‹ Les ouvriers européens (volume 2)Chapitre 40 sur 159 · Eva B**% leur deuxième fille · texte numérisé non relu

Eva B**% leur deuxième fille

RELIGION ET HABITUDES MORALES

La famille professe la religion réformée de Luther. Elle descend d'une ancienne colonie wallonne amenée en Tannée 1613 dans le pays de Dannemora par Louis de Geer. Les membres de la colonie ont naturellement conservé dansée pays protestant la religion pour laquelle ils s'étaient résignés à l'émigration. On y peut constater une certaine tendance à l'usage immodéré des spiritueux; cependant l'ascendant du patron propriétaire des forges maintient, même sous ce rapport, le bon ordre et la décence dans la population. La famille a toujours accepté avec déférence la haute direction du clergé. Comme tous les Suédois,

elle a vu, dans le sacrement de la confirmation, une initiation nécessaire à la pratique des droits et des devoirs de la vie sociale. . .

HYGIÈNE ET SERVICE DE SANTÉ

Le climat et la localité laissent quelque chose k désirer sous le rapport de la salubrité; mais la nourriture substantielle que prennent les ouvriers entretient convenablement leurs forces et leur permet d'exercer leur rude métier jusqu'à un âge avancé. Les maladies les plus communes sont celles des organes respiratoires. Les secours de la médecine et de la pharmacie sont accordés à titre gratuit aux ouvriers et à leur famille (7).

RANG DE LA FAMILLE

L* ouvrier appartient à la catégorie des tâcherons ; il est payé selon la quantité de fer produit, ayant la qualité prescrite par les règlements de la forge. En outre, il est intéressé par des primes à épargner les matières consommées, à la condition toutefois de livrer des produits d'une qualité irréprochable. Son habileté contribue pour beaucoup à maintenir aux fers à acier d'Osterby, dans l'opinion des consommateurs, la haute réputation qui forme la base principale de la fortune du patron (i). iVtous ces titres, le forgeron des grandes usines deDannemora est traité par ses chefs avec des égards particuliers, et jouit, au milieu de la population ouvrière de celte contrée, d'une véritable considération. L'industrie moderne tend incessamment à remplacer par des fers communs et à bas prix ces fers d'élite dans les applications où ces derniers étaient réputés indispensables ; par là elle diminue le prix des produits métallurgiques et elle contribue efficacement à certains progrès de la société. Mais, en même temps, elle rend les opérations indépendantes de l'habileté des ouvriers ; elle

permet de ne demander à ces derniers que la force ; elle détruit, par conséquent, les situations analogues à celles dont jouit jusqu'à présent le forgeron de Dannemora.

moyens d'existence de la famille.

PROPRIÉTÉS

( Mobilier et vêtements non compris.)

Immeubles. 0 ^ 00

La famille, dénuée de prévoyance, n'est nullement portée à épargner en vue d'arriver à la propriété d'un immeuble.

Argent 0 ^ 00

La famille, loin de posséder une somme d'argent, est ordinairement endettée envers les fournisseurs de denrées ou de vêtements.

Anim/Vux domestiques entretenus toute l'année.. 280^ 00

2 vaches, 3 moutons ou brebis, 6 poules, 1 coq (avec élevage de 15 poulets).

Animaux domestiques entretenus seulement une partie de l'année 15^ 00

i porc gardé seulement pendant 6 mois. La valeur moyenne de ce porc, estimé trois mois après l'achat, est de 30 francs. Cette valeur, possédée pendant 6 mois, équivaut à la possession constante d'une somme moitié moindre.

Outils pour la culture d'un jardin (7), 10^ 00; — armes pour la chasse, 22^ 00; — outils pour l'abatage du bois, 5 ' 00.

