‹ Les otages de Durazno;Chapitre 24 sur 26 · SERVICE · texte numérisé non relu

SERVICE

des officiers d'ordonnance.

Monsieur,

En réponse à la lettre que vous m'avez adressée , j'ai l'honneur de vous prévenir que votre nom a été porté par mes soins sur la liste d'andience de Monsieur le Président.

Recevez, monsieur, l'assurance de ma considération distinguée.

Signé : F. de Persigny.

A Monsieur Benj. Poucel , 52 , rue de Bondy.

(1) Au moment de mettre sous presse, nous apprenons la mort de cet excellent ami , et nous manquerions à un devoir si nous n'exprimions pas ici tout ce que cette mort précoce porte de douleur dans notre âme. M. Charles Chistofle était un de ces rares humains qui ne peuvent aimer ni être aimés à moitié; il exigeait, parce qu'il donnait, le tout, en affection , en amitié, tant il y avait de sincérité au

dépeig'nant , période par période, la marche des circonstances qui ont précédé et suivi les événements de 1848. A ce point de vue, elles ont un intérêt presque historique. On remarquera celle qui est signée par le général Dumas, aide de camp du roi, et qui dit tant de choses en si peu de mots. Cependant la question de la Plata revenait périodiquement exercer la diplomatie de la France. Un premier traité ad référendum obtenu par l'amiral Le Prédour, du général Eosas , avait été jugé inadmissible en haut lieu. Il ne fut pas présenté à l'examen de l'assemblée ; mais celle-ci, appelée à voter sur la continuation du subside accordé à Mon-

cœur de cet homme profondément honnête, éminemment loyal. Quant à la tête de Charles Christofle, elle était, comme son cœur, remarquablement organisée en tant quiutellig-ence rare et élévation d'esprit. 11 concevait des vues larges et droites , qu il poursuivait quand même. . . tSon ardeur égalait sa vigueur, et il recherchait la lutte, a dit un de ses meilleurs amis, pour le seul bonheur de vaincre ; puis il tendait la main au vaincu. Alors, son incessant besoin d'action le poussait sur une arène nouvelle. Après avoir créé les vastes ateliers de l'orfèvrerie Chriscofle, et dès qu'il pressentit que bientôt cette grosse atfaire n'absorbei ait plus la totalité de ses aptitudes, il en appliqua tout de suite une quotité aux travaux agricoles , et entr 'autres au perfectionnement de la race bovme, par dts croisements et des soins a.ssidus et intelligents. C'est sans doute à cause de ses goûts pour les choses des champs , que , dès 1838, il avait pris nu intérêt dans la société que nous formions à cette époque jjour la transportation de l'industrie merine de France au Rio de la Plata , et d'où naquirent les bergeries mérinos-naz du Pichinango. Après la destruction de ce riche établissement et les tortures qui la suivirent, il nous reçut à bras ouverts , et s'identifia tellement à la justice de notre réclamation, que nous passâmes sous son toit hospitalier les quatre années que dura notre séjour à Paris dans ce but. C est ainsi que nous avons pu apprécier les hautr'S qualités de sa belle ame , et honorer dans no re ami cf^t admirable esprit de famille qui a fait de Charles Christofle un homme si remarquable dans l'industrie dont il a été le fondateur, en devenant le père des nombreuses familles douvriers qui le pleurent.

Ses obsèques sans luxe, ont répondu à l'heureuse simplicité de son cœur ; mais les milliers d'amis qui ont accompagné la dépouille mortelle de cet honnête homme, di-aient éloquemment qu'il vivradans la mémoire de beaucoup de ses obligés, par le souvenir de ses bieni'aits. C'est la plus belle oraison funèbre à laquelle Ihomme de bien puisse aspirer dès son vivant, et il l'obtiendra celui qui , à l'e.xemple de Charles Christofle , auia semé à pleines mains le bienfait ; aussi pieux mais peut être plus mesuré que la charité même, dont il est l'une des formes les mieux raisonnées.

