‹ Les ouvriers drame en un acte, en versChapitre 28 sur 38 · SCÈNE SEPTIEME · texte numérisé non relu

SCÈNE SEPTIEME

MORIN

Moi, son père? Allons donc! Que racontez-vous là? Je n’ai pas eu de fils! jamais!

MARCEL, iDterrogeBnl Jeanne <lei yeux

Jamais?... ma mère?...

JEANNE 1

Prétend-il m’accuser?...

MARCEL, avec force.

Il ne faut rien me taire I

JEANNE

Attends I je vais parler!... Ah! Dieu m’en est témoin! Marcel, tu peux me croire, et j’en ai bien besoin! Quelques mots suffiront...

MORIN, troublé.

Mon Dieu, que dira-t-elle?

JEANNE

Le jour où je restai seule, — et toujours fidèle, —

Ce jour-là, jour affreux que j’ai revu souvent.

Je te portais déjà dans mon sein, pauvre enfant!

C’était dans mon malheur une épreuve suprême.

Il l’ignorait ; et moi, je l’ignorais moi-même!

Il ne t’a pas connu.

MORIN, très-ému, allaut vers Narcel.

Mon fils!

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