Valeur totale des propriétés 832^ 00

SUBVENTIONS

Le patron, propriétaire de la forge, se conformant à la coutume qui est d'un usage habituel dans les mines et les usines du Nord et de l'ancienne Europe, règle en partie le salaire de l'ouvrier, non d'après la quantité de travail fournie par ce

dernier, mais en raison des besoins de sa famille. Il donne à titre gratuit à l'ouvrier le logement et un jardin. Il livre constamment le blé (moitié seigle et moitié orge) nécessaire à la nourriture de l'ouvrier et de sa famille au prix de 10 fr. 50 cent, les 100 kilogrammes, tandis que le prix moyen n'est pas inférieur à 11 fr. 10 cent., et que le prix s'élève parfois jusqu'à

14 fr. 60 cent, sur les marchés voisins. La quantité de blé fournie à ces conditions varie avec l'importance de la famille. C'est ainsi qu'on donne, par mois, à certaines catégories d'ouvriers, 75 kilogrammes de blé pour le mari et sa femme, et

15 kilogrammes, en outre, poui* chaque enfant au-dessous de 12 ans. Les enfants qui travaillent, à partir de 12 ans, reçoivent 30 kilogrammes, et cette quantité est augmentée progressivement, pour l'ouvrier célibataire, jusqu'à 60 kilogrammes. Le patron accorde également, à titre gratuit, le droit d'affouage pour le bois de chauffage, le droit de chasse et de pêche, le droit de récolte des fruits sauvages ; il pourvoit à l'instruction des enfants; enQn il accorde tous les secours nécessaires aux ouvriers malades, aux orphelins, aux veuves et aux vieillards.

TKAVAUX ET INDUSTRIES.

Travaux de l'ouvrier. — Le travail principal de l'ouvrier forgeron-adineur a pour objet la conversion de la fonte en fer forgé (méthode wallonne). La brigade dont l'ouvrier fait partie travaille 4 à 5 heures et se repose autant, de sorte que chaque ouvrier travaille 12 heures sur 24. La forge réclame chaque année son service pendant 48 semaines environ. — Le travail de l'ouvrier se fait à la tâche : la brigade dont l'ouvrier fait partie est payée selon la quantité de fer forgé produit, et cela avec des combinaisons qui rendent le salaire, en grande partie, dépendant de l'adresse et des soins que les ouvriers mettent à l'exécution de leur travail. On leur accorde par 100 kilogrammes de fer forgé, ayant toute la qualité voulue par les règlements

s cil. I. -- FORGERON DES USINES A FER DE DANNEMORA.

de la forge, une certaine quantité de fonte et de charbon de bois, et on leur paie une prime sur les quantités de fonte ou de charbon économisées. Cette prime forme régulièrement une partie considérable du salaire (i 6, a).

Les travaux secondaires de l'ouvrier, exécutés pendant les semaines de repos et les moments de loisir laissés par le travail régulier, sont : la culture du jardin, l'abatage du bois de chauffage pour le ménage^ la chasse, la réparation de la maison et du mobilier et les travaux de la moisson exécutés chez les tenanciers voisins.

Travaux de la femme. ■— Le travail principal de la femme a pour objet l'industrie domestique (is) et notamment les élaborations diverses du lin et de la laine jusqu'à leur transformation en vêtements; ces travaux sont exécutés exclusivement pour les besoins de la famille.

Les travaux secondaires de la femme sont : les soins de ménage, la culture du jardin, les soins exigés pour l'élevage, l'entretien ou l'engraissement des animaux domestiques, la récolte des fruits sauvages, et enfin la récolte des foins, des céréales, des pommes de terre, pour les tenanciers voisins.

Industries entreprises par la famille. — Les industries de la famille sont : les spéculations relatives aux travaux de forge exécutés par l'ouvrier, la culture du jardin, l'exploitation des animaux domestiques et les travaux manufacturiers exécutés par la femme pour les besoins du ménage.

L'énumération de ces travaux, rapprochée du budget et des comptes annexés, démontre que les petites industries entreprises par la famille ajoutent un supplément notable au bien-être assuré par le travail principal de l'ouvrier. Cependant, la famille fait partie d'une population fort agglomérée par une industrie très-florissante; et ce cas particulier ne donne qu'une idée incomplète des ressources que trouvent, dans les productions spontanées, les ouvriers disséminés dans les campagnes et les forêts de la Suède.

IHode d'existence de la fauiille.

ALIMENTS ET REPAS

Les céréales se mangent apprêtées selon deux modes principaux : le seigle à Tétat de pain, l'orge et quelquefois le seigle cuits à l'état de pâte ferme avec de l'eau et du sel; cette pâte est mangée froide avec du lait. Les pommes de terre se mangent cuites à l'eau et au sel. La bière est prise comme boisson; quelquefois on la mange à l'état de soupe selon la coutume répandue dans plusieurs contrées du nord de l'Allemagne.