Si des consolations humaines avaient le pouvoir d'atténuer les immenses «iouleurs d'une famille décapitée pour ainsi dire coup sur coup par la mort du fils adoptif, ({ui a certainement hâté le décès du pore ... celle de Charles Christofle, si digne, si bonne , tant aimée , pourrait être fière des chefs qu'elle a perdus ; mais c'est en déposant au pied de la Croix cette juste fierté, qu'elle trouvera l'unique et pure consolation possible sur la terre.

tevideo , rejeta , par le vote écrasant des 586 membres présents , les conclusions du rapport de la commission quidemabdaitla cessation du subside {Moniteur du 'l''''mai 1849.)

Une année environ s'écoula , employée à renouer la négociation avec le dictateur arg-entin.

Venu à Marseille, grâce à ce répit, pour embrasser ma vieille, ma noble mère , j'adressai une requête à la Chambre de commerce , qui déjà avait évoqué les droits de nos nationaux , conspués dans la Plata , et l'intérêt du commerce, compromis dans cette contrée depuis tant d'années, en appelant la sollicitude du ministère Guizot sur les spoliations et les mauvais traitements que nous y avions personnellement souffert. Une nouvelle dépêche de la Chambre de commerce de Marseille, en date du 22 octobre 1850, vint raviver l'attention du ministère de la République , en lui faisant voir la nécessité de donner enfin satisfaction à tant d'intérêts en souffrance. Nous ne résistons pas au désir de reproduire cette dépêche , aussi vigoureuse dans son esprit que mesurée dans l'expression. Elle honore trop le principal organe du commerce marseillais, pour ne pas la livrer à la méditation de toutes les chambres de commerce. La plume de notre vieil ami M. Berteaut, plume bien connue par la fermeté et la lucidité utilitaire qui la caractérise, s'y retrouve dans tout son éclat , et la voici (1) :

(1) Marseille, le 22 octobre 1850.

La Chambre de commerce de Marseille à Monsieur le ministre des affaires étrangères.

Monsieur le mi''iîïtre ,

La Chambre de commerce de Marseille a eu maintes fois l'occasion de vous entretenir des graves atteintes que nos relations établies avaient reçues au Rio de la Plata, depuis les actes coërcitifs, de la politique française, qui remontent à \>-ko

Le g-ouvernement a reconnu la le'gitimité des griefs , puisqu'il s'est imposé les sacrifices d'une expédition pour protéger les intérêts si compromis de nos nationaux. Nous aimons à croire que ces leçons du passé ne seront pas perdues , -t que les arrangements projetés donneront enfin sati>faction à la France. 11 y va tout à la fois de sa dignité et de ses intérêts.

Notre Chambre appelle de tous ses vœux la solution définitive des négociations entamées ; mais elle croit devoir, en attendant, rappeler

A cette époque , le Brésil , impatient du désordre que l'invasion de l'armée de Rosas dans la République de r Uruguay apportait sur les frontières au sud de l'empire, et des ruines que le siège prolongé de Montevideo causait au commerce brésilien , comprit enfin ce que sa neutralité renfermait de dangereux pour lui. Cette neutralité lui était imposée par l'action commune de la France et de l'Angleterre au Rio de la Plata (1).

à votre souvenir et recommander de nouveau à votre attention la position intéressante des frères Poucel , dont les biens ont e'te' expropriés et les porsonnes incarcérées , et qui réclament des indemnités pour des pertes subies et des maux soufTerts contrairement à la foi des traités et au droit des gens.

Nous ne tracerons point ici le tableau détaillé de toutes les vexations et "de tous les abus de pouvoir dont ces enfants de Marseille ont été victimes ; qu'il nous suffise de vous dire qu'un établissement industriel et agricole de premier ordre a été ruiné de fond en comble , et que la France , par contre-coup, a perdu tout le fruit qu'elle était en droit d'attendre de la prospérité de ses nationaux.

Tous ces laits , consignés dans des documents officiels , sont de notoriété publique. La tribune en a été plusieurs fois saisie , et dès 1848, l'Assemblée nationale, par l'organe d'une commission, a pris des conclusions favorables aux demandeurs , et a admis en principe le droit à une réparation et à une indemnité.

