DANIEL, ÜERTON, ANNA, MADAME JOLIBOIS, ADÈLE
(Au l««cr du fidrau Anna, ca eotiuae de marié*, aal attisa tout ]«» ;*ai de !>»ni«l •(«• i Ira. aille à ton portrait debout daraul U aheialct. Adrle «tt ***''* M P 1,1,0 ■ Ma. lame Jtliktit, attita dant un fauteuil, brade dr» br<lelltt. Le docirur ta et tient de |*uo h l'attira.)
Allonj, mon cher Daniel, faites-moi bien jolie pour que ma vieillesse puisse un jour admirer ma jeunesse!.. Dennis deux mois que ce portrait est commencé, que de doux instants j'ai lusses là devant vous, pendant que vous travailliez...
BER TON
Et pendant qu'il ne faisait rien ! Puisque enfin vous avez consenti à venir habiter Autcuil avec moi...
ANNA, lui veodtnt la a»ai«.
Lue ni le accepte tout de son père! (lugarj.n. Adit*.) Et une **ur accepte tout de sa sœur, n'est-ce pas, Adèle?
ADÈLE, tout ««jouant du piano.
Oui, mon Anna!
MAU A MK JOLIBOIS.
Rjen ne vous attachait plus à votre mansarde, puisque le
«oisin vous simili (ci... (V ) Je Louve iuïlcom-
mcuceà faire...
BKBTON.
A faire chaud? Au mois d'avril!
MADAME J0LI80IS, te IcetM.
yuoi, chaud ! Je dis qu'il commence à faire faim ici, pas sez-raoi le mot! Vous ne trouvez pas? (rii« «. prt » da bbJm**.] Daniel, l'tioïgaaai.
trait lr0Ute ^ ue vous P arlra beaucoup, moi, ça me dis-
. ANNA, |tlfmenl.
Ne vous fichez pas, Daniel ! madame Jolibois fera un effort et nous nous tairons... Silence donc, madame Jolibois!
. ADÈLE, bat à B«rioa.
Est-elle joyeuse ! {Do«**m,« « *„ SUence donc, madame Jolibois! *
* Amw, Berton, Daniel, Adèle, Raoul, Nkolas, Joliboii.
* Daniel, Jolihoi*, Anna, Bcrlon, Adèle.
BRfUON, i Adlfa.
Joyeuse comme les oiseaux de ce printemps! C’est quelle a la santé du corps et la santé du cœur! (s« rai«*ant «t •« „««!««.) Silence donc, madame Jolibois !
Madame Jolibois, c'est insupportable !
MADAME JOLIBOIS. datant.
Ah! (se contenant.) Tas d'ingrats! Et lui aussi ce docteur insensible! Il ne mérite pas les bretelles que je brode pour lui !
(Elle ta remtt dant ton fanicnil *.)
ANNA
Mais si tu chantais, toi, Adèle, au lieu de chucholtcr avec le docteur! Quand on voit parler sans rien entendre, on croit toujours qu'il se dit du mal de vous!.. Priez-la donc de chanter, Daniel.
DANIEL
J’ai toujours grand plaisir à entendre mademoiselle Adèle !..
ADÈLR.
Oh 1 je ne refuse pas! (cb*r*b*M dant .a »«;.,«*.) Voyons donc!..
ANNA
Silence, madame Jolibois!
DEIITON.
Madame Jolibois ! silence !
MADAME JOLIBOIS
Ah! c'est trop fort'., quand je m'étrangle à ne rien dire !..
ADÈLE, jouant la ritournelle.
C est lé Wté du CÛfUr. Jeu* chante en regardant par intitait Daniel coatate malgré aile.)
Air du Rêve du catur. (Abnaod.J J’ai cru trouver dans un jour •!« tristesse.
Le cœur aimant que désirait mou cœur.
Pour croire à lui, pour h:' bénir sans- cesse,
El je disais : Ce sera le bonheur.
Mais cet espoir qui vers Dieu nous «-lève,
Il faut déjà par les pleurs l'expier!..
Allons mon cœur, nous avons fait uu rêve, »
Eveillons-nous, et (Action* d'oublier. > *'*■
iNNA.
Je la reconnais, celte romance! J aimais beaucoup à la chanter quand je désespérais de lavcnir!
MADAME JOLIBOIS, a.*« mélancolie.
C est l'histoire de bien des cœurs!!!
DANIEL. A pan.
Oh! moi aussi ta pourrais la chanter! (h»». '; Merci, Adèle, assez, as^ez! d ailleurs... (il qaiu* »a p»i«iu.| J'ai Uni. (tt »..* < 1 *
travailler «t quitte ion «bavalti.)
ANNA, te leeant «t «liant regarder i»n portrait**.