S Ao.

HABITATION, MOBILIER ET VÊTEMENTS

Les habitations des ouvriers forment un hameau à proximité de la forge : chaque maison est ordinairement partagée entre deux ménages ; chacun d'eux occupe un rez-de-chaussée de deux pièces et un grenier, avec quelques dépendances telles qu'une étable pour les vaches et les moutons, une loge pour le porc et un jardin.

Meubles : suffisants, solides, tenus avec propreté. 180^ 00

1 lit pour Iw époux, 2 lits pour les enfants, 1 armoire, 2 coffres, etc.

Ustensiles : tenus avec propreté 50^ 00

Chaudrons en fonte et en cuivre, poêles en fer, etc.

Linge de ménage : suffisant, en toile solide. ... 68^ 00

Draps de lit, gerviette», essuie-mains, torchons.

Vêtements : en étoffes de laine et de lin, pour la plupart de fabrication domestique, assez abondants et tenus avec propreté 212 ^ 00

Les vêtements de travail sont établis de manière à préserver, autant que possible, l'ouvrier contre les suppressions brusques de la transpiration.

Valeur totale du mobilier et des vêtements. . . 510' 00

iO C!I. I. — FORGERON DES USINES A FER DE DANNEMORA.

RÉCUÉATIONS.

Le tabac à fumer et les divertissements pris au cabaret sont au premier rang parmi les récréations des ouvriers. La chasse du lièvre et des oiseaux (de bois) devient, dans cerlaines saisons, la récréation favorite ; quelques jeux d'adresse, les réunions de famille et de voisinage, complètent les moyens de distraction.

Histoire de la famille.

PHASES PRINCIPALES DE l'eXISTENCE.

Les enfants, élevés avec douceur et dans un véritable état de bien-être, sont instruits dans une école entretenue au compte du patron. Ils commencent à l'âge de 12 ans à travailler aux récoltes pour le compte de ce dernier ou des tenanciers voisins. Les adultes qui ne peuvent trouver emploi dans les travaux des forges sont attachés à l'exploitation agricole ou forestière du patron ou des propriétaires de la contrée. Les autres se livrent, sous la direction de leur père, à l'apprentissage du métier de forgeron ou de fondeur. ^

Les ouvriers se marient à l'âge de 22 à 25 ans ; ils reçoivent alors une habitation et les autres subventions ordinairement accordées aux ouvriers chefs de famille (7)-. Le patron leur fait même les avances nécessaires à l'acquisition du mobilier et des animaux domestiques, lorsqu'ils ne se sont pas encore constitué par l'épargne la somme nécessaire.

Dans leur vieillesse, les ouvriers qui ne peuvent être convenablement soutenus par leurs enfants reçoivent du patron toutes les allocations nécessaires. Ce dernier garantit également des moyens de subsistance aux veuves et aux orphelins (i).

OBSERVATIONS PRliLIMINAIUlZS. 11

La production des forges de la contrée ne peut se développer au delà des limites fixées depuis longtemps par les règlements locaux, en raison de la quantité de combustible fournie par la forêt (2 2) . Les enfants de forgerons ne peuvent, en conséquence, être tous admis dans la condition de leurs pères; mais ils peuvent toujours se livrer auK travaux agricoles pour lesquels, dans le nord de la Suède, les bras font encore défaut.

Attachés d'abord comme journaliers-domestiques à un propriétaire-cultivateur, les jeunes gens qui ont donné pendant quelque temps des preuves de bonne conduite et d'habitudes laborieuses s'établissent bientôt en qualité de journaliers-tenanciers (Stat'torpàre). Ils doivent au patron la totalité de leur temps, sauf un certain nombre de journées réservées, selon l'usage, pour leur exploitation personnelle. Au moment de leur établissement et de leur mariage, ils reçoivent du patron, à compte sur leur salaire à venir, une vache et une partie de leur mobilier. Ils sont, d'ailleurs, pourvus de toutes les subventions qui se rattachent à la nourriture de la vache, au chauffage de l'habitation et à la culture du jardin potager. Les salaires ou des allocations directes assurent la provision de céréales; le surplus, c'est-à-dire le vêtement et les éléments de l'épargne, se trouve dans les produits de l'étable, de la basse-cour et du jardin, et dans le travail de la femme. Les jeunes ménages laborieux et économes parviennent assez promptement, dans cette condition, à rembourser au patron les avances qui leur ont été faites : dès qu'ils ont donné cette garantie de leur aptitude et de leur bonne conduite, ils rencontrent bientôt l'occasion de parvenir à une situation supérieure.

