CL AN WN
C'est sacré... je sais ben ça... Aussi je me raisonne... Tout à l'benre, en arrivant, je me disais: Clampin, mon garçon., tu vas la revoir. . sois calme... Eh lien! malgré tout ça... ' quand je l’ai revue... (il Heu H!
MIETTE
Tuis-toi donc... Bemouillet est là..
CLAMPIN
Eh ben !... qu’eat-ee que ça fait...
MIETTE
Ça fait... que s'il t’entendait... il est très-jaloux de toi, Bernouillet... .
CLAMPIN, étonné".
De moi !... Pourquoi donc ça?...
MIETTE
Oh ! je sais pas... à cause d'un tas de ragots qu'on a faits.
CLAMTIN.
Ils sont si bavards dans le village... faut toujours qu’ils ragotenl... Eh ben ! qn’est-ce qu'ils ont dit?
MIETTE
Dame! ., que l’étais amoureux.
CLAMPIN
C’est vrai... ce ragot-là...
MIETTE
Que c’était le désespoir qui t’avait fait partir...
CLAMPIN
C’est encore vrai... (il »ouia«.) Heu !
MIETTE
Mai» taw-toi donc... (a p*n.) Ça tue fait un drôle d’effet de IVntendn: soupirer comme ça... (hml) Vois-tu, Clampin... faut plus penser à moi. .
CLAMPIN , à part, «tonné.
A elle!..
MIETTE
Rernotiillel est un brave homme.. Moi je suis une brave femme... Faut renfoncer ton amour et tes soupirs... faut n. oublier...
CLAMPIN, k part
Comment!... Elle croit que c'est elle... j’ vais en profiter pour l'éloigner. (Huit.) Eh lien!., nui... là, cest Vrai... Manie II rnouillel... j'ai jamais osé te le dire., je m’ sue* fuit commis il cheval... par amour...
MIETTE
Chut... si mon mari t’entendait...
CLAMPIN
C’est juste... faut pas qu’il enbndr... Eh ben! écoule... Inmves-toi dans un quart d’heure à l’entré»? du petit bois...
MIETTE
Pourquoi taire?..
N. ET MADAME llMiOM).
CLAMPIN-
J'ai «les cltoses à le dire . mais des choses que si tu n'y viens pas, je pique une tête dans la mare aux canards...
mon, « pirt.
Pauvre garçon !
ebum.
Ou je me fais flanquer les quatre fers en l'air par mon cheval.
MIKTTt.
Oh !.. mais dis donc, c'est que je suis une hiuinète femme !
Ça ne fait rien... tous les jours... on est une honnête femme. . et ça n’empêche pas d'aller à rentrée du petit bois...
(On entend rire dan» la couliue. )
mi kttv.
Tu crois... Vlà Bernouillet...
CLAMPIN, à part.
Elle ira... (a*r»ooiU«l mire leoaol une aerriaUt mr ton ucatan.)
SCÉNK VIII.
Les Mènes, BERNOUILLET.
BERNUL'ILLET, riant.
Ah! ah! ah!., ma femme, si tu savais.
MIETTE
Qu'est que l’as encore ?
BEMNOUILLET.
J’ai tant ri, en me regardant dan* le miroir oùsque je me faisais la barbe, que je m'en suis tuut coupé le meuton... faut que tu me le raccommodes...
MIETTE
C'est bon...
BEIUIQOLLE.T.
Tiens, Clampin...! T'es encore là; fais excuse si je me voile le menton, mais je ra'ai tailladé... que ça me cuit... Oh! mais ça me cuit... (l! rit.)
CLAMPIN, bat « Mîrite qui ptrud d»rn un tiroir Hr» cuaani et du lüfctit.
Dans un quart d'heure b l'entrée du petit huis...
Mime.
Oh! mais, non...
CLAMPIN, bu.
Je l'en prie... (il teepfr*.)
rernolullkt.
Plaît- il?
CLAMPIN
Rien... Je disais adieu il marne Bernouillet... (a mil) Pendant
3 u 'elle ira m’atlendre là 'tas, Denise sera seule ici... et il faura bien qu'elle m'écoute...
ENSEMBLE
CLAM PIS
J* m'en va» f tire ma tournée Et parcourir le pays ;
Mai» aussitôt terminée Je reviens en ce logis.
MIETTE
Il va faire sa tournée El parcourir le pay»;
U peut bien tout' b journée M'atlendr' ; Je rente au logis.
KBKOOIULH.
Va-t’cn Taire la loun.ee.
Mot, Je rcîle en ce logi».
J’oim b face ntlomiée...
Ç* m’ cnil, et pourtant je rti.
(ciaupln awrt par la fond.)