En effet, nous vous prions de le remarquer, il ne s'agit point, en l'espèce, de calamités résultats inévitables de la guerre; c'est l'abus pur et simple de la tyrannie, en dehors des événements de force majeure , et qai , dès lors , mérite une prompte réparation.

Et cependant cinq années se sont écoulées depuis la ruine de nos résidents français sans que justice ait été encore obtenue. Nous ne vous le cachons point , Monsieur le ministre , il y a dans cette lenteur la présomption d'un oubli qui doit , ce nous semble , être immédiatement réparé. »

Nous vous le demandons. Monsieur le ministre , quel serait l'avenir de nos rapports avec les magnifiques contrées de l'Amérique du Sud , si le gouvernement de Buenos-Ayres obtenait contre nous le droit d'impunité ? Disons plus , quel serait le sort de tous nos résidents français à l'étranger si un pareil précédent était consacré?. . . Nous n'hésitons pas à le déclarer ici , les capitaux français ne s'aventureraient plus nulle part , faute de protection et de garantie. Ce serait l'abdication de notre influence 3t la déchéance de notre pays.

Ces considérations nationales donnent à la re'clamation personnelle de M. Poucel un caractère d'intérêt général qui ne doit point échapper à votre patriotisme éclairé, et que notre Chambre n'aurait pu méconnaître sans manquer à son propre mandat. Nous sommes avec respect , etc.

Pour copie conforme :

Signé : Berteaut,

Chambre de commerce de Marseille.

(1) Le détail de ce fait se trouve dans le Précis historique (Mémoires inédits), mission du vicomte d'Abrantès à Paris et à Londres.

Au moyen de certains arrang'ements , le gouvernement de Montevideo envoya pour la seconde fois le général Melchior Pacheco y Obes pour s'opposer à Tacceptation d'un second traité obtenu du général Rosas, par M. l'amiral Le Prédour, à force d'instances , et que la voix publique qualifiait déjà de pire que le premier.

Dans cet état, je reçus d'Angleterre quelques lignes du général Pacheco , m'engageant vivement à me rendre à Paris, où il me donnerait les bonnes nouvelles qu'il apportait Tout portait à croire que le deuxième traité Le

Prédour aurait le sort du premier. Attaqué à la fois par toute la presse parisienne, à l'exception d'un seul journal, qui avait pour habitude de se singulariser dans cette question comme dans tant d'autres , on attendait avec impatience le mot suprême qui avait annulé le premier traité. Mais le choix du rapporteur dans la question de la Plata , portée devant l'Assemblée nationale, frustra complètement tout espoir de ce côté.

Pris à Paris d'une fièvre pernicieuse , attribuée aux six années qui venaient de s'écouler pour moi dans une souffrance morale permanente , je dus la vie aux soins pour ainsi dire paternels de mon ami M. le docteur Gillet de Grandmont. Puissent ces lignes , si elles tombent sous ses yeux , lui dire que le temps n'a pas amené l'oubli dans la mémoire de mon cœur. Je pourrais ajouter d'autres actions de grâce qu'une exquise délicatesse n'autoriserait peutêtre pas. Je me bornerai à dire que plus d'un élégant coupé attendait à ma porte l'heure de la promenade du convalescent.

La souffrance rend clairvoyant , et la nécessité ose beaucoup.

A peine rétabli, je communiquai au général Pacheco un projet qu'il approuva, et je partis à la fin de février '1851 pour Venise. Mon but était d'obtenir, au sujet de la ques-

tion de la Plata , l'unanime accord de tous les membres de l'Assemblée nationale qui pouvaient avoir des affinités avec les principes de la monarchie légitime. Cette entreprise, longue et difficile s'il eût fallu voir un à un les membres de l'Assemblée , se simplifiait beaucoup si l'on parvenait à attirer l'attention de M. le comte de Chambord sur le traité dont nous désirions le rejet. Présenté à Monseigneur, je lui exposai avec chaleur la question de la Plata au point de vue exclusif de l'honneur national, et lui demandai de daigner donner à mes idées l'appui de son approbation.

