‹ Les oscillations âelectriques. Leðons professâees pendant le premier trimestre 1892-1893Chapitre 100 sur 124 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

PROPAGATION DES OSCILLATIONS ELECTRIQUES DANS LES DIÉLECTRIQUES AUTRES QUE L'AIR

134. Relation de Maxwell t = «^ — Dans tout ce qu précède, nous avons supposé en présence des corps conducteurs et un seul diélectrique, l'air, que nous avons assimilé au vide. Les propriétés des autres diélectriques présentent un très grand intérêt, mais sont encore plus difficiles à étudier expérimentalement que celles que nous avons étudiées jusqu'ici.

Maxwel a indiqué, comme conséquence de sa théorie, l'égalité de la constante diélectrique e et du carré de l'indice de réfraction n'^. Cette égalité a été vérifiée expérimentalement pour quelques corps, le soufre, par exemple, et les gaz : il est vrai que, dans ce dernier cas, les deux quantités étant très voisines de l'unité ont forcément des valeurs très rapprochées. Pour beaucoup de corps, on a, au contraire, trouvé im désaccord complet entre les valeurs de e et de w^, et les

valeurs de e sont ordinairement plus grandes que celles de n?.

Il n'est d'ailleurs pas étonnant qu'il y ait désaccord entre -, et n^ ; la théorie ne prévoit leur égalité que quand ces quantités correspondent à des vibrations de même période. Comme les périodes des oscillations électriques les plus rapides qu'on ait pu produire sont encore très grandes par rapport aux périodes des vibrations lumineuses, dans la formule de dispersion :

n = c&(Xj

qui donne l'indice optique en fonction de la longueur d'onde, on fait X ^= 30 , et c'est la valeur de n ainsi obtenue qu'on compare à sjz. Mais ces extrapolations ne présentent au cune certitude, car on ne connaît qu'une bien faible partie de la courbe qui représente les variations de 71 en fonction deX.

£ peut être mesuré de différentes façons : soit par des procédés électrostatiques, soit au moyen d'oscillations aussi rapides que possible ; on cherche à éviter, en employant des oscillations rapides, l'influence mal connue des charges résiduelles et on peut espérer que les valeurs de e ainsi trouvées différeront de celles obtenues par des procédés électrostatiques et se rapprocheront davantage du carré de l'indice optique.

Nous allons d'abord exposer les différentes méthodes qui ont servi pour déterminer e et nous donnerons ensuite les résultats.

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