‹ Les oscillations âelectriques. Leðons professâees pendant le premier trimestre 1892-1893Chapitre 99 sur 124 · FAIT OBSERVÉ PAR MM. SARASIN ET DE LA RIVE · texte numérisé non relu

FAIT OBSERVÉ PAR MM. SARASIN ET DE LA RIVE

flexion sur le miroir plan placé en R, se concentre sur VsSi-e du deuxième miroir parabolique et y produit des effets calorifiques.

Au lieu de placer un seul miroir en R, M. Klemencic en place deux séparés par une certaine distance, de sorte que /^

les ondes réfléchies ont entre elles une différence de marche ; il observe les effets variables

résultant de la superposition

m des deux ondes sur l'axe du yig. 67.

second miroir parabolique et

construit des courbes représentant ces effets ; elles ont une

allure régulière avec des maxima et des minima équidistants.

Et cependant la quantité mesurée n'est pas la môme. Ce

n'est plus le maximum de F [t) — F{t—h) que l'on mesure, mais

l'intégrale :

f[F{t) - F(^ - h)r-dL

Il est donc difficile de se soustraire à cette conséquence, que la courbe :

doit présenter une allure régulière avec des maxima et des minima équidistants, et par conséquent que les zéros de F' (t) doivent être équidistants.

133. Ceci étant admis, considérons les valeurs de h, qui correspondent aux maxima et minima de la courbe construite par MM. Sarasin et de la Rive. Pour ces valeurs, les dérivées F' {t) et F' {t—h) sont nulles, c'est-à-dire que les valeurs

de F [t) etF (/—A) sont toutes deux des maximaou desminima. Soit par exemple h la différence de temps correspondant au premier minimum, pour que la valeur absolue de :

soit supérieure au maximum A de F (/), il faut que les valeurs de F (/)et F {t — h) soient de signes contraires, c'està-dire que les maœima et les minima de F [È] tie peuvent être alternativement 'positifs et négatifs. Cette condition implique pour la fonction F' (/) une complication qui ne serait pas d'accord avec la régularité de toutes les courbes obtenues expérimentalement.

Si on veut tenir compte des pertes par réflexion, on obtiendra des résultats exigeant également que la fonction F it) soit très complexe, à moins de supposer que dans l'expression :

donnant la différence de potentiel en un point, le coefficient p soit supérieur à l'unité, ce qui est inadmissible.

L'explication de MM. Sarasin et de la Rive ne rend donc pas suffisamment compte du fait singulier qui nous occupe.

Peut-être est-il dû à la diffraction et y a-t-il sur la normale au centre du miroir une espèce de ligne focale, où se concentrent les rayons diffractés.

En somme, l'étude expérimentale des faits dont nous venons de parler demande à être reprise.

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