‹ Les oscillations électriquesChapitre 104 sur 117 · O/JO · texte numérisé non relu

O/JO

2° Vibration perpendiculaire au plan d'incidence :

Angle de rétlexion Rayons réfléchis Transmis Tutal

Ainsi, les sommes indiquées dans la dernière colonne sont toutes plus grandes que l'unité. M. Klemencic attribue ces résultats à des effets de diffraction. Nous pouvons les rapprocher des résultats obtenus par MM. Sarasin et de la Rive pour les maxima de leurs courbes d'interférences (paragraphe 130). 11 est bien probable que l'explication d'un de ces deux faits conduira immédiatement à celle du second.

APPENDICE AU CHAPITRE VII

153. a. Expériences de M. Righi. — Depuis que j'ai terminé ce cours, des expériences de M. Righi sont venues jeter le doute sur les résultats obtenus par MM. Klemencic et Trouton au sujet de la position du plan de polarisation.

M. Righi se servait d'un excitateur formé de deux petites sphères a ei b plongées dans un liquide diélectrique (huile de vaseline) ; près de ces sphères, qui sont isolées, on en place deux autres c et d qui sont en communication avec les conducteurs d'une machine de Holtz. Une série d'étincelles éclate dans les trois intervalles ca, ab*ei bd\ l'étincelle ab, qui est l'étincelle oscillante, éclate dans l'huile comme dans l'appareil de MM. Sarasin et de la Rive décrit plus haut.

Avec cet excitateur M. Righi a obtenu des longueurs d'onde de 7 à iJO centimètres. 11 se servait de résonateurs rectilignes et de miroirs paraboliques.

Grâce à la petitesse de la longueur d'onde, le savant italien espérait diminuer les perturbations dues à la diffraction.

Il étudia d'abord la réflexion sur une lame de zinc. Si l'axe de l'excitateur, c'est-à-dire la force électrique, est perpendiculaire au plan de réflexion, l'intensité de la radiation réfléchie décroît quand l'angle d'incidence croît, jusqu'à un

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certain minimum, et va ensuite en croissant. C'est ce qui arrive dans la réflexion métallique de la lumière quand le plan de polarisation est perpendiculaire au plan de réflexion. Si l'axe de l'excitateur est dans le plan de réflexion, l'intensité reste au contraire sensiblement constante ; on sait que, dans la réflexion de la lumière, l'intensité croît avec l'angle d'incidence quand le plan de polarisation coïncide avec le plan de réflexion.

On serait ainsi conduit à conclure, contrairement aux idées de M. Klemencic, que le plan de polarisation est perpendiculaire à la force magnétique, et cette manière de voir serait confirmée par les autres expériences faites avec un miroir métallique, en plaçant l'axe de l'excitateur obliquement par rapport au plan de réflexion.

Mais, en opérant ensuite avec des miroirs diélectriques, M. Righi est arrivé à un résultat opposé. Ses expériences ne peuvent s'expliquer qu'en admettant que le plan de polarisation est perpendiculaire à la force électrique. « Comme ce second résultat, dit-il, est en harmonie avec la théorie, tandis que le premier y contredit, il me semble qu'il faut regarder comme vrai le second, en se réservant de continuer l'étude de ces phénomènes et particulièrement de la réflexion des oscillations elliptiques sur les métaux, dans l'espoir de trouver la cause des propriétés singulières de ces corps. »

J'ajouterai que M, Righi a étudié avec ses appareils de curieux phénomènes de diffraction produits par des fils ou des bandes métalliques, ou par des bâtons diélectriques. [Alli de l'Academia dei Lincei, 189.}.)

EXPERIENCES DE M. GARBASSO 315

h. Expériences de M. Garbasso. — Soit E un excitateur et R un résonateur. L'excitateur mettra R en vibration, même si les périodes ne sont pas les mêmes, mais d'autant mieux qu'elles seront plus voisines. C'est le phénomène de la résonance multiple. Si on interpose entre E et R un écran métallique, l'action de E sur R cessera.

M. Garbasso, au lieu d'un écran continu, interpose un écran formé d'un grand nombre de résonateurs R' tous pareils entre eux. Il observe alors que l'action de E sur R est arrêtée si R' et R sont de même période et qu'elle ne l'est pas dans le cas contraire.

Tout se passe donc comme si l'excitateur émettait une série de radiations de périodes variables, parmi lesquelles celles qui auraient même période que R' seraient seules arrêtées par l'écran.

Ces expériences s'expliquent donc très bien avec la manière de voir de MM. Sarasin et de la Rive et on pourrait être tenté de croire qu'elles condamnent l'explication que j'ai donnée de la résonance multiple. Ce serait oublier ce que j'ai dit plus haut, à savoir que mon explication, si opposée qu'elle paraisse à la théorie des savants g-enevois, y rentre au contraire comme cas particulier, puisqu'une fonction quelconque peut toujours être représentée par l'intégrale de Fourier. Elle rendrait donc compte de la même manière des expériences de M. Garbasso.

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