ACTE II
SUZANNE
Môme... — Bah I je Taurai avant!
PROSPER, riant.
Eh bien, sur mon âme, madame, c'est chevaleresque et beau î Voilà bien Fentôtement le plus héroïque que j'aie vu de ma vie!
SUZANNE
Gonmient, de Tentôtement? Vous appelez cela de Tentôtement?
Mettons de Tamour-propre 1
SUZANNE
Ni l'un ni l'autre 1
PROSPER
Ahl ne vous en défendez pasi... Vous avez une réputation de finesse et d'esprit à sauver l Cette lutte, un peu témérairement engagée, peut la ternir par un échec... Vous faites 'à toutes vos lorces un appel désespéré, vous vous jurez à vousmême de mourir sur la brèche 1... C'est beaul c'est grand, c'est sublime 1 Et si le hasard de la guerre ne m'avait fait votre ennemi, sur ma foi, je voudrais combattre sous votre étendard et la conquérir avec vous, cette malheureuse lettre I (stuAime foit
«emblant de grelotter.) Ah! VOUS aVCZ frOÎd... pardoU I H jette une bûche »n feu.
SUZANNE
Alors, tout de bon, vous vous imaginez que tout ce que j'en fais n'a pour motif que la sotte vanité de vous battre?
PROSPER, se retournant viTement, et à genoux devant le feu.
Ne dites pas vanité, madame, dites orgueil I et légitime orgueil I Vous combattez un homme qui a fait la guerre aux peaux rouges 1 Témoin ce casse-tête conquis par moi sur un grand cher... Le caïman qui pleure sa postérité!... Je suis un grand chef, moi-môme... un grand chef des visages pâles, subtil au flair, rusé à la piste, et ce ne serait pas pour vous une médiocre gloire que de conquérir ma chevelure I
La nuit est Tenue peu i peu.
SUZANNE
Eh bien, pour parler comme vous, malgré le plaisir que j'aurais à vous scalper, grand chef, c'est un motif plus honnête qui m'a fait prendre le sentier de la guerre!... Seulement, ayez la complaisance d'allumer votre lampe, car décidément ou n'y voit plus clair.
«6 LES PATTES DE MOUCllE.
PROSPEB, se relevant pour prendre la lampe qui est sur la cheami^.
Oui, madame l... Mais, à défaut d'orgueil^ quelle raison j^eut TOUS obliger à cette lutte désespérée ?
SUZANNE
Ah l vous n'admettez pas qu'il, ep. gij^^, ^isS^T 4§ plfls sé*rieusesf
PROSPER
J^aVOUÇ que... (L4 lampe crie eoi^fa^ Iprsqa'ejle e^l n^e,) i^lOQ^^ bPO) ÇQi
imbécile dé domestique qui n*a pas mis d'huiîei n watf. Allumez une bougie^.A ce sera, piQ% icit^. fiuyb.
C*est juste!... (n cherche tes allumettes.) Je dis, ma4laiii», q«e si ce n'est pas le désir, très-naturel ch«z une femme, surtout... Ahl biesj p«fl d'alimpattefi, maint^e^nt I
8D8ÂNNE.
Eh î?ien I Ip premier morceau (Je yapier !
PSpgPiRf W ppnchanl ç ^ «|^i]p«T|p| lu pipi^ ipp)^
Voici r»ff»irel (n i« nmwH».) ,,.Tr^o%ttii^l eb^ Hl î&m»Q, de ne pa& se bis^r vaioc^a qq iiabil^té pas un hdffln»d«'. ii vm^
LS DOHEI^TQIIS) entrant ««ee om lampe «Owa^ft.
Monsieur a sonné ?
PBOSPER, éteignant le petit papier et le gardant à 1| m^in.
Ah!... bon!,., merçil... Yoil4 cie que jp dédirais,..
SUZANNE j à part^ pendant qu*Us placent la lampe 8i)f }^ \9ijfi.f
Maudit «acbçujçU c'était f^itl
1/9 dpinestigpe tflfl, PHOSPEa, QontiBuaji^*
•.. Pnr un homme !..• (je finirai peut-être ma phrase...) Je ?»* iRois pa^ du tout ce qui peut yous exciter ainsi contre mo} !
SUZANNE
Et le désir de cauver une amie, pour quoi le çpiïiptez-vousT
PROSPERy toujour* avec le pnpier k U nuiip. Il4 sont assis face à Face, Prosper à droite
de la tab)e, Çqzqinne à gapc^^.
Une am^it^^.* no^ amiel... ^ ]\Ion Dieu, umdama, pafilaiiness^poi cette question; m^is e«t-ii bien possible qu'eue fpn)i»^