Jeanne T.!ii-ccl, Morin
MORIN
Oui, j’étais autrefois une stupide brute.
Elle vous a dit vrai ; mais le temps a passé 1 J’ai vécu, j’ai vieilli : rien n’est donc effacé?
A Jennnf*,
Il le sait bien, pourtant, je ne suis plus le même!
Je mérite peut-être aujourd’hui que l’on m’aime...
JEANNE, rintmompant.
On vous rendrait la place au logis conjugal?. .
Vous seriez à ses yeux tout à coup mon égal?
Allons ! domandez-moi do nouveaux sacrificesl Rapportez- nous encor votre ivresse et vos vices!
Mnrcol so îèTe.
MOniN,
AhI c’est trop, cette fois! — ^'’^^'vous oublié » Que je ne réclamais ni pardon ni pitié?
Je ne vous cherchais pas, et, lorsque sur ma route Je trouve tout à coup, par miracle sans doute,
Une femme, un enfant, je partirais!...
Il Frappe» violemment sur la tnblie.
Non! non!
Je suis dans ma famille et je reprends mon nom ! f'our qui me traite ainsi je deviens insensible!
JEANNE, SC jetant dans les bras de Hare.el.
Ah! je te reconnais, cette lois...
MORIN
C’est possible!
Mais je reprends mes droits, et c’est assez d’aveux! veux ma place ici! je veux mon filsl je veux...
Joaiino ne presse cltrayde contre Marcel.