Elevé à la condition de tenancier (Torpare), l'ouvrier agriculteur reçoit, de son patron, de la terre arable et des prairies en quantité suffisante pour entretenir au moins un attelage d'un cheval ou de deux chevaux, et pour réaliser chaque année une épargne en argent par la vente des grains et des autres produits qui ne sont point absorbés par la consommation domestique. Le tenancier acquitte sa redevance en fournissant chaque année à son patron un certain nombre de journées de travail, avec le

i|| cri. I. — FORGERON DES USINES A FER DE DANNEMORA.

concours de son attelage. Après avoir remboursé la nouvelle avance qui a pu lui être faite lors de son établissement, le tenancier consacre ses bénéfices annuels à augmenter le nombre de ses chevaux et de ses bestiaux et à étendre son exploitation. Bientôt il s'attache à son tour un ouvrier-domestique qui accomplit à sa place la redevance due au patron, tandis que lui-même se livre aux travaux de sa propre culture ou aux opérations commerciales ayant pour objet les grains et les bestiaux.

C'est parmi les tenanciers parvenus à cette condition que se recrute incessamment l'ordre des paysans qui joue un rôle essentiel dans la constitution sociale de la Suède (21). Les tenanciers arrivent à la propriété, soit en achetant une étendue de terre en plein rapport et proportionnée au capital qu'ils ont accumulé, soit en défrichant, en qualité de colons (Nybygge), un terrain forestier. Le lecteur trouvera ci-après un précis des habitudes qui se rattachent à ce régime de colonisation (17).

Les ouvriers qui ont profité des bons exemples donnés dans la maison paternelle et qui, dès le début de leur carrière, étaient doués de l'esprit d'ordre et de prévoyance, franchissent souvent, dans le cours de leur vie active, tous les degrés qu on vient d'indiquer.

MCEURS ET INSTITUTIONS ASSURANT LE BIEN-ÊTRE PHYSIQUE ET MORAL DE LA FAMILLE.

Le patronage et la constante sollicitude des chefs d'industrie forment le trait caractéristique de l'organisation sociale du groupe de Dannemora; et ils dispensent l'ouvrier de toute préoccupation de l'avenir. La population est toujours assurée de trouver assistance auprès du propriétaire dans les calamités et dans les besoins qui peuvent résulter des intempéries, des disettes, des maladies, de la vieillesse et quelquefois de l'imprévoyance ou de la mauvaise conduite du chef de famille. Lorsque les chefs naturels de la société sont à la hauteur de cette tâche, on ne

peut concevoir un moyen plus efficace de garantir contre toute éventualité fâcheuse la population ouvrière. Répondant, sous ce rapport, mieux que le régime des engagements forcés (II, ii à v) aux tendances que l'Occident imprime aux sociétés européennes, le patronage des grands propriétaires suédois pourvoit à cette grande nécessité en laissant, en principe, aux ouvriers l'entière disposition de leur libre arbitre..

Dans le cours de ses voyages, l'Auteur a été utilement initié à la connaissance des sentiments et des devoirs du patronage par de longs entretiens avec le vénérable baron de Tamm, patron de l'ouvrier décrit dans la présente monographie. Il a définitivement compris, au foyer du patriarche d'Osterby, que les vrais arbitres de la science sociale sont les patrons qui ont passé leur vie sur une propriété rurale, veillant chaque jour à l'éducation de leur propre famille, au bien-être de tous ceux qui la complètent en la secondant dans ses travaux et à l'assistance matérielle ou morale de ses voisins. L'Auteur, reportant sa pensée sur les impressions du même genre qu'il avait ressenties dans le passé, sans s'y arrêter autant qu'il aurait dû le faire, fut, en quelque sorte, éclairé d'une lumière nouvelle. Il aperçut clairement que ces hommes sont les guides naturels de ceux qui les entourent, lorsque d'ailleurs leur autorité peut se fonder sur le respect et l'affection. Il entrevit peu à peu que ces hommes d'élite, alors même qu'ils appartiennent aux classes les plus modestes de la société, sont les véritables chefs des nations. Partout ces hommes se montrent respectueux envers les gouvernants et les ministres du culte ; mais, en ce qui touche la connaissance du bonheur temporel , ils sont habituellement plus compétents que ces derniers. Depuis i8û5, l'Auteur a eu cent occasions de s'affermir dans cette conclusion : en chaque lieu il s'est appliqué à découvrir les vrais maîtres; et désormais, pour exprimer son admiration, il les a nommés k les Autorités sociales » .

