‹ Les ouvriers: drame en un acte, en vers (volume 2)Chapitre 22 sur 111 · MARCEL, MORIN · texte numérisé non relu

MARCEL, MORIN

MARCEL

Entrez...

MORIN, examinant la chambre et Marcel.

C'est bien ici, n'est-ce pas, que demeure Madame François?...

MARCEL, un peu embarrassé.

Oui, monsieur, et tout à l'heure Elle va rentrer...

MORIN

Boni c'est vous son fils?

Morin, Marcel.

MARCEL

C'est moi.

MORIN

A part.

Fort bien. — Eh! la petite a du goût, par ma foi!

Jl va vers le fauteuil À gauche.

MARCEL

Et vous êtes monsieur Morin, je le suppose?...

MORIN

Tout jusle; je viens voir votre mère, et pour cause... Hélène vous a dit que je devais venir?

Voyons!...

Il s'arsied

MARCEL

Elle n*a pu, monsieur, se contenir.

Ma mèrea.irait voulu vous faire une visite...

MORIN, avec bonhomie.

Ah!

MARCEL^ il a pris une chaise et s'assied.

Mais la pauvre femme est timide : elle hésite; Puis vous étiez absent depuis tantôt trois mois.

MORIN

Je voyage en effet — assez longtemps parfois;

Car je suis le patron, le- commis et le reste ;

C'est le mieux, quand on n'a qu'un commerce modeste.

N'est-ce pas votre avis?... Or donc, j'étais absent.

Je reviens; la petite arrive en rougissant,

Me parle d'un secret qu'on ne peut plus me taire,

Me vante ma bonté, s'embrouille; — alors, je flaire

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