Après trois semaines , pendant lesquelles je fus littéralement comblé de bienveillantes attentions dans l'auguste famille en exil (et il y aurait ingratitude ou faiblesse à ne point le proclamer ici), j'eus la consolation d'entendre de la bouche de Monseigneur, qu'après une étude sérieuse , il considérait la question de la Plata camme une question d'honneur national, et qu'il en informerait ses amis (1).

De retour à Paris . je reçus une lettre écrite par ordre du comte de Chambord, reproduisant cette même pensée. Elle fut bientôt connue , et compléta la majorité des votes de l'Assemblée nationale, acquise désormais au rejet du second traité LePrédour.

Le rapport sur ce traité resta plus de deux mois à l'ordre du jour, jusqu'à ce que vint la nouvelle du bouleversement de la puissance de Rosas. Le Brésil s'était uni avec le général Ilrquiza pour faire lever le siège de Montevideo par Oribe , et pour attaquer ensuite le dictateur Rosas dans Buenos-Ayres même.

Cette nouvelle , taxée d'abord d'apocryphe, donna lieu à Paris à un incident assez bruyant , et dont le général Pacheco fut l'acteur principal , devant le tribunal correc-

(1) Détails et pièces à Tappui dans mes Me'moires encore inédits.

tionel où il avait assigné M. Armand Bertin du Journal des Débats (1).

Suivant le conseil du sage , qui veut que dans le doute on s'abstienne , le gouvernement retira le rapport sur les affaires de la Plata de l'ordre du jour à l'assemblée, en motivant ce retrait sur la nécessité d'attendre le résultat des événements dont le Rio de la Plata était effectivement le théâtre.

x\lors, j'allai à Londres , où j'eus l'honneur de voir M. le comte Walewski. Je lui racontai ingénuement mon voyage à Venise et son résultat. Le comte eut la bonté de m'inviter à prendre le thé ; il devait recevoir lady Palmerston ce soir-là. J'ai dit ailleurs , avec détails, comment M"^ la comtesse Walewska me présenta à cette dame , en m'appelant gracicLisement son berger de la Plata ; mais je veux redire ici comment je m'appliquai à faire comprendre à lady Palmerston Terreur fatale de quelques esprits en Angleterre, où l'on semblait voir, dans l'accroissement de la population française à Montevideo, un mal pour le commerce et pour l'influence anglaise. Lady Palmerston me fit répéter la démonstration de ma proposition , qu'elle écoutait avec une attention visible , puis elle dit : « Mon-

(( sieiir, je n'ai jamais entendu pareilles choses sur cette

« question. »

— (( Madame, répliquai -je, c'est que la vérité est une

« pauvre nue, qui n'est guère à l'aise sous des lambris

« dorés »

Lady Palmerston sourit, et tout fut dit.

Ici fiait l'historique de ma pétition en faveur des otages

de Durazno. Elle m'a fait voyager, parler et écrire durant

quatre ans et plus , et je voyagerais peut-être encore pour

elle si, à la fin de 1851, n'avait eu lieu la levée du siège

(1) Détails et pièces à l'appui dans mes Mémoires encore inédits.

de Montevideo. A cette nouvelle, je vendis une partie des bergeries du Pichinango à Londres, et je partis de Southampton , le 9 janvier 1 852 , sur le packet anglais Theviot, pour aller restaurer mes bergeries dévastées, sans espoir d'obtenir la réparation pourtant si juste de cette injuste ruine. En partant , je disais à mes amis , sur le bateau à vapeur : « Ce packet qui m'emmène, vous ramènera Rosas. » Je ne me trompai que d'une semaine. Rosas , chassé de Buenos-Ayres le 3 février 'Î852 , en était déjà parti à l'arrivée du Theviot.

