POSITION DU PLAN DE POLARISATION
que et magnétique ; il doit en être de même pour la lumière, d'après la théorie de Maxwell ; mais dans ce cas nous ne pouvons savoir quelle est la positiondu plan de polarisation par rapport aux vibrations. Ici, au contraire, nous connaissons la direction de la vibration électrique ; nous pouvons faire des expériences de réflexion en dirig-eant la vibration électrique parallèlement ou perpendiculairement au plan d'incidence ; l'expérience a montré que c'est quand la vibration électrique est contenue dans le plan d'incidence qu'il y a un angle de réflexion nulle. On en conclut que le plan de polarisation, défini comme en optique, est perpendiculaire à la vibration électrique.
151. Expériences de M. Klemencic ('). — Il a étudié la réflexion sur une lame de soufre de 120 centimètres de long, 80 de large et 7 d'épaisseur.
Cette épaisseur avait été calculée de façon qu'il y eût concordance entre les ondes réfléchies sur les deux faces de la lame pour l'incidence normale, et par suite sensiblement pour les incidences voisines de la normale.
M. Klemencic s'est servi d'un petit excitateur de Hertz, dont la longueur d'onde est de 60 centimètres ; les rayons étaient rendus parallèles au moyen d'un cylindre parabolique et reçus sur un second cylindre parabolique suivant la ligne focale duquel était disposé un résonateur.
Hertz avait déjà fait des expériences du même genre, avec un miroir de dimensions plus considérables et un excitateur de même période : l'effet sur le résonateur doit être moins
(1) Rlemexcic, Académie des Sciences de Vientie, séance du 11) février 1891. — Revue fjen. des Sciences, t. Il, p. 156. — Lumière électrique, t. XLl, p. 223.
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grand dans les expériences de M. Klemencic que dans celles de Hertz, ce qui est bien conforme aux résultats obtenus.
Dans les expériences de M. Klemencic, on a pris successivement comme surface réfléchissante une plaque de soufre, une plaque métallique ou un réseau de fils métalliques.
La vibration électrique est parallèle aux génératrices du premier cylindre parabolique : en plaçant ce cylindre parallèlement au plan de réflexion, on rend les vibrations électriques perpendiculaires au plan d'incidence ; on peut, en plaçant le cylindre de façon que ses génératrices soient dans le plan d'incidence, rendre les vibrations parallèles à ce plan.
Ordinairement, le deuxième cylindre était placé dans la
position symétrique du premier par rapport à un plan normal au plan de réflexion et passant par I [fig. 77), de manière à concentrer sur son axe les vibrations réfléchies ; on pouvait aussi croiser les deux cylindres ; l'action sur le résonateur devrait être nulle dans ce cas, mais on observe toujours un petit résidu.
En plaçant le deuxième cylindre de l'autre côté de la plaque, on pouvait étudier les vibrations transmises.
M. Klemencic n'observait pas les vibrations en produisant des étincelles, mais en étudiait les effets thermiques par des piles thermo-électriques. Comme les étincelles de l'excitateur ne sont pas d'intensité constante, il faut éliminer l'influence de cette variation. Pour cela, M. Klemencic mesurait
Fie. 77.