‹ Les orphelines de SaintSever comédievaudeville en un acteChapitre 37 sur 87 · MATON · texte numérisé non relu

MATON

Tu rs ton atelier là, eu face, de i autre côté de la rue?

DANIEL

Non pas mou atelier, mon père, mais un petit logement pour...

BERTON

Pour regarder dans celui-ci ?

DANIEL

Quoi! mais comment avez-vous appris...

BERTON

Dis-moi d'abord, toi, ce que tu riens faire ici, en ce moment ?

* Anna, Berton, Adèle, Jolibois, Nicolas j, lus au fond.

'* A u in, Adeli , Bcrton, Kieoku, Jolibois.

*** Daniel, Itertoo.

DANIRL.

Mais vous te savez! puisque je vou* trouve, au lieu de celle à qui je venais me nommer... Oui, mon père, II* lui'ard m a fait rencontrer à Paris ces deux charma i s filles que j'avais entrevues chez vous, à Saint -Se ver; ji me puis infonné, j’ai su leur nom, leur demeure^ et sou' un nom quelconque, car je ne voulais reprendre le voire qu’au jour de la gloire, je suis venu louer une chambre là, vis-a-vij d’elles ; mais alors, elles étaient encore en deuil, et tant qu'a duré ce deuil, je n'ai rien dit, rien écrit ; je n’au donné aucun signe d exUlcnce, me bornant à regarder celle que j’aime, caché derrière ma fenêtre... D'ailleurs, je voyais venir souvent ici mon ami Raoul, j’aurais voulu l'embrasser, mais j’étais forcé de te regarder comme un rival...

BERTON

Comme un rival 1

DANIEL, mm l'initrroaipr*.

Et j’attendais... Un jour le deuil cessa, je commençai à signaler tna présence ;ie fl* pressentir mon amour par ces nulle riens chai niants que les amoureux comprennent si bien; il me semble que le mystère, dont je m’entourais, parlait pour moi, enfin nos yeux se rencontrèrent.

BERTON

Mais dis-moi donc de qui tu partes! J'imaginais bien ce que tu viens de me dire, mais dans ce logement où nous sommes, elles sont deux soeurs qui vivent ensemble... laquelle des deux limes fut

DANIEL

Adèle, mon père. j« R«n«*.} El je voulais avoir au-

jourd'hui avec elle une explication au sujet de Raoul...

BERTON, q«i flot.

Ohl malheur! malheur ! pauvre Anna!

DANIEL

Que dites-vous, mon père?

BERTON

Je dis que toute faute traîne après elle ses châtiments inattendus, et que j'ai commis plus d'une faute, moi. Daniel, envers ces jeunes filles : j’ai laissé mourir leur pore, mais toi qui m'as fait oublier mon devoir, tu es coupable comme moi. tu as dû partager mon remords I

DANIEL

Mon père, éparguez-moi I

BERTON

Eh btenl en te cherchant dans Paris, j’étais sous l’empire d’une idée obstinée que le devoir d'une réparation m'inspirait. la*s orphelines ayant toujours tout refu> : de moi, je voulais que tu époiusasses l'une d elles... Anna eluut airuée par un brave ouvrier, je le destinais Adèle.

Vous me la destiniez! quel bonheur!

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