‹ Les ouvriers: drame en un acte, en vers (volume 2)Chapitre 3 sur 111 · SCÈNE H · texte numérisé non relu

SCÈNE H

MARCEL^, HËLÊNË, avec un bouquet et un petit panier. • MARCEL, sans se détourner d'abord.

Est-ce toi, mère?

Avec joie.

Vous, mademoiselle Hélène?

HÉLÈNE

Monsieur Marcel I... Tout seul?

MARCEL

C'est une bonne aubaine!

HÉLÈNE

Votre mère est sortie?

MARCEL

Elle va revenir.

"* HÉLÈNE

Je venais lui porter mon petit souvenir.

MARCEL

Voyons!... Que c'est gentil de pensera la fête!

HÉLÈNE

Moi, ne .pas y penser? Suis-jeune folle tête?

EUe lui montre une photographie encadrée.

Tenez, et regardez!

Vos portraits! c'est bien vbusl Votre sœur, votre frère assis sur vos genoux'!

' 1. Marcf.I, Hélène.

Comme dans toute femme une mère est cachée !

La ravissante image!

Il regarde -de près les portraits et les embrasse. HELENE) les reprenant.

Assez 1

MARCEL

On est fâchée?...

Mais les enfants, pourquoi ne sont-ils pas montés? Moi, j'aime ces petits!

HÉLÈNE

Vous les avez gâtés!...

On termine un travail : ah ! c'est toute une affaire ! On jase, on perd son temps, et l'on me désespère Depuis qu'on est levé I

Les imitant.

« Ma sœur, et mon bouquet?

J'en veux aussi, ma sœur!... »

MARCEL

Chers enfants!

Quel caquet!

Ce matin, croiriez-vous qu'à cinq heures, peut-être, Hors du lit, presque nus, je les ai vus paraître? II fallait leur dicter un bout de compliment, Et je n'ai pu dormir en paix un seul moment!

Des diables I

MARCEL

C'est pourtant ainsi qu'on les adore!

Page 1