‹ Les ouvriers: drame en un acte, en vers (volume 2)Chapitre 25 sur 111 · Morin, Mïircel · texte numérisé non relu

Morin, Mïircel

MARCEL

Jusqu'à dix francs par jour; Mais je fais des progrès encore, et je persiste : Je ne suis qu'ouvrier, vous me verrez artiste. Pour vous donner du cœur l'amour est souverain, Et je prétends plus tard anoblir mon burin!

UORIN.

C'est de l'aplomb î

MARCEL

Chacun se fait ses destinées !

HORIN.

En êtes-vous bien sûr? — on est jeune I

MARCEL

D'années I Mais de bonne heure en moi je me suis recueilli; Puis ma mère pleurait, et cela m'a vieilli !

MORIN

Fort bien! mais, une fois que l'on est en ménage. Les beaux projets s'en vont, c'est un autre langage! J'ai vu la chose : on trouve au logis de l'ennui, Ft Ton croit faire assez quand on y vient la nuit! On se lasse bientôt d'un tas de servitudes, Et Ton reprend un jour ses vieilles habitudes. Je connais l'ouvrier; avouez-le, farceur, On fêle les lundis, on court, on est danseur, On s'amuse?...

MARCEL

Moi?... non!

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