ACTE II. et
soit assez Tamie d'une autre femme pour la tirer d'un mauvais PAS? (a (»rt.) Ella est cavissantê à la lumière!
3DZANNE.
Je pourrais m'off^ngeir de 1» questipi); oigis J*aifî]§ mm% en rirel...
Rj^YissaptiÇ l (Hauf,) Nptez que j^ n'ai pas meilleure opinion da ^ou sexe, et que je ne crois pas à la bonté de Kun plus que de f autre I v
4asaime prend machinalement Tenveloppe ei la fafisa# letl** 49{U la JiMe et affecte dé jeao' ayee ; monremept de Pro'per.
SUZANNE, riant.
Ces* que vous vous regardez dans la glace.
PBOSPER, riani d^ \^i T^r ^ Ifitfjfe à la 199^1.
Si vous voulez dire que je suis un égoïste... (a part, enchanta.) Oh ! la lettre I... (Haut.) Je vous avoue que j'y fais tous çies efforts; on ne me fait que du mal, et je ne vois pas ce que Je gagnerais à faire du bien aux autres.
SyZAlVNi;, rejftmi la If^lff dans 1» jaita.
Et le plaisir de le faire!... Si vous savieE à quel point un service rendu nous fait pa^*a}tr0 te ciel bleu, le repas appétissant," et doux l'oreiller... ah 1 monsieyf Tégûlste !... veus seriez bon par amour de vous-mômel... De tout ce que vous avez dépensé dans votre vie, comptez ce qui ypus reste, lie peu que VOU& ave£ donné...
PROSPER, surpris.
Peut-être... ouiU.. (a luiniiênie.) Quel sourire!... et quelle
ftme !. .. Il jette le papier snr le tapis.
SDZANNiî^ \ part.
Si j'éteignais la lampe... il serait bien forcé de la rallumer.
Çlle se met à monter et descendre la mèche.
PROSPER, avec élan.
Tenez, madame!... (s'arrétant.) Elle fume 7
SUZANNE, continuant.
Oui ! un peuiï'« (sue réteini.) Ah! mon Dieu!
Bbe ôte le verre et prépare la lampe pendant tout le couplet suivant.
PROSPER
(a part.) Tant mieux ! (Haut.) Ah ! madame, §i vous pensez tout ce que vous dites!... si vous n'agissez vraiment que par bonté d'Ame... Ah! non, non, ce n'est plus de l'enthousiasme que
vous de\ez m'inspirer, c'est de la yénération, de l'idolâtrie, du culte!... Vous n'êtes plus seulement une femme d'u.p*» beauté, d'un charme, d'un esprit adorables I... mais un être .<mu je ne sais d'où, je ne sais comment, pour être adoré par moi sans que
t'e sache précisément pourquoi... mais qu'il mut que j'adore >on gré, mal gré, sous peine d'être stupide; car vous êtes, di toutes les femmes, la seule femme, véritablement femme, don( on puisse faire sa femme 1
SUZANNE
Parlez^iioi de déclaration I... en voilà une!... mais elle serai beaucoup plus claire si vous rallumiez votre lampe l
PROSPER, se rapprochant d'elle.
Non, madame, non, rien n'est doux comme la lumière d'un foyer d'automne, et surtout pour ce que j'ai à vous dire...
SUZANNE
Allumons! ou je m'en vais I
PBOSPEB.
Ah! commandez, je suis votre esclave!... Mais je n'ai pas d'allumettes!... aussi je vous jure...
SUZANNE
Allumons! allumons!
PROSPEB.
Oui, je VOUS jure!... Je vous jure que depuis mon retour vous m avez élefctrisé, grisé I...
SUZANNE , Ini montrant la lampe.
Oui, mais...
Je suis fou !... mais c'est peut-être la raison qui revient avec l'amour I...
SUZANNE
Ah! je m'en vais!
PROSPER
Vous ne vous en irez pas... Non ! non! vous ne laisserez pac voire œuvre inachevée!... Vous m'avez fait croire un instant que la vertu la plus pure et la bonté parfaite pouvaient être de ce monde; je veux le croire toute ma vie, et pour vous prouver que j'en suis digne... Cette lettre, madame, cette lettre, précieux talisman qui vous a fait descendre du ciel pour moi... je veux la détruire... et brûler avec elle devant vous... (u prend re»-
• Prcsper, Suzanne,