C'est ainsi que de Paris, de Venise et de Londres, je retournai à mes moutons sur de deux biens : ma conscience tranquille et ma ferme volonté de réparer par le travail les torts de la fortune , ou mieux d'une politique que je n'ai pas à qualifier. Les faits ont parlé. Je préférai cette rude indépendance du labeur personnel, à la recherche d'un poste honorable, à laquelle des amis que je révère me conviaient.

Les bergeries du Pichinango une fois restaurées , je me livrai aux longues et curieuses pérégrinations qui m'ont porté dans les Cordillères, d'où j'ai ramené un troupeau des divers ruminants à laine du pays des Incas. Mon dessein était d'introduire en Europe l'élève de ces précieuses espèces en 1857, après avoir propag'é l'élève du mérinos français dans les contrées du Rio de la Plata, depuis 1838.

L'un des fondateurs de cette œuvre grande et utile qu'on appelle la Société Impériale Zoologique d'acclimatation de Paris , a rendu justice , dans sa bonté éclairée , à ma rude entreprise, et ce témoignage si respectable est venu, seul, adoucir l'amertume de mon insuccès (1). Je me trompe;

(1) Voir Isidore Geoffroy Saint-Hilaire , déjà cité (page 161), quatrième édition de VAcclimatatton des animaux utiles, page 343. Paris, 1861. et aussi la Description géographique et statistique de la

car, à la double introduction des mérinos de France dans la Plata, et des bêtes à laine des Andes en France, à vingt ans d'intervalle, j'ai dû le titre de membre honoraire de cette Société, c'est-à-dire la plus haute récompense qu'elle puisse accorder.

Revenu aujourd'hui dans mon pays , en paix avec Dieu et les hommes , je lis tranquillement dans mon passé , et j'écris, comme on écrit une histoire ancienne , tout ce qui , dans ce passé, pourra être utile à l'avenir de ceux qui viennent après nous. C'est ce que j'appelle mes Mémoires, ou plutôt mes souvenirs, et dont les otag-es de Durazno forment le principal incident dramatique.

On n'a pas impunément traversé les diverses phases de ce long' drame, sans chercher à en déduire la morale au point de vue des intérêts généraux et réciproques de l'Europe et de l'Amérique elle-même. Après la narration des faits, il est juste de s'arrêter aux considérations qu'inspirent les événements décrits, et nous n'hésitons pas à donner, comme conclusion des otages de Durazuo, le résumé des méditations puisées, pendant trente ans, dans notre propre expérience.

Que nos idées viennent heurter de vivos préoccupations purement spéculatives en Europe, ou des intérêts nés dans l'Amérique, sous l'influence de l'état actuel des choses ,

Confédération Argentine . par le docteur V. Martin de Moussy, tome 2, page 133. Paris, 1860, où il est dit :

« Ce fut daos le but d'aug-menter le troupeau, que la société d'acc climatation a formé à Paris, que MM. Poucel et Quevedo se déci- « dèrent à envoyer a leurs frais, des Andes de Catamarcaen France, « un autre troupeau composé de 53 lamas, mâles et femelles, deux « vig-ognes femelles et un mâle, un g-uanaque femelle. »

« .... Cette expérience coûteuse e't pénible , entreprise uniquement « pour rendre un service à la Plata et à TEurope, puisque MM. Poucel « et Quevedo la faisaient à leurs frais et sans aucune idée de spécu- « lation, offre un précieux enseignement pour la conduite à tenir « désormais dans l'exportation de ces animaux , afin qu elle soit « moins coûteuse, moins pénible et surtout moins meurtrière.

(( M. Poucel, introducteur des mérinos (français) dans la Plata, et « fondateur du bel établissement du Pichinango , dans la bande <r orientale, voulut veiller lui-même sur la caravane. »

qu'importe ? Nos idées sont vraies ou erronées, elles sont justes ou exagérées ; la solution de ce dilemme, nous la livrons au temps; mais tout écrivain qui se respecte a le courage de ses convictions,

Les nôtres vont être motivées dans le chapitre suivant, le dernier de ce livre.

Page 1