‹ Les oscillations âelectriques. Leðons professâees pendant le premier trimestre 1892-1893Chapitre 49 sur 124 · X 4- IL · texte numérisé non relu

X 4- IL

etc.

EXPERIENCES DE M. BLONDLOT 133

Suivons maintenant la perturbation qui se propage en sens contraire en partant de A. Elle impressionne le résonateur après avoir parcouru des chemins :

^-hy + ^ 8 + y + a-f Z

Supposons que, laissant toutes les autres longueurs fixes, on fasse varier a ; les actions sur le résonateur se détruiront deux à deux lorsqu'on aura :

Ainsi on aura un nœud ne dépendant que de a : on pourra déplacer le pont FG sans rien changer à la position de ce nœud, fait qui avait paru d'abord ne pas s'accorder avec la théorie de Hertz.

Si :

le résonateur sera situé en un ventre. Ainsi, sans déplacer le résonateur, nous ferons varier l'intensité des étincelles en faisant varier a, cette intensité passant par des maxima et des minima.

Donnons à a une valeur qui correspond à un ventre et déplaçons le pont FG. Cela revient à faire varier seulement y. Pour les valeurs de y comprises dans la formule :

les actions sur le résonateur se détruiront deux à deux ; en effet, la perturbation agissant après avoir parcouru le

chemin ABU' = S et celle agissant

après avoir parcouru

AKHGFER' = p -f y

se détruiront, puisque d'une part on doit ajouter leurs effets, le sens de ces perturbations étant celui indiqué sur la figure 22, et que, d'autre part, ces effets sont de signes contraires, la différence des chemins parcourus étant un multiple impair de la demilongueur d'onde.

Ainsi, la perturbation que nous désignerons pour abréger par le chemin parcouru fi se détruit mutuellement avec la perturbation p -f y.

De même

avec

Au contraire si :

les oscillations s'ajouteront deux à deux : delà, une nouvelle série de maxima et de minima obtenus en faisant varier y et qu'on ne peut pas observer quand a correspond à un nœud : ils seront le plus nets quand a correspondra à un ventre.

EXPERIENCES DE M. BLONDLOT 135

Si c'est la longueur totale l qui est un multiple impair de la demi-longueur d'onde, la perturbation ayant parcouru p aura son effet détruit par celle qui a parcouru ^ -\~ l^ ei ainsi de suite. Là encore nous avons la source d'une série de maxima et de minima.

Voici ce qu'indique la théorie; l'expérience en confirme pleinement les résultats : les nœuds correspondant à

sont très bien marqués; ceux qui correspondent à la variation de Y sont un peu moins nets ; enfin ceux dont nous venons de parler en dernier lieu le sont encore moins, quoique correspondant bien à des valeurs de l rentrant dans la formule :

Ce dei*nier résultat s'explique en supposant que la perturbation s'affaiblit en se propageant le long du fil : celle qui a parcouru un chemin ^ produit un effet plus considérable que celle qui a parcouru ^ -\-l ei ces deux effets ne peuvent plus se détruire entièrement.

67. Affaiblissement de la perturbation pendant sa propagation. — L'affaiblissement que nous venons de signaler est réel et tient à deux causes :

1" La perturbation revient à intervalles égaux à l'excitateur et lui communique une certaine quantité d'énergie par induction. Ceci a été vérifié par M. Blondlot.

2" Elle perd également de l'énergie le long du fil. M. Blondlot l'a vérifié de la façon suivante : il donne au fil la forme

représentée dans la figure 23, avec deux ponts mobiles

FG et F'G' ; il place d'abord les deux ponts symétriquement et à une grande distance de la

Fin. 23.

r~ branche centrale, et écar- G te les deux boules du micromètre du résonateur jusqu'à faire cesser les étincelles ; il rapproche ensuite les ponts en les maintenant symétriques, aussitôt les étincelles reparaissent. Puisque c'est seulement le chemin total qui a varié, c'est à la perte d'énergie le long de ce chemin qu'il faut attribuer l'absence d'étincelles lorsqu'il a une longueur considérable.

Remarques. — I. — 11 ne faut pas confondre cetafîaiblissement avec l'amortissement dont nous avons déjà parlé. Si ce nouvel affaiblissement n'avait pas lieu, on pourrait représenter l'intensité du courant qui circule dans le fil par l'expression :

On tiendra compte de cet affaiblissement, en remplaçant les constantes B et C par des fonctions décroissantes de 2, par exemple par des fonctions exponentielles, sans que nous sachions si ce sont bien de telles fonctions qui représentent cet affaildissement (').

(') De plus récentes expériences {Vide infra, n" 87, h) porteraient plutôt à penser que r.itraiblissement est beaucoup moins rapide.

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