‹ Les ouvriers: drame en un acte, en vers (volume 2)Chapitre 37 sur 111 · SCÈNE SEPTIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE SEPTIÈME

* Pour inscrire mes gains près de mes déboursés.

* Tai traîné dans la boue une enfance indocile,

* Et le cabaret fut mon premier domicile!

À qui n'a pas lutté la vertu coûte peu ,

Jeune homme ! Il faut avoir été sans feu ni lieu, Avoir eu des passants les réponses bourrues.

Avoir dormi la nuit sur le pavé des rues, Et s'être demandé, quand on n'a plus le sou.

Si l'on ne fera pas, le soir, un mauvais coup ! Voilà, polir parler haut, d'assez rudes épreuves Qui mettraient à l'essai vos vertus toutes neuves. Et comment ai-je fait? Qui m'a sauvegardé? J'allais tomber plus bas... Quelle main m'a guidé? Aucune I... Je n'avais contre la défaillance Qu'une obscure lueur, ma seule conscience.

De tout secours humain j'étais déshérité.

Et c'est moi seul enfin qui me suis racheté!...

Marcel fait an mouyement yers lui.

Mais l'expiation n'est pas assez complète.

Adieu, Jeanne, je pars : vous serez satisfaite. Adieu! j'ai vécu seul, mon plus dur châtiment Sera de rester seul jusqu'au dernier moment.

Je ne mérite pas la joie inespérée De mourir près de vous d'une mort honorée!...

n g^appréte à partir, et s*appnie sur la table, en proie & une vire émotion. — Jeanne est tombée assise sur une chaise, près de la cheminée ; Marcel est près d'elle.

MARCEL, regardant Jeanne d'un air suppliant.

Mère, je suis vaincu, je ne puis résister...

JEANNE

Marcel!

MARCEL

Oh! laisse-moi lui dire de rester!

Mère, reviens à toi, parle-lui donc, c'est l'heure ! Ah! que nous sommes durs! regarde, écoute : il pleure I

Au moment où il sa dirige vers Horin, Hélène entre avec une vivacité joyeuse.

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