cil. 1. — FORGEnON DES USINES A FER DE DANNEMORA.

SOURCES DES RECETTES

SECTION re.

Propriétés possédées par la famille.

Akt. 1". — Propriétés immobilil-res.

(La famillo ne possède aucune propriété de ce genre)

AuT. 2. — Valeurs mobilières.

Animaux domestiques entretenus toute l'année :

2 vaches, 3 moutons, 6 poules, 1 coq

Animaux domestiques entretenus seulement une partie de l'année :

1 porc : valeur calculée

Matériel spécial des travaux et industries :

Pour la culture du jardin

Pour l'abatage du bois

Armes pour la chasse

Art.

EVALUATION I

approximativ

des

sources

de recettes.

VALEUR

des propriétés.

280fOO 15 00

Droit aux allocations dk sociétés d'assurances mutuelles.

[La famille ne fait partie d'aucune société de ce genre)

Valeur totale des propriétés (sauf déduction des dettes mentionnées 15, S*"» V). .

SECTION H

Subventions reçues par la famille.

Art. le. — Propriétés reçues en usufruit. Habitation :

Maison reçue à titre gratuit du patron

Immeubles ruraux :

Jardin reçu à titre gratuit du patron

Aut. 2. — Droits d'usage sur les propriétés du patron.

Droit sur le gibier des forêts

— sur les fruits sauvages

— sur le bois de chauffage . . . .

Art. 3. — Allocations d'objets et de services. .\lloc.\tions concernant la nourriture

— • concernant l'instruction des enfants

— concernant le service de santé

— concernant les assurances. . .

RECETTES

SECTION I'»

Revenus des propriétés.

AuT. 1er. Revenus des propriétés immobilières. (La famille ne jouit d'aucun revenu de ce genre) ,

Art. 2. — Revenus des valeurs mobilières. Intérêt (6 p. 100) de la valeur de ces animaux

de cette valeur.

Intérêt (5 p. 100) de la valeur de ce matériel. — de la valeur de ces armes. . ,

Art. 3. — Allocations des sociétés d'assurances mutuelles.

(La famille ne reçoit aucune allocation de ce genre)

Total des revenus des proprié es

MONTANT DES RECETTES

I VALEUR

des objets

reçus en nature.

SECTION II

Produits des subventions.

Art. l". — Produits des propriétés reçues en usufruit. Loyer ou 5 p. 100 de la valeur de la maison (1,000^00) (non exigé par le propriétaire) •

Loyer ou 5 p. 100 de la valeur du jardin (120^00) (non exigé par le propriétaire)

Art. 2. — Produits des droits d'lsage.

Gibier évalué avant la chasse à M 6, R)

Fruits sanvaf^es évalués avant la récolte à ( :(>. F)

Bois (7,232 kil.) évalué sur pied à .- (1(5, G)

Art. 3. — Objets et services alloués.

Remise (dans les cas ordinaires, O^GO par 100 kil.) sur le prix marchand do 1,9S0 ki).

de blé acheté du patron {1^

Instruction des enfants donnée aux frais du patron : dépt^nse moyenne par famille.. .

Secours médicaux donnés aux frais du patron : dépense moyenne par lamille

Remise (en cas de disette) sdt le prix marcthand de 1,9S0 kil. de blé achetés du patron :

montant quelquefois à 4'' 10 par lOLt kil., et équivalant à une subvention moyenne

annuelle de

Pension allouée aux vieillards, aux veuves, aux ori)helins : di-poiiso uiuycnne du

patron par famille d'ouvriers

Total des produits d^'s subventions.

Page 1