‹ Les oscillations âelectriques. Leðons professâees pendant le premier trimestre 1892-1893Chapitre 57 sur 124 · III. — On fait parcourir au courant alternatif un fil fin · texte numérisé non relu

III. — On fait parcourir au courant alternatif un fil fin

dans le voisinage duquel (à j-r de millimètre environ) on

dispose la pince thermo-électrique. Ce procédé est très sensible.

77. Procédés mécaniques. — Ils ont été employés pour la première fois par Hertz, qui utilisait deux dispositions différentes, l'une lui servant pour l'étude de la force électrique et l'autre pour celle de la force magnétique.

I. — Pour étudier la force électrique, on ne pouvait pas se servir de l'action des oscillations périodiques sur un petit objet électrisé : les effets produits par deux demi-périodes consécutives se seraient détruits mutuellement ; ce qu'on

aurait observé en somme n'aurait pas été X, mais / ILdt^ qui est nulle.

Mais considérons un conducteur isolé et non chargé : il s'électrisera par influence. Pour un corps chargé d'une quantité d'électricité fixe m, on mesurerait :

jniXdt = o ;

ici, la charge par influence est proportionnelle à la force X elle-même, de sorte que ce qu'on mesure est :

fx^dt,

qui est une quantité différente de o.

Hertz plaçait dans le champ électrique (par exemple entre les deux fils conducteurs de son appareil) un conducteur ayant la forme d'un petit cylindre de révolution creux, cons-

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titué par une feuille dor repliée sur elle-même. L'appareil s'orientait dans le champ, et différents dispositifs, que nous ne décrirons pas, permettaient de mesurer la grandeur de la force électrique.

If. — M. Bjerknes s'est servi d'une autre disposition. II emploie un électromètre à quadrants, auquel on n'a conservé que deux quadrants opposés. Ces quadrants sont mis respectivement en communication avec les deux extrémités d'un résonateur disposé, bien entendu, de façon à ne pas donner d'étincelles. L'aiguille de l'électromètre est isolée.

A un certain moment, l'aiguille va se charger par influence d'électricité positive à une de ses extrémités, d'électricité négative à l'autre ; les quadrants exercent sur elle une certaine action. Une demi-période après, le signe de la charge des quadrants a changé, mais l'électrisation par influence de l'aiguille a également changé de sens, de sorte que le sens de l'action n'a pas été changé.

III. — Pour mesurer la force magnétique, Hertz n'a pas pu, pas plus que pour la force électrique, se servir de l'action sur un pôle d'aimant, car ce qu'il aurait mesuré alors aurait été, en appelant m la masse magnétique de ce pôle :

^rnh.dt = o,

L étant la force magnétique.

II n'a d'ailleurs pas pu se servir d'un morceau de fer doux aimanté par influence, parce que l'aimantation par influence n'aurait pas eu le temps de s'établir.

II a employé les courants induits : un anneau conducteur est suspendu à un fil isolant et placé dans le champ ; il s'y

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