‹ Les oscillations électriquesChapitre 87 sur 117 · Plal irip · texte numérisé non relu

Plal irip

5 Nickel

6 Fer

FiG. 58.

D'ailleurs, les déviations qui correspondent à une même abscisse ne sont pas les mêmes pour les différents résonateurs, ce qui paraît en contradiclion avec le résultat des expériences de Hertz dont nous venons de parler.

Mais cette contradiction n'est qu'apparente, car les quantités mesurées dans les deux séries d'expériences ne sont pas les mêmes.

Soit V la différence de potentiel au temps / entre les deux extrémités du résonateur; Hertz mesure le maximum de V, tandis que M. Bjerknes mesure l'intégrale :

ou, si on veut, la valeur moyenne de V^.

Or le maximum de V peut parfaitement être le même avec

EXPERIENCES DE M. B.TERKNES 263

les (lifTtTcnts n-son.'xtenrs sans qu'il on soit de mi^me do la valeur moyenne de V- : la cnnolusion à tiror des deux séries d'expériences est que la nature du mtlal n'influe pas sur le maximum d'énergie mise en jeu, mais influe sur la rapidité de la dissipation de l'énergie.

M. Bjerknes a calculé l'amortissement a pour chacun de ses résonateurs; nous avons vu (paragraphe 83) comment il pouvait calculer cet amortissement et nous avons trouvé que la déviation E de l'aiguille de l'électromètre (c'est-à-dire ici celle de l'aiguille dahuniniuni) était proportionnelle à

B désignant la valeur maximum de Y ; B étant indépendant du métal d'après les expériences de Hertz, x sera d'autant plus grand que la déviation E sera plus petite.

L'amortissement de l'excitateur étant U,26, M. Bjerknes a trouvé :

Pour le résonateur de cuivre, 0,002 » » de fer, 0,018

j) » de platine, 0.00 i

Pour mieux comparer doux dos courbes de la figure 38. par exemple celles qui correspondent au platine et au cuivre, faisons varier proportionnellement les ordonnées de l'une

f'iG. a'J.

d'elles, de manière à amener les sommets des deux courbes à coïncider; nous obtenons la figure 59: la courbe correspon-

Vu.. 60.

dant au platine est au-dessus de celle qui correspond au

cuivre, ce qui veut dire que la résonance est plus accentuée avec le cuivre qu'avec le platine ; l'amortissement est plus considérable avec le platine qu'avec le cuivre ; si l'amortissement était

nul, on arriverait à une courbe analogue à celle de la fi-

g'ure 60.

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