PROCEDES MECANIQUES
développe des courants induits qui changent de sens à chaque demi-période, comme la force magnétique elle-même et tendent toujours à orienter l'anneau dans la même direction,
78. Remarque. — Par les procédés thermiques et mécaniques, on ne mesure pas la même quantité que par l'observation des étincelles ; en effet, cette dernière manière d'opérer indique le maximum de la différence de potentiel entre deux points.
Les procédés thermiques donnent en somme l'intégrale
/ Pdt, étendue à toute la durée du courant. Par les procédés mécaniques on mesure l'intégrale :
V^ et Vo étant les potentiels des points avec lesquels communiquent les deux pôles de l'instrument de mesure, car l'effet produit est deux fois proportionnel à cette différence de potentiel, comme nous l'avons vu.
La quantité mesurée par les procédés thermiques ou mécaniques est donc à peu près la même.
Ces différents procédés peuvent d'ailleurs être appliqués soit au moyen d'un résonateur, soit avec un appareil analogue à celui de M. Pérot.
79. Expériences de M. Jones. — Il a employé un procédé the«'mique : son appareil était disposé comme celui de Hertz ; les deux fils, de très grande longueur, se terminaient brusquement.
En un point C de l'un d'eux, à une distance AC := / de
158 PROPAGATION LE LONG d'uN FIL
l'extrémité du fil, était intercalée une pince thermo-électrique qui permettait de mesurer réchauffement produit par le passage du courant (/?^.29).
Cet échaufîfement va- ^ , ;^ riait avec la distance /; voyons comment, d'après la théorie, doit s'effectuer cette variation.
On mesure rintéarale :
Çi-dt,
dans laquelle / représente FiG. 20. la somme des courants
direct et réfléchi.
Si on représente par
l'intensité du courant direct, comme la réflexion en A se produit avec changement de signe, l'intensité du courant réfléchi sera :
h étant le temps que la perturbation met à parcourir une distance 2/.
On aura donc :
Prenons comme origine des temps le moment où la perturbation arrive au point C. Alors, pour toutes les valeurs