D OME
D DS 15 cas Sos.
Dei 4 Me TS 6 >»
(De ES SI > PRES AT cas 3 fois 4 >»
le:
9 cas DRIOIS:
DNS TE 14; JPCAS lors:
1er Get LE 1 >»
JEU 8 cas
= 00 on Ro
L'ostéome fut remarqué à l’âge de 52 ans. . . 1 fois.
» > HAN, 51, MCELORELRE 2 cas L’ostéome fut remarqué à l’âge de 63 ans. . . 1 fois. 1 cas
Donc, c’est à la période d’adolescence et dans la jeunesse qu’on voit le plus souvent apparaître les ostéomes. Pendant la 15° année et les neuf années suivantes nous en avons rencontré 47 ce qui fait 53 0/0 de la totalité des cas. Jusqu’à la quinzième année les ostéomes furent notés 15 fois. La période entre 26 et 30 ans en compte 9; celle entre 31 et 40, 7; entre 41 et 50, 8; entre 51 et 60, 2; après 60, 1.
Cette fréquence des ostéomes chez les individus jeunes a frappé certains observateurs et un des savants allemands, M. Bornhaupt, s’est basé sur ce fait pour créer une théorie connue sous le nom de la théorie du développement retardé de la région naso-frontale. D’après lui, les ostéomes de l’orbite résulteraient d’ « altérations évolutives » datant encore de l’époque de la vie fœtale. « Au moment où les cellules ethmoïdales bourgeonnantes entrent en rapport avec les lames du frontal, peut-être se produit-il ici également, par suite d'anomalies de développement une sorte d’enclavement, d'isolement d’une parcelle de l « endosteum » provoquant ainsi en un point donné une hypergénèse de tissu osseux ». Ces parcelles demeureraient insoupçonnées pendant des années pour s’accroitre ensuite tout à coup, sans cause appréciable, au moment où Pindividu termine son développement ( 15-25 ans).
À cette théorie admise par un certain nombre d’auteurs on à fait cependant des objections sérieuses. D'abord, elle nexplique pas les cas postérieurs à la 25° année. Puis elle
a d’autres défauts.
ie
Ainsi Mitvalsky écrit à ce propos :
« L’idée de M. Bornhaupt, considérant l’origine et le développement de nos ostéomes comme résultat du résidu des carlilages fœtaux,est une simple hypothèse que pas un seul examen anatomique n’est encore venue confirmer; quant à moi, je crois qu'il vaut mieux, quant à l’origine de nos ostéomes prononcer franchement le mot « ‘gnoramus » que de se tromper les uns les autres par des suppositions imaginaires. »
Et plus loin :
« Pourquoi la présence d’un cartilage fœtal ou néoplasique est-elle indispensable pour qu’un ostéome puisse se former ? Est-elle nécessaire aussi pour les ostéomes des autres régions? Est-ce que nous avons à cet égard une analogie quelconque dans les cartilages définitifs du corps? Est-ce que nous les voyons engendrer des tumeurs osseuses ? »
Mais ici, nous avons déjà abordé la question de la pathogénie des ostéomes de l’orbite, Où et comment se formentils? Là aussi les théories n’ont pas manqué.
Cloquet regardait ces tumeurs comme des polypes assifiés, Rokitansky comme des enchondromes ossifiés. Ces opinions ont dû cependant être abandonnées, car cette ossilication ne s’est jamais rencontrée.
D’après Verneuil, Dolbeau, Duplay, ces tumeurs se développeraient primitivement dans la couche profonde ou fibromuqueuse des sinus. Pour Dolbeau, les granulations ossifiées de diverses grandeurs rencontrées par Follin et Giraldès à la surface de la muqueuse du sinus maxillaire, par Forget dans la muqueuse des sinus sphénoïdaux et par Lenoir dans la muqueuse nasale, donneraient naissance aux tumeurs osseuses et en seraient l’origine unique.
La membrane de Schneider peut donc de l’avis de cet au-
pre teur, devenir le siège de productions osseuses, primitives, indépendantes des os et dont on trouve comme le premier stade dans les concrétions qu’on observe parfois à l’amphithéâtre sur les parois des sinus, mais qui habituellement ne dépassent pas le volume d’un pois. Ces tumeurs sont plus ou moins libres dans la cavité qui leur a donné naissance, mais elles peuvent s’enclaver dans l'os dont elles sont pourtant isolées par une membrane de tissu conjonctif,
On peut rapprocher de ces théories la théorie de M. Arnold. Il pense que les ostéomes de la région du sinus frontal peuvent être produits de plusieurs façons. Il se développe rait parfois des enchondromes ossifiants. Le tissu cartilagineux nécessaire à cela pourrait être produit par le périoste du sinus frontal (l’endostéum) ou bien ce cartilage ossifiant pourrait prendre naissance de prétendus résidus cartilagineux fœtaux, dûs à la formation retardée de la région du sinus frontal. Le troisième mode enfin est celui où les ostéomes résulteraient immédiatement du périoste du sinus frontal (endostéum) ou du diploë sans chondrification préalable, de telle façon qu'ils seraient dans ce cas de véritables énostoses, comme l'entend M. Virchow. Mais, ajoute M. Arnold, il faut être extrêmement prudent en se décidant pour lPun ou pour l’autre de ces modes de formation, parce qu'il est naturellement possible que les ostéomes se développent d'après l’un ou l’autre des types mentionnés.
es idées claires et distinctes ont été altérées sensiblement par M. Bornhaupt. Relevant une des consiatations anatomo-pathologiques de M. Arnold, il avait trouvé deux o5téomes séparés de la paroi du sinus frontal par ure enveloppe connective ne manquant qu’à la racine de la tumeur ; il émet
l'opinion que cette enveloppe rendait invraisemblable l’hy-