CONCLUSIONS
1° Il existe des lésions mono-osseuses et limitées souvent à la moitié d’une diaphyse, rappelant l’aspect des os pagétiques et pour lesquels nous proposons le terme d’os pagétoïdes, car il s’agit de formes purement localisées, qui n’ont rien à voir avec la maladie de Paget, véritable.
2° Cette affection semble en rapport avec un trouble de l’artère nourricière de l'os, trouble pouvant être limité à l’une des deux branches seulement de celle-ci; la preuve de cet élément pathogénique nous a été donnée par les pièces sèches, sur lesquelles la limite des lésions était exactement fixée aux hauteurs, variables d’un os à l’autre, du trouble nourricier.
3° Cette ostéoporose spéciale, sa fréquence, son cortège de symptômes de sénilité, nous font apparaître cette manifestation comme un symptôme de vieillissement de l’os, sans aucun caractère spéci-
fique.
AY
4° Enfin, quand le vieillissement s'accompagne de phénomènes douloureux, la thérapeutique vise à fixer l’os dans sa forme par la radiothérapie, ou bien à apporter de nouveaux éléments conjonctifs pour transformer la circulation locale de l’os atteint, soit par une ostéotomie, soit par des forages de la zone intéressée. Ces modifications vasculaires sont souvent réalisées spontanément par une fracture qui, loin d’être une complication, peut être considérée comme un élément favorable de guérison.
Vu : Le Doyen, ” Vu : Le Président, BAUDOUIN. MATHIEU.
Vu et permis d'imprimer :
Le Recteur de l'Université de Paris, MAURAIN.