Ah! c’est charmant ! Suis-je vraiment aussi jolie que cela?.. Que je vous embrasse, Daniel ! Vous êtes un grand nrlislc !
(Daniel lembraaea au front. LU* «a rntniie dépoi*r tur un arable M «aront* klineli*. B«r1«n et madame Jo’iboit «ont >«nu« autti regarder I* ppr- Irail.)
BKBTON.
Je le crois bien, un grand artiste! l’n peintre qui attend à cJianue instant la nouvelle de sa nomination de prix de Korm 1 par 1 Institut !
ANNA
Comme M. Raoul Harmaot, que sa cantate vient de faire grand prix de Rome... (Allant a Ait*i«.) Oh ! nos maris seront véritablement frères, et tu dois déjà être heureuse cl glorieu-c toi, Adèle !
ADÈLE
Je lo suis certainement... (a fut.) Heureuse surtout! (Elle «.
îera la pnrtiah .)
MAD AMR JOLIBOIS, A pan.
Tout le monde finira par ôire heureux 1 Excepté moi...
DANIEL
Oh ! oh! le grand prix!., je ne l'ai pas encore!
BEHTON.
Non, mais tu vas l'avoir, tu le sais bien! Que fait-il donc, notre ami Raoul! On ne l’a pas encore vu aujourd'hui.
DANIEL, * pari.
On ne le verra pas !
ANNA
Ses affaires l'auront retenu. Et puis, Auteuil, c’est encore kun! Ah çà! Adèle, quand donc ton mariage avec lui? (s. Ir tournam ter» D»ni«i.) Et le oMiv, Monsieur? Docteur, écrivez donc pour avoir les papiers nécessaires... Il faut en fiuir, n'estce pas, Daniel.
Daniel.
Oui, il faut en finir.
* Daniel, Anna, Jolibois, Ih-rton, Adèle.
" Aima, Daniel, Jolibois, BerUm, Adèle.
*** Adèle, Jolibois, Bertou, Anna, Daniel.
LES ORPHELINES DE SAINT-SEVER
MAbAME JOLIBOIS. * Adila.
Moi, les papier* de muriage, ji* le» porte tou jours sur moi ! Mais c’esl tout de munie drôle que vous n'ayez pas faim !
ADELE.
Mais on peut déjeuner!
RHITON, n*>rnirn<.
Faites dresser la labié, inadimo Jolibois, et si le déjeuner est bon, si ou lui fait honneur, je vous donnerai...
M 40.01 h Jolibois.
Quoi donc? Vous me fuites mugit !.. Un mari?
Bkrton.
Non 1 je nVn liens pas... Une cmiMillalion.
h a u. ote JOl UiOIS.
Bnflu! D- mis que voir m'avez dumiinrié de loger chez vous pour conduire votre ma sou. et au fond je crois que • 'était pour v««u$ débarrasser ue moi... voil i la première parole gracieuse que vous me dites, (a *Uc-in«fl>r. Un - consultation ! Mais e>bil aimable doue! Strail^r un adk imuutucul à me parler de mui iugi ?
Daniel, j'ai deux mots à le uire, mon ami.
DAMËl..
A vos ordres, mon père!
ANNA
Moi, je vais quitter ces babils do noces... c'etl dommage ! je me sens si heureuse aiii'i !
IlERTON, « Ad ni.
A bientôt, chère enfant.
Air do Sermfnr.
C’e*t lentement que tout s'apprête.
Quand pour l/injour* on •i"U tutur,
Attendez en paix éetie rè» ,
Pour enchanter votre avenir.
ANNA
Dan* cette parure il me «• milite.
Dé j.i nie voir ii doux . ei'U'H Devint l'autel et ni'iu t«rur Ir. mble,
Qiuud ma Tuii >111 le o n m doua.
De l'epousc beiireu'eà
reprise ensemble.
■AD «MB JOLIHMS, NfsnhM farta».
O repas me »emhl«.* une :éte,
D oit va sortir mon avenir.
C'est lentement que tout t'apprêta.
Quand pour toujours on doit s'unir!
BtJHTOIt ET DAlUN.. A Anus.
C'est teoUmeat que tout s'apprêta, etc.
ANNA
Puisque lentement tout s’apprête.
Quand pour lou.mir* on «loti s'unir.
En |*ait /attendrai cette fête.
Le bonb'.ur de mon avenir!
ADÈLE, t An»*.
C'eut lentement que tout « apprête,
Quand pour toujours on doit l'unlrj Qu'il nous gante rhagrin ou Tête,
Altenduos en pais l'avenir !
(AdAl* «i Anna tarit ni par la dreila. M»d*»« Jalibai* per U gaecba.)