma croix ?

NICCLAS.

Par exemple! porlez-la, votre croix, ce que j'en dis, moi, c’est que...

ADÈLE, riant.

C’est que vous en savez bien plus que les médecins , c’est convenu... Me permettez-vous de me remettre à mon ouvrage, docteur, en attendant le déjeuner? (eii« m na« » a« tabla.)

BEÎITON.

Mais je vous en prie L.

NICOLAS

Kt moi, ai-je le droit de revoir quelques épreuves, U sur le bout de la table ? (il l'tidnl » l'utre boat de U ubb.)

ANNA

Tout & votre aise, mon ami !

BERTON, i Anna.

Je vous trouve bien, mon enfant, je constate surtout avec joie une disposition morale inliaiment meilleure, et qui réagit heureusement sur le mal physique.

NICOLAS, bat, i l<si-a>éin«.

Sur le rhume !

BERTON, «ostinaini.

Malgré cela, et même à cause de cela, je vous dirai comme toujours : l’air serait meilleur pour vous à Autcuil qu’à Paris : putcqnc j’ai par là une jolie habitation , pourquoi u'y pas i venir demeurer avec moi, vous et votre sœur?

* Anna, Nicolas.

M Atuiii, Bertun, Adèle, Nicolas.

NICOLAS

Et moi donc ? larifla !

ANNA, «tac an peu d'emlurru cl rrgtrdaal intolanttixarai tu

dtliara.

Ah!., j’ai mes habitudes ici...

BERTON

Adèle, vous devriez la décider...

ADELE, ne paoitni «‘tppéehtr d'envojtr ta dffcor* an rrgtrd que Kitaltt

■virprend.

Que voulez-vous, docteur!., je ne sais pourquoi je tiens aussi à cette petite chambre. L'air y est pur. Le soleil y vient de bonne heure! si bien qu'Anua étant guérie, avec du travail et mon caractère joyeux, ma fui, moi, pour ma part, je me trouverais heureuse et je chanterais davantage encore, moi que vous avez surnommée la sœur des rossignols connu.' la chanteuse de ma chanson.

IIBRTON.

Allons, allons, je vois qu'on se porte gaiement aujourd’hui. (Refjrdtni Aon*, a part.) Pauvre Aima! (iitui.j Mais vous cliautcrii-z aussi à Autcuil, ma maison touche au bois de Boulogne dont les oiseaux accompagneraient vos refrains.

NICOLAS, «a IttlM*.

Oui; mais, docteur, ce qu’ Adèle ne vous dit pas, c'est qu'iri la vue est jolie comme un cœur t Voyez-mol plutôt cette petit»* croisée eu face avec des fleurs ; voilà qui est mignon ! el quand le vent pousse par Ici le paifuin des géraniums et des rosiers...

BERTON, A Ui-mrinc d «altmal.

Que veut.il dire?... Est-ce que l'amour rôderait par ici?

ANNA

Taisez-vous donc, bavard !

ADELE.

En voilà assez, Nicolas. Nous n’avons pas encore aperçu madame Jolibois aujourd'hui.

NICOLAS

Vous en plaignez-vous? ciel de Dieu!

ANNA

Pourquoi pas. Elle a scs ridicules; mais elle est amusante et obligeante. Vous êtes doue bien partait, vous?

NICOLAS

Mot! oh! par moments. Le dimanche 1 mais c'est aujourd'hui samedi.

RBRTON.

Et comment se fait-il que madame Jolibois ne me devine pas ici el n’accoure pas